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Économie montréalaise : les candidats à la mairie ciblent le transport

Written By Unknown on Selasa, 22 Oktober 2013 | 16.20

Le reportage de François Cormier

Le thème du transport, surtout collectif, a dominé le débat à saveur économique qui a opposé lundi les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal.

Animé par Gérald Fillion devant des centaines de personnes réunies au Palais des congrès, le débat a permis à Richard Bergeron (Projet Montréal), Denis Coderre (Équipe Denis Coderre), Marcel Côté (Coalition Montréal - Marcel Côté) et Mélanie Joly (Le Vrai changement pour Montréal - Groupe Mélanie Joly) de confronter leurs idées.

Ce sont les transports collectifs qui ont donné lieu aux échanges les plus vifs. Tandis que Marcel Côté promettait une navette vers l'aéroport Montréal-Trudeau en moins de 30 minutes, Richard Bergeron lui a rappelé qu'une voie réservée était déjà en cours d'aménagement pour accélérer le trajet de la ligne d'autobus 747. « Informez-vous, M. Côté! » a lancé le chef de Projet Montréal.

M. Bergeron a affirmé que le gouvernement du Québec devait investir dans le transport sur l'île de Montréal, soutenant qu'il allait le rappeler à l'ordre. Accusant le chef de Projet Montréal d'être un « dogmatique », Denis Coderre a soutenu qu'il miserait d'abord sur l'efficacité du réseau existant, donnant l'exemple de sa fille qui aurait de la difficulté à circuler en métro à l'heure de pointe matinale.

Enfin, Mélanie Joly a chiffré les coûts de sa promesse de 130 km de service rapide par bus (SRB) en huit ans à quelque 900 millions de dollars, soit 7 millions de dollars du kilomètre. À titre comparatif, les coûts estimés du SRB sur le boulevard Pie-IX, dans l'est de Montréal, sont de 30 millions du kilomètre.

Déclarations à retenir

Denis Coderre s'est dit en faveur du projet de la compagnie Enbridge d'inverser le flux de sa canalisation 9B entre North Westover, en Ontario, et Montréal, qui a fait l'objet d'audiences publiques au cours des dernières semaines.

Mélanie Joly estime que la Ville de Montréal devrait disposer d'un droit de lock-out pour lui donner un levier de négociations face à ses employés municipaux, dans le dossier des régimes de retraite. Marcel Côté a rétorqué que les syndicats étaient d'accord avec un mode de financement paritaire, sans conflit ou moyen de pression.

Au sujet des moyens d'améliorer la situation économique de Montréal, Mélanie Joly a semblé répondre à l'argument de Richard Bergeron au sujet de l'exode des familles montréalaises vers la banlieue en affirmant qu'il fallait revoir le financement de la métropole et « arrêter d'être un junkie du foncier », même si elle promet elle-même d'amener 30 000 familles sur l'île.

Prenant la balle au bond, Marcel Côté a mentionné que Montréal avait les « taxes d'affaires les plus élevées du Canada ». Il a souligné que 80 % de l'industrie aérospatiale était située en banlieue de la métropole.

M. Côté a affirmé qu'il y avait beaucoup de terrains industriels à développer dans l'est de Montréal.

Répondant en tant que « gars de Montréal-Nord », Denis Coderre, ancien député fédéral de Bourassa, a dit qu'il fallait diversifier l'économie et miser sur l'apport des immigrants. Mme Joly a conclu en disant que ce n'était pas le maire de Montréal qui faisait du développement économique, mais qu'il fallait qu'il mette en place un climat favorable à l'investissement.

L'économie à Montréal
  • 35 % du PIB du Québec
  • 21 % de la population
  • 36 % des exportations
  • 87 % des immigrants

10 % de chômage

Gouvernance et économie

Tous les candidats promettent de simplifier les structures de la Ville de Montréal. Richard Bergeron a laissé entendre qu'il n'y aurait plus « 20 directeurs de sports et loisirs », tandis que Denis Coderre a promis moins de sous-traitance.

Par ailleurs, Marcel Côté estime qu'il faut une stratégie pour renforcer le pouvoir de négociation de Montréal face à Québec. « Il faut que Montréal s'allie à la banlieue », a-t-il dit. Mélanie Joly a promis quant à elle de rencontrer les représentants des régions du Québec pour leur expliquer l'importance de Montréal pour eux.

Pour sa part, Richard Bergeron a promis que « pour une fois, avec moi, les Montréalais auront un ardent défenseur des Montréalais », soulignant qu'il n'avait pas de lien avec une formation politique provinciale ou fédérale.

Organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le débat visait à permettre aux gens d'affaires et aux citoyens de se faire une idée plus précise du programme des partis en matière économique. Le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, avait demandé aux candidats de « se chamailler un peu » pour l'occasion.

  • Le débat est rediffusé sur les ondes de RDI à 23 h

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Selon un sondage CROP commandé par Radio-Canada, mené auprès de 1001 internautes montréalais du 11 au 15 octobre, la croissance économique et la création d'emplois arrivent en deuxième position des principaux enjeux auxquels la nouvelle administration devrait s'attaquer.

Les casseroles du FRAPRU

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a accueilli les candidats à leur arrivée au Palais des congrès avec des casseroles et des sifflets. Le groupe de défense des locataires leur reproche d'avoir refusé son invitation à débattre de la question du droit au logement. Le FRAPRU rappelle que les deux tiers des Montréalais sont locataires, et que 40 % d'entre eux doivent consacrer plus de 30 % de leur revenu pour se loger.


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Municipales 2013 - Calgary : Naheed Nenshi reporté au pouvoir

Naheed Nenshi a été réélu confortablement maire de Calgary, lundi, se démarquant devant huit autres concurrents au terme d'élections municipales au faible taux de participation.

Le maire sortant est reporté au pouvoir après un premier mandat au bilan plutôt convaincant. Aux élections d'octobre 2010, Naheed Nenshi a commencé comme un inconnu pour finir par s'imposer brillamment. Cette fois, aucun adversaire n'a pu faire le poids devant sa popularité qui a notamment été moussée par sa gestion des inondations du mois de juin.

Dans son discours de victoire, Naheed Nenshi a affirmé que les Calgariens ont voté pour avoir des quartiers vivants plutôt que des banlieues qui n'en finissent pas. Il a par ailleurs salué la victoire de Don Iveson à la tête d'Edmonton.

« Don Iveson est un homme brillant. Je veux travailler avec lui dans le cadre du projet d'une charte des grandes villes », a dit le maire de Calgary.

Le plus proche rival de M. Nenshi aux élections de lundi, l'ex-conseiller et l'ex-député Jon Lord s'est de son côté félicité d'avoir fait passer son message en faveur d'une baisse de taxe et d'une plus grande imputabilité.

Passer à l'action

Pendant sa campagne électorale, M. Nenshi a promis de combattre ce qu'il a appelé les subventions à l'industrie de l'immobilier qui selon lui auraient entraîné une dette de 1,5 milliard de dollars dans les coffres de Calgary. Il a également fait campagne sur le thème de la continuité et de la bonne gouvernance en expliquant qu'il avait réussi à mobiliser les services municipaux pour répondre aux besoins des résidents.

Naheed Nenshi a promis de poursuivre les efforts de reconstruction et de rénovation du transport.

Dans un geste inusité dans cette ville qui fonctionne sans système de partis, le candidat Nenshi avait offert son appui officiel à tout conseiller municipal qui se portait à nouveau candidat. La geste, critiqué par certains comme étant antidémocratique, était selon le maire une manière de marquer le bon travail accompli par le conseil municipal ces trois dernières années.

Le maire Nenshi aura vraisemblement à composer avec un conseil municipal similaire à celui qu'il a eu en 2010. Seuls 2 des 14 conseillers auront choisi de ne pas se représenter, soit Dale Hodges et Gord Lowe.

Les nouveaux élus seront en poste pendant les quatre prochaines années, comme le demande le changement législatif adopté en 2012.

Configuration du nouveau conseil municipal (résultats partiels à 23h30 mercredi)
  • Chris Harper en avance sur Ward Sutherland, quartier 1
  • Joe Magliocca en avance sur Shawn Douglas Ripley, quartier 2
  • Jim Stevenson, quartier 3 ÉLU
  • Sean Chu en avance sur Gael MacLeod, quartier 4
  • Ray Jones, quartier 5 ÉLU
  • Richard Pootmans, quartier 6 ÉLU
  • Druh Farrell, quartier 7 ÉLU
  • Evan Wholley en avance sur John Mar, quartier 8
  • Gian-Carlo Carra, quartier 9 ÉLU
  • Andre Chabot, quartier 10 ÉLU
  • Brian Pincott, quartier 11 ÉLU
  • Shane Keating, quartier 12 ÉLU
  • Diane Colley-Urguhart, quartier 13 ÉLU
  • Peter Demong, quartier 14 ÉLU

Participation  faible

Comme anticipé, le taux de participation aux élections de lundi est demeurée faible. Vers 18 h, seulement 22,2 % des électeurs s'étaient déplacés aux bureaux de vote.

Le ton a été donné lors du vote par anticipation, le taux étant passé de 6,34 % à 4,09 %.

Qui est Naheed Nenshi?

Élu une première fois maire de Calgary en 2010, Naheed Nenshi est ainsi devenu le premier maire musulman d'une grande ville nord-américaine.

Né à Calgary, Naheed Nenshi a étudié à l'Université de Calgary au baccalauréat en commerce. Il a d'ailleurs présidé l'association étudiante de l'établissement. Il est aussi détenteur d'une maîtrise en politiques publiques de l'Université Harvard.

M. Nenshi a travaillé pendant plusieurs années comme consultant pour la firme McKinsey. Par la suite, il a fondé sa firme de consultation et enseigné pendant six ans la gestion des organisations sans but lucratif à l'Université Mount Royal.

Le 36e maire de Calgary s'est impliqué dans plusieurs organismes, dont le centre des arts Epcor, la Calgary Foundation et l'organisme United Way.


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Les pompiers australiens tentent d’éviter le pire

Les pompiers australiens tentaient désespérément de contenir une série d'incendies géants qui continuaient à progresser, mardi, dans l'ouest de Sydney, alors que les températures et le vent devraient remonter mercredi.

Plus de 200 maisons et 120 000 hectares de forêts ont été détruits depuis jeudi en Nouvelle-Galles-du-Sud, où l'état d'urgence a été décrété.

Les incendies ont aussi fait une victime, un homme d'une soixantaine d'années qui aurait succombé à une crise cardiaque en tentant de sauver sa maison des flammes.

Une soixantaine de foyers étaient encore répertoriés mardi, le plus grand et le plus dangereux se situant dans les Montagnes bleues, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Sydney.

Des milliers de pompiers sont mobilisés, appuyés par des centaines de camions et 90 avions, mais les soldats du feu ne sont pour l'instant pas parvenus à arrêter les flammes, attisées par les vents violents dans des forêts d'eucalyptus très sèches en raison des températures élevées de l'hiver austral.

Le terrain est en outre très difficilement praticable dans les Montagnes bleues, ce qui contraint les autorités à envisager le « pire scénario » si les conditions météorologiques sont aussi mauvaises qu'annoncées mercredi.

En 2009, les incendies du « Samedi noir » avaient fait 173 morts dans l'État de Victoria.

Reuters


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Autochtones: le Canada devant «une crise», dit le rapporteur de l'ONU

Le Canada fait face à une crise en ce qui concerne les questions autochtones, et ce malgré des années d'efforts pour surmonter les tensions et régler les problèmes sociaux, a déclaré, lundi, un rapporteur spécial des Nations unies qui a récemment visité le pays.

James Anaya, un envoyé spécial de l'ONU sur les droits des Autochtones, affirme que le Canada n'a pas réduit les disparités sociales entre les Autochtones et les autres Canadiens au cours des dernières années. Selon lui, les disputes à propos du territoire et des ressources naturelles continuent d'alimenter les tensions et le sentiment de méfiance.

Parmi ces frictions, on retrouve les récentes manifestations contre l'exploration des gaz de schiste dans l'est du Nouveau-Brunswick, à laquelle s'oppose la Première Nation Elsipogtog. Ces manifestations ont pris une tournure violente, la semaine dernière, lorsque la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a décidé de faire respecter une injonction pour mettre fin au blocage des activités de tests sismiques par la compagnie SWN Resources. Six véhicules de police ont été incendiés et 40 personnes ont été arrêtées.

M. Anaya a dit n'avoir aucune connaissance directe des violences, survenues après sa visite, mais il a qualifié le tout de « manifestation de cette frustration [liée aux] problèmes non résolus ».

« Il y a une crise au Canada en ce qui concerne les problèmes autochtones, et ce malgré d'importants développements au Canada au cours des dernières décennies », a dit le rapporteur spécial lors d'une conférence de presse.

Dans une déclaration suivant sa visite au Canada, M. Anaya a affirmé que les peuples autochtones vivaient dans des conditions semblables à celles de pays bien plus pauvres.

Le rapporteur, qui doit présenter un rapport complet devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, a plusieurs recommandations pour le gouvernement canadien.

Associated Press

La Presse Canadienne


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Alberta : des dizaines de personnes évacuées à la suite d'un déraillement

Written By Unknown on Minggu, 20 Oktober 2013 | 16.20

Les précisions de Jonathan Lavoie

Un train du Canadien National (CN) transportant du pétrole a déraillé samedi matin dans le village de Gainford, à 80 kilomètres à l'ouest d'Edmonton, forçant l'évacuation du secteur. Les pompiers attendaient en fin de journée que le brasier provoqué par l'accident s'éteigne avant de poursuivre leur intervention sur le site.

Sur les 13 wagons qui ont déraillé, 3 ont explosé. Ils contenaient du gaz de pétrole liquéfié, selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

L'accident est survenu vers 1 h du matin, heure locale, sur la voie ferrée longeant l'autoroute 16 (route Yellowhead), qui devrait être fermée les 24 à 48 prochaines heures.

Personne n'a été blessé.

Bien qu'aucune des propriétés avoisinantes n'ait subi de dégât, le secteur a été placé sous l'état d'urgence et l'ensemble de la population de la localité de Gainford, qui compte une centaine d'habitants a été évacué, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) par mesure de précaution.

Les résidents habitant dans un rayon de deux kilomètres du site de la catastrophe ont également été évacués. Ils sont hébergés au centre communautaire Entwistle situé à une vingtaine de kilomètres du lieu du déraillement.

Environ 55 membres de la GRC d'Evansburg ont été dépêchés sur place pour travailler avec les équipes du Canadien National et du BST. Des équipes de pompiers des comtés Parkland et Yellowhead ainsi que des experts techniques en matières dangereuses venus d'Edmonton ont également été appelés en renfort.

Les résidents de la zone d'évacuation ont reçu l'ordre de rester à l'extérieur des maisons situées dans la zone d'évacuation pendant au moins 24 heures. Rien n'indique quand l'autoroute 16, jusqu'ici fermée, sera rouverte.

Précisions des autorités

Le CN a présenté ses excuses aux résidents de Gainford et promis d'assumer les coûts de l'accident et du nettoyage du site lors d'un point de presse auquel s'est jointe la ministre albertaine de l'Environnement, Diana McQueen, samedi soir.

Les autorités ont également souligné que la voie ferrée avait été inspectée en septembre et jeudi dernier sans qu'aucun problème ne soit détecté. La cause du déraillement demeure donc inconnue pour l'instant. Il semble que le train roulait à 35 km/h au moment du déraillement.

Alberta Environnement a pour sa part indiqué qu'aucun plan d'eau n'avait été contaminé et que la qualité de l'air n'avait pas été compromise.

Greenpeace rejette la faute sur Ottawa

Alors qu'il est encore trop tôt pour estimer les dégâts causés par le déraillement, un porte-parole de Greenpeace Canada a déjà rejeté la faute sur le gouvernement de Stephen Harper, estimant qu'il avait mis en danger la vie des Canadiens.

« Ce type de désastre deviendra la norme au Canada à moins que le gouvernement fédéral ne prenne des mesures plus efficaces pour améliorer la sécurité du transport du pétrole », a déclaré Mike Hudema, porte-parole de l'organisme écologique.

« La vérité, c'est que le gouvernement Harper est tellement devenu la marionnette de l'industrie du pétrole qu'il a failli dans son devoir de protéger ses communautés et son environnement », ajoute-t-il.

L'accident n'est pas sans rappeler la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, en Estrie, l'été dernier, qui a fait 47 victimes. Un train transportant du pétrole brut a déraillé dans la nuit du 5 au 6 juillet, provoquant une série de violentes explosions. La boule de feu a dévasté une partie du centre-ville.


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Predators 2 - Canadien 1 - Une défaite, deux pertes

Une défaite, deux pertes

La semaine ne pouvait pas se terminer assez vite pour le Canadien, pas tant pour les résultats sur la glace que pour la congestion à l'infirmerie.

Les Predators de Nashville (4-3-1) ont arrêté à quatre la séquence de victoires du Canadien (5-3-0) en l'emportant 2-1, samedi, à Montréal.

Mais au-delà du résultat, on retiendra surtout de ce match que deux autres vétérans à l'attaque sont tombés au combat, après Max Pacioretty mardi. Daniel Brière est entré en collision avec Eric Nystrom et a subi une commotion cérébrale, tandis que Brandon Prust a chuté lourdement dans la bande. Le Canadien parle d'une blessure au haut du corps dans son cas, avec réévaluation quotidienne.

« On peut se débrouiller pendant un match, mais on va le ressentir à long terme, a indiqué l'attaquant Lars Eller. On a besoin de tout le monde. C'est à souhaiter que d'autres joueurs puissent profiter de leur chance. »

« Je pense que c'est un accident, je ne pense pas que le joueur de Nashville visait la tête », a indiqué l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien, au sujet de la blessure à Brière.

Pour Brière, il s'agit d'une troisième commotion cérébrale au cours des trois dernières saisons. En raison du protocole relié aux commotions, il devrait minimalement rater les deux ou trois prochains matchs. Comme le Tricolore ne comptait que 12 attaquants en santé avant la rencontre, il faut s'attendre à un ou des rappels des Bulldogs de Hamilton.

Jones, qui d'autre?

Seth Jones a donné la victoire aux Predators en marquant avec 87 secondes à écouler au match. Le défenseur recrue s'est démarqué de Travis Moen pour déjouer Carey Price, sur le 37e tir des visiteurs. Quelques secondes avant le but, Moen avait également perdu la rondelle le long de la rampe.

« C'était une erreur de couverture, c'est assez simple », a lancé Therrien, sans nommer de nom.

Dans le vestiaire adverse, on n'en avait que pour l'auteur du but gagnant. En plus de sa réussite, Jones a passé 27 min 29 s sur la patinoire, et l'unique filet du CH a été marqué pendant qu'il était bien assis au banc. Il a donc ramené une fiche de +1.

« Tout le monde a vu ce soir quel genre de joueur il est, a indiqué le gardien vainqueur, Pekka Rinne. Il est jeune et il est tout de même capable d'utiliser ses forces, de transporter la rondelle et de déjouer les joueurs adverses. C'est beau à voir. »

Pour un athlète de 19 ans, qui dispute seulement son huitième match dans la Ligue nationale, il faut tout de même une certaine dose d'audace - et de confiance - pour se porter à l'attaque quand l'égalité persiste aussi tard dans un match.

« J'ai vu que l'attaquant avait le dos tourné et c'était mon feu vert. Nos joueurs sont capables de faire des jeux. C'était une belle passe et Hornqvist a tassé le joueur devant le filet. »

Décision controversée

Un but refusé à Eller a fait longuement jaser dans l'entourage du Canadien. Dès la deuxième minute du dernier tiers, le Danois croyait bien avoir marqué lors d'une mêlée devant Rinne, d'autant plus que l'arbitre derrière le filet a signifié qu'il y avait but.

Il a toutefois consulté ses trois collègues, en plus de faire appel à la reprise vidéo, pour finalement changer la décision.

« La rondelle avait franchi la ligne rouge, le gant de Rinne était par-dessus, donc techniquement, on ne pouvait pas voir la rondelle, a assuré Eller. Mais si elle n'est pas à l'extérieur de la ligne, elle doit être à l'intérieur. Mais les règles sont les règles. Dans ma tête, la rondelle avait franchi la ligne rouge pendant au moins une seconde. »

« La rondelle était près de mon coude, je savais que ce n'était pas un but, a pour sa part jugé Rinne. Mais en voyant l'arbitre pointer le but, j'étais nerveux, je me demandais ce qu'il avait bien pu voir. »

Shea Weber, en avantage numérique, a inscrit les visiteurs au pointage. Le tir du défenseur vedette a dévié sur Josh Gorges pour battre Price.

Brendan Gallagher a créé l'égalité en période médiane. Le petit ailier a bondi sur une rondelle libre pendant une mêlée devant Rinne. Eller avait réalisé une manœuvre habile pour transporter la rondelle près du gardien adverse.

Sur le jeu, la recrue Michaël Bournival a obtenu sa première passe dans la Ligue nationale. Il a connu une deuxième bonne sortie de suite, après avoir enfilé son premier but jeudi.

L'histoire se répète, mais le trio d'Eller, Gallagher et Alex Galchenyuk a une fois de plus été le meilleur des Montréalais, avec 14 des 29 tirs de l'équipe et une pléthore de chances de marquer. Avec les blessés qui s'accumulent, Therrien devrait avoir la chance de jongler avec ses autres unités, et peut-être les relancer.

À noter

  • Le Canadien a annoncé, quelques minutes avant le début du match, le renvoi du défenseur Nathan Beaulieu à Hamilton. Il avait tout de même participé à l'échauffement d'avant-match.
  • Blessé au bas du corps, l'attaquant Mike Fisher était absent du côté des Predators.

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Manifestations contre l'austérité en Italie et au Portugal

Des dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté samedi à Rome contre le chômage, les coupes budgétaires et des projets gouvernementaux.

L'événement a donné lieu à des affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants, malgré une surveillance policière accrue. Selon les organisateurs, 70 000 personnes étaient sur place lors du défilé qui est parti de la place Saint-Jean de Latran, dans le sud de la ville, traversant le centre de la capitale quasi désert. De leur côté, la police a affirmé qu'ils étaient plutôt 50 000.

« On proteste contre une austérité qui met le pays à genoux », a expliqué Piero Bernocchi, du syndicat autonome Cobas. Pour lui, l'austérité n'a pas atteint son but, soit de réduire la dette, alors que « la classe politique continue avec ses privilèges. »

Ces manifestants regroupaient autant des militants des droits des immigrés ou du droit au logement, que des opposants au projet de TGV Lyon-Turin, les « No-Tav » (Train à Grande Vitesse).

Une centaine de manifestants au visage masqué ont incendié des poubelles devant le ministère des Finances et d'autres ont détruit à coups de pierres la vitrine d'une agence de la banque Unicredit. Des bombes fumigènes, des œufs et des bouteilles ont aussi été lancés.

Au total, quinze personnes ont été interpellées et deux policiers ont été blessés lors de ces affrontements, ont fait savoir les policiers. Les autorités ont saisi des chaînes, des casques, des battes de baseball et un couteau.

« Nous avons le droit de nous loger comme les Italiens. On verse des larmes de crocodile sur les morts de Lampedusa et on nous laisse à la rue. » — Aboubakar Soumahoro, un manifestant

Pour prévenir des incidents aussi violents qu'en 2011 lors d'une manifestation à Rome pour la journée mondiale des « indignés », entre 3 000 et 4 000 membres des forces de l'ordre ont été déployés. De nombreux heurts s'étaient produits aussi lors des manifestations des « No-Tav » dans le nord de l'Italie.

Selon les médias, les manifestants désirent occuper des immeubles et des hôtels pour faire entendre leur mécontentement concernant le manque de logements pour les familles démunies, frappées par la récession, la plus longue que le pays ait connue depuis l'après-guerre.

Taux de chômage

Le taux de chômage a atteint 12,2 % de la population active en août en Italie. Il s'agit du taux le plus élevé depuis la création des statistiques du chômage, tant mensuelles (2004) que trimestrielles (1977).

Vendredi, quelques manifestants avaient passé la nuit à camper sur la grande place de la basilique Saint-Jean-de-Latran, faisant suite à une manifestation syndicale accompagnée d'une grève des transports.

Le Portugal contre la rigueur

Au même moment à Lisbonne, des milliers de manifestants se sont prononcés contre les mesures de rigueur mises en place par le gouvernement, qui touchent les salaires et les retraites.

Les manifestants ont réclamé la démission du gouvernement et ont demandé à la Cour constitutionnelle de rejeter le projet de budget pour 2014. Le projet a été élaboré selon les exigences de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) en échange de la poursuite d'aide internationale.

Une nouvelle manifestation a été appelée par le dirigeant de la General Confederation of the Portuguese Workers (CGTP), soit le premier syndicat du pays qui regroupe 750 000 travailleurs. Armenio Carlos veut de cette façon demander des élections anticipées et la fin de l'austérité.

« Il faut se battre pour que certaines mesures du projet de budget soient déclarées contraires à la Constitution. » — Armenio Carlos, dirigeant du CGTP 

Des milliers de personnes se sont réunies samedi à Porto, la deuxième ville du pays, donnant ainsi de l'ampleur au mouvement antirigueur. 


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Québec défend son droit à l'autodétermination

Le gouvernement Marois fera connaître dimanche matin sa réaction face à la décision d'Ottawa de contester devant les tribunaux la loi provinciale qui stipule qu'une majorité de « 50 % + 1 » dans un référendum sur la souveraineté du Québec serait suffisante pour enclencher le processus menant à l'indépendance.

La requête a été déposée en toute discrétion, mercredi, alors que tous les yeux étaient tournés vers Ottawa pour le discours du Trône. Elle a été rendue publique vendredi par le magazine Maclean's.

Ottawa a décidé d'intervenir dans ce dossier dans le cadre d'une cause pilotée par Keith Henderson, qui a dirigé le Parti égalité de 1993 à 2003. Elle sera entendue quelque part en 2014.

Le procureur général du Canada conteste plusieurs aspects de la loi 99, adoptée par le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard en 2000 en réaction à la « loi sur la clarté » du gouvernement libéral de Jean Chrétien. La requête demande notamment au tribunal d'écarter le passage affirmant qu'un résultat de 50 % plus une voix serait suffisant pour déclarer l'indépendance du Québec.

C'est la première fois que le gouvernement de Stephen Harper s'engage sur le front constitutionnel depuis 2006. Cette année-là, le premier ministre avait fait adopter une motion reconnaissant que les « Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni ».

Réactions épidermiques à Québec

Samedi, le ministre québécois délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, a affirmé sur Twitter qu'il était « désolant » que « le fédéral tente à nouveau de nier aux Québécois le droit de disposer seul de son avenir politique ».

Les chefs des autres formations politiques représentés à l'Assemblée nationale ont aussi dénoncé la démarche du fédéral sur les réseaux sociaux.

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a écrit : « L'avenir de notre peuple sera toujours décidé par les Québécoises et les Québécois. »

Son homologue caquiste, François Legault, a également dénoncé une « intrusion du gouvernement fédéral dans le processus démocratique au Québec ».

La coporte-parole de Québec solidaire Françoise David a quant à elle qualifié « d'inaliénable » le droit du peuple québécois à décider de son avenir politique.

Les conservateurs isolés sur la question

Pour le NPD, les conservateurs ont abandonné le Québec et se permettent d'y jouer les fauteurs de troubles. « Ça dit très clairement que les conservateurs ont laissé tomber le Québec depuis longtemps et ça (montre) la faiblesse de la députation conservatrice québécoise au sein du cabinet et au sein de ce parti-là », a estimé le député néo-démocrate Robert Aubin, samedi, à Trois-Rivières.

De son côté, le Bloc québécois dénonce le geste d'Ottawa qui veut « nier encore une fois le droit à l'autodétermination de la nation québécoise ».

Son chef, Daniel Paillé, y voit une contradiction avec la motion du gouvernement canadien adoptée en 2006. « Si on est une nation, comment se fait-il qu'une autre nation, la nation canadienne, va dire à la nation québécoise, ''vous, vous êtes inférieurs. Si vous décidez par référendum d'obtenir votre souveraineté, comme tous les autres pays aux Nations unies, on n'est pas d'accord.'' Ça, j'appelle ça de la tutelle », a-t-il dit. 

Le lieutenant politique de Stephen Harper pour le Québec, Denis Lebel, a défendu son gouvernement de vouloir camoufler quelque chose. Il a affirmé sur les ondes de RDI que ce n'était pas le gouvernement du Canada qui avait choisi la journée de mercredi pour déposer les documents, rappelant que les conservateurs ne gèrent pas l'agenda de la Cour supérieure du Québec.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le bureau du premier ministre a ajouté n'avoir « aucune intention de rouvrir le débat constitutionnel ».


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Libre-échange Canada-UE : Québec donne son appui

Written By Unknown on Sabtu, 19 Oktober 2013 | 16.20

Le reportage de Mathieu Dion

Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, a déclaré vendredi que le Québec appuie l'entente de principe sur un Accord économique et commercial global, conclue vendredi entre le Canada et les 28 pays membres de l'Union européenne (UE).

Une entente que M. Marceau qualifie d'historique : « Il s'agit d'un accord majeur pour le Québec qui créera des milliers d'emplois et une hausse de nos exportations vers les 28 pays de l'Union européenne », a affirmé Nicolas Marceau. 

Parmi les bénéfices pour le Québec, tel qu'évalué par le gouvernement Marois, citons l'abolition des tarifs douaniers de l'Union européenne et du Canada sur les produits industriels, « dont 98 % des lignes tarifaires dès l'entrée en vigueur de l'accord », selon le gouvernement du Québec.

De plus, le gouvernement du Québec affirme avoir obtenu, du gouvernement fédéral, des garanties fermes pour les producteurs laitiers et de fromages du Québec. Les compensations qu'obtiendront éventuellement les producteurs de lait et de fromages n'ont pas été détaillées par le ministre Marceau.

Pour Nicolas Marceau, le Québec profitera de gains significatifs les secteurs suivants :

  • aluminium;
  • véhicules récréatifs;
  • produits pétrochimiques et chimiques;
  • bois sciés;
  • maisons mobiles;
  • pièces automobiles;
  • équipements de télécommunications et de pointe en optique;
  • produits alimentaires de transformation.

Les exclusions sont les suivantes :

  • santé et services sociaux;
  • éducation;
  • industries culturelles;
  • affaires autochtones;
  • achats stratégiques d'Hydro-Québec.

Un accord « important pour l'avenir du Québec », selon Philippe Couillard

Pour sa part, le chef du parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a salué cet accord, notant au passage que c'est son appartenance à la fédération canadienne qui permet au Québec d'en bénéficier. « On a réussi à préserver la gestion de l'offre, a déclaré M. Couillard en faisant référence à la production laitière et fromagère du Québec, et ça aussi c'est une conséquence positive de l'appartenance au Canada. »

Philippe Couillard se dit confiant que les producteurs québécois sauront faire face à la concurrence, compte tenu de la qualité de leurs produits.  « On est huit millions au Québec, si on disait toujours ça, on n'entrerait jamais en compétition avec qui que ce soit », a déclaré le chef libéral, rappelant que son prédécesseur, Jean Charest, avait milité pour la conclusion de cet accord.

La Coalition avenir Québec (CAQ) voit d'un bon oeil la conclusion de cette entente tout en manifestant des craintes pour les producteurs de lait et de fromages du Québec. 

« Il est important que le gouvernement péquiste s'assure que nos agriculteurs et producteurs obtiennent rapidement les compensations nécessaires du gouvernement fédéral pour contrebalancer l'arrivée prochaine de milliers de fromages européens dans nos supermarchés. » — Le critique en matière de commerce extérieur de la CAQ et député de La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec

Victoire pour le Québec, sauf sur le fromage, selon le négociateur pour le Québec

En entrevue à RDI Économie, le négociateur en chef pour le Québec dans les pourparlers de libre-échange, Pierre-Marc Johnson, affirme que la province a gagné sur plusieurs points avec cet accord, mais qu'il a perdu sur la question du fromage.

« Le gouvernement fédéral connaissait notre opposition. Mon mandat était de protéger la gestion de l'offre, y compris la question fromagère. Nous avons gagné sur le reste, mais pas sur le fromage. Nous avons été surpris à la fin de voir des négociations que les quotas [de fromage sur le marché canadien] avaient doublé », a-t-il dit.

« Les quotas en place étaient ceux de 1995, mais la consommation a augmenté. Mais doubler les quotas, c'est plus de fromage sur le marché que la simple augmentation de la consommation », poursuit-il.

« C'est pour ça que devant le fait accompli, Québec demande au fédéral de s'engager sur la compensation complète à l'égard des producteurs, s'il devait y avoir un effet sur eux. »

M. Johnson se dit persuadé que les agriculteurs trouveront un compromis avec le fédéral sur cette question

« Nous avons deux ans pour le voir. Il y aura des querelles idéologiques en cour de route. Le monde agricole est très solidaire chez nous, et très raffiné, intelligent dans sa réflexion. Il y aura des négociations entre le fédéral et les agriculteurs. Je suis sûr que les agriculteurs trouveront des solutions satisfaisantes. »

Il rappelle par ailleurs que plusieurs secteurs industriels québécois, comme ceux de l'aluminium, de l'électronique ou du bois, auront désormais accès sans tarif au marché européen, ce qui représente une grande victoire, selon lui.

L'entente de principe fait des heureux, mais aussi des mécontents

Parmi les voix qui se prononcent pour cette entente figure celle du Conseil du patronat du Québec, qui salue avec enthousiasme la conclusion de l'accord Canada-UE.

Cet accord de libre-échange avec le Canada est le premier signé par l'UE avec un pays du G8 et, selon le Conseil du patronat, il procurera un avantage unique au Québec « puisque seules les entreprises canadiennes auront un accès privilégié au marché européen ». Le Conseil du patronat du Québec rappelle que l'Union européenne est le deuxième partenaire commercial en importance du Québec.

Pour l'Association des produits forestiers du Canada (APFC) la conclusion de l'entente donnera lieu « à l'élimination de quotas et de tarifs douaniers allant jusqu'à 10 % sur les importations de panneaux à base de bois ». Une bonne nouvelle, donc, pour ce secteur, qui tente de diversifier ses exportations au-delà des États-Unis et pour lequel l'Europe est le troisième marché en importance à l'échelle internationale.

La Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) accueille aussi favorablement l'accord. Elle espère que l'accord Canada-UE amoindrira les difficultés suivantes pour ses 109 000 membres :

  • la fluctuation de la valeur du dollar canadien;
  • les coûts liés à la vente ou à l'achat de produits et services étrangers;
  • les tarifs et droits de douane élevés;
  • la variation des règles et des normes entre les pays.

Du côté de l'Alliance canadienne du commerce agroalimentaire (ACCAA), on se réjouit de la conclusion de l'accord, qui constitue, selon l'Alliance,« la plus importante initiative de libéralisation du commerce du Canada depuis l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ». Au Canada, neuf fermes sur dix dépendent des exportations, ce qui représente 210 000 fermes, d'après des données publiées par l'ACCAA.

Jeudi, des producteurs bovins de l'Ouest canadien se sont dits heureux de voir s'ouvrir à eux de nouveaux marchés.

À Terre-Neuve et Labrador, on se réjouit puisqu'à l'heure actuelle, l'industrie des pêches paie de 25 à 30 millions de dollars, chaque année, pour vendre ses produits en Europe. En vertu de l'entente, ce frein à l'exportation sera vraisemblablement retiré. 

Vives inquiétudes du côté des producteurs laitiers et de fromages

Des fabricants de fromages fins du Québec craignent de ne pas pouvoir affronter la concurrence des producteurs de France, notamment, qui reçoivent une aide généreuse de l'État et dont les normes sanitaires sont plus permissives que celles en vigueur de ce côté-ci de l'Atlantique. Le ministre de l'Agriculture du Québec, François Gendron, s'est dit passablement déçu, parlant des « inconvénients réels » qu'entraînera l'accord pour les fromagers artisans québécois et les transformateurs. « Ça va à l'encontre de ce qu'on a demandé », a déclaré M. Gendron.

En Ontario, les inquiétudes sont vives du côté des petits producteurs de fromage, de même que parmi les membres de l'Union des cultivateurs franco-ontariens, qui redoutent de se faire couper l'herbe sous le pied par leurs concurrents européens.

Dans l'industrie automobile, les analystes formulent des opinions divergentes, relativement à l'impact qu'aura l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. L'accord stipule que 100 000 véhicules pourront désormais être vendus de l'autre côté de l'Atlantique, sans aucuns frais de douane. L'année dernière, le Canada en a exporté 13 000.

Méfiance en France

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur de la France, estime que l'accord Canada-UE pourra s'avérer bénéfique pour les entreprises françaises. La ministre française espère notamment que l'accord protégera la propriété intellectuelle en matière de brevets pharmaceutiques. Toutefois, Nicole Bricq se dit préoccupée des conséquences de l'accord sur l'élevage européen de boeuf et de porc, qui connaît « une grave crise en France et en Europe », affirme la ministre française par voie de communiqué.

«  J'attends (...) de la Commission [européenne] la confirmation que cet accord, notamment dans son volet agricole, ne servira pas de précédent pour la négociation qui s'engage avec les États-Unis. » — Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur de la France

En juillet, l'Union européenne et les États-Unis ont engagé des négociations en vue d'en arriver à un accord de libre-échange.

La litigieuse question des brevets pharmaceutiques

Jim Keon, président de l'Association canadienne du médicament générique (ACMG), affirme que l'entente ne rendra pas les médicaments génériques accessibles plus rapidement au Canada. Ces délais, soutient M. Keon, accroîtront les coûts liés à la santé pour les provinces, de même que pour les employeurs qui financent les régimes d'assurance-médicaments de leurs employés ainsi que pour les Canadiens qui paient de leur poche leurs médicaments.

Les Canadiens ont accepté de renforcer leurs normes de propriété intellectuelle, ce qui devrait avantager les entreprises pharmaceutiques européennes. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a reconnu que cette décision va alourdir la facture du système de santé canadien.


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La Cour d'appel rejette une requête de la FTQ concernant l'écoute électronique

Les explications d'Isabelle Richer

La Cour d'appel a rejeté, vendredi, une requête visant à empêcher la Commission Charbonneau d'utiliser l'écoute électronique impliquant notamment le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Le juge Allan Hilton s'est rangé derrière l'argument voulant que le refus d'accorder un sursis n'empêcherait pas la Cour supérieure de se prononcer sur le fond de la question.

Me Jean-Claude Hébert, qui représente M. Arsenault, le Fonds de solidarité de la FTQ et Guy Gionet, un administrateur relié au Fonds, demandait la permission d'en appeler de la décision rendue la semaine dernière par la Cour supérieure qui avait permis l'utilisation de l'écoute électronique par la commission Charbonneau en attendant que le tribunal se prononce sur le fond de la question.

Ultimement, Me Hébert espère toujours convaincre la Cour supérieure que la commission n'a pas le droit d'utiliser cette preuve.

La Cour supérieure doit entendre ce débat les 28 et 29 octobre prochain, mais Jean-Claude Hébert soutenait que la décision de la juge Geneviève Marcotte de permettre la diffusion des enregistrements par la commission entre-temps pourrait causer un préjudice irréparable à ses clients.

Le procureur de la commission Charbonneau, Me Simon Tremblay, s'est dit très satisfait à la sortie de l'audience. Il a noté que même si le fond de la question sera débattu rapidement, une décision pourrait prendre du temps à venir.

« Les juges ont quand même six mois pour prendre leur décision et on ne commencera pas à dire à un juge de rendre sa décision dans un délai x ou y », a-t-il dit.

Puisque la commission entend se servir de l'écoute électronique dans d'autres dossiers que celui du Fonds de solidarité et de M. Arsenault et qu'elle est soumise à un délai pour le dépôt de son rapport, Me Tremblay a fait valoir qu'un sursis aurait pu causer des difficultés énormes à la commission Charbonneau.

« Pour la suite, ç'aurait pu aussi créer un dangereux précédent, ce dont on n'a pas les moyens temporels de prendre dans les circonstances », a dit le procureur.

Les audiences publiques de la commission Charbonneau doivent reprendre le 28 octobre.

La Presse Canadienne


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