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Milioto a tenté d'extorquer 150 000 $ à IPEX, dit Cadotte

Written By Unknown on Jumat, 23 November 2012 | 16.20

Michel Cadotte, directeur des ventes pour la division municipale d'IPEX, a soutenu à la commission Charbonneau que Nicolo Milioto a tenté en 2006 de lui extorquer, en vain, quelque 150 000 $ pour l'aider à placer ses tuyaux à la Ville de Montréal.

M. Cadotte a dit qu'il avait tenté sans succès, jusqu'à cette époque, d'intéresser la Ville à ses tuyaux TerraBrute dans ses contrats jusqu'à ce qu'une rencontre avec le patron de Mivela Construction débloque la situation.

Et en effet, quelques semaines après la rencontre avec M. Milioto, celui qui était alors directeur de la réalisation des travaux à la Ville de Montréal, Robert Marcil, publie une directive dans laquelle il est écrit qu'en raison des problèmes rencontrés avec les tuyaux de fonte, leur utilisation est suspendue au profit du tuyau d'aqueduc de type PVC TerraBrute d'IPEX ou équivalent.

Seulement, par la suite, M. Milioto lui demande 150 000 $ en argent comptant pour récompenser trois personnes à la Ville de Montréal. M. Cadotte en parle alors à son patron qui lui dit n'avoir aucune intention de payer : « Michel, on paiera pas pour travailler, on travaille pas comme ça ». Il en informe M. Milioto.

Michel Cadotte dit qu'il s'est douté, après la rencontre avec Milioto, qu'IPEX n'allait plus vendre de tuyaux pour des contrats de la Ville de Montréal. Il ne sait pas qui étaient les trois personnes qu'il aurait dû récompenser, selon M. Milioto.

M. Cadotte dit qu'IPEX a vendu ailleurs au Canada les tuyaux qu'il pensait pouvoir placer dans des contrats de la Ville.

Il confirme par ailleurs avoir rencontré en janvier 2007 l'ex-ingénieur de la Ville de Montréal Gilles Surprenant pour comprendre ce qui se passait. Ce dernier lui a dit, comme l'a d'ailleurs rapporté M. Suprenant à la commission, qu'il ne pouvait rien faire pour lui.

M. Cadotte conclut en disant que, par la suite, IPEX a de nouveau, et encore en vain, relancé la Ville pour l'intéresser à ses tuyaux.

Les tuyaux d'IPEX écartés d'un chantier de Surprenant

Lors de son témoignage le 24 octobre dernier, l'ex-ingénieur à la Ville de Montréal, Gilles Surprenant, avait en effet mentionné le nom de M. Cadotte en lien avec un contrat réalisé en 2006.

Mais son interprétation des faits s'avère bien différente de celle livrée en commission ce jeudi par M. Cadotte.

Le contrat dont a parlé M. Surprenant, remporté par l'entrepreneur Bentech, nécessitait notamment la pose de conduites d'eau secondaires en fonte. Seulement, le fournisseur prévu a rencontré quelques difficultés techniques.

Elles ont été vite résolues, soutient M. Surprenant, mais entre-temps, Robert Marcil avait envoyé une directive (voir ci-haut) pour que l'on se tourne vers des tuyaux TerraBrute, que seule la compagnie IPEX fabriquait.

« Nous, les ingénieurs, les concepteurs, puis les gens de la surveillance, et puis même les entrepreneurs nous disaient que ça n'avait pas de bon sens de poser de tels tuyaux parce que ce n'était absolument pas nécessaire et puis que, au chantier en plus, c'était beaucoup plus long à réaliser », a dit M. Surprenant.

Ils ont donc fait pression sur Robert Marcil qui est revenu, quelques semaines plus tard, au projet originel de recourir à des tuyaux de fonte.

C'est alors que M. Surprenant dit avoir reçu un appel de Michel Cadotte avec qui il va dîner (selon M. Cadotte, c'était en janvier 2007).

« Je ne sais pas quel genre de promesse ou d'intention qu'il avait eue, mais c'est que la firme IPEX avait commandé, si je me souviens bien, environ 10 000 mètres de tuyaux TerraBrute et qu'ils pensaient, évidement, que ces tuyaux-là allaient être posés dans nos contrats à la Ville de Montréal », explique alors M. Surprenant.

Il a répondu à M. Cadotte, qui était « mal pris », qu'il ne pouvait rien faire pour lui.

« Alors là, il était mal pris, je ne dirais pas qu'il paniquait là, sauf qu'il m'a demandé si je pouvais faire quelque chose. Évidemment, je lui ai répondu que, regarde, malheureusement, moi, je ne pouvais absolument rien faire là [...]Ça fait que, bon, c'est resté comme ça. » — Gilles Surprenant

Lino Zambito avait expliqué, le 2 octobre dernier, que cette pratique de certaines villes de demander des tuyaux particuliers avait pour effet d'accorder un monopole aux fournisseurs en question.

L'entrepreneur, propriétaire d'Infrabec, avait donné l'exemple d'un contrat pour la pose d'une conduite d'eau principale qu'il avait effectuée le 25 octobre 2004 dans Montréal-Nord. La Ville, disait-il, exigeait le recours à des tuyaux en béton armé Hyprescon. Or, à l'époque, il n'y avait dans la région qu'une compagnie, appartenant à Tony Accurso, qui en fournissait.

« Dans la région ici, il y avait qu'un seul fournisseur [...] On était vraiment dépendant des prix de Hyprescon. Le fait que la Ville exigeait un tuyau ou un matériel spécifique, les entrepreneurs, ça nous mettait un peu vulnérable. On n'avait pas de marge de négociation avec aucun sous-traitant. » — Lino Zambito

Notons pour la petite histoire que ces deux contrats ont été décrits comme ayant été arrangés par MM. Surprenant et Zambito. M. Surprenant a notamment touché 20 000 $ de Bentech. Lors de son témoignage, ce dernier avait reconnu avoir, en tout, touché durant sa carrière plus de 700 000 $ en pots-de-vin.

André Durocher avait enfin déclaré mercredi que des municipalités pouvaient exiger des tuyaux des compagnies L'Écuyer et fils ou Tremca pour certains contrats. Il a dit qu'à son avis, des produits équivalents étaient d'aussi de bonne qualité.

Suivez la commission en direct avec François Messier:


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Les Clercs de Saint-Viateur condamnent « tout acte de pédophilie »

Après la diffusion du reportage de Radio-Canada sur des allégations d'agressions sexuelles d'anciens élèves de l'Institut des sourds de Montréal, la communauté des Clercs de Saint-Viateur a réagi dans un communiqué rendu public jeudi.

« Nous condamnons tout acte pédophile. Si de tels gestes se sont produits, nous le regrettons », écrit le père Roger Brousseau, responsable des communications.

Mais la communauté des Clercs de Saint-Viateur précise qu'elle ne commentera pas la cause « par respect pour les tribunaux ».

Par ailleurs, la communauté a tenu à préciser que la vente de l'immeuble situé au 7400, boulevard Saint-Laurent a rapporté 7 millions $ malgré l'évaluation du bâtiment, qui s'élevait à 15 millions $.

Le reportage complet de Johanne Faucher a été diffusé à l'émission Enquête ce jeudi à 21 h, à la télévision de Radio-Canada.


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L'unifolié restera à l'Assemblée nationale

Le gouvernement du Parti québécois a perdu la guerre de drapeaux. La formation de Pauline Marois n'a pas réussi à convaincre la Coalition avenir Québec (CAQ) de voter en faveur du retrait du drapeau du Canada au salon rouge de l'Assemblée nationale.

Le gouvernement Marois, qui est minoritaire, espérait pouvoir rallier la formation de François Legault à son projet, mais le whip du parti, Daniel Ratthé, lui a communiqué son refus.

La semaine dernière, le whip en chef du gouvernement, Yves François Blanchet, avait écrit au président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, pour lui demander le retrait du drapeau canadien de la salle du conseil législatif - le salon rouge - où se tiennent des commissions parlementaires et des événements protocolaires. Il s'agit du seul endroit du parlement où l'on retrouve l'unifolié canadien.

Après que les libéraux lui eurent écrit pour réclamer son maintien, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, avait annoncé qu'à défaut d'une entente, la question serait soumise à la Chambre.

La CAQ avait jugé que ce débat n'est pas une priorité. Lors d'un point de presse, M. Blanchet avait indiqué qu'il misait sur des divisions au sein du caucus caquiste.

Les gouvernements péquistes précédents avaient déjà retiré l'unifolié à leur arrivée au pouvoir.


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Première attaque des conservateurs contre Justin Trudeau

Les conservateurs ont effectué une première attaque concertée à l'endroit du candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, en l'attaquant sur des propos tenus il y a plus de deux ans.

Une entrevue accordée par M. Trudeau en 2010 dans laquelle il tient des propos anti-albertains a refait surface jeudi dans un article de Sun Media. En l'espace de quelques secondes, les députés conservateurs ont commencé à célébrer dans la Chambre des communes alors qu'ils lisaient l'article sur leur téléphone.

Quelques minutes plus tard, les conservateurs ont remis des copies écrites des déclarations aux journalistes à l'extérieur des Communes. Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, originaire de Calgary, a été désigné afin d'exprimer son indignation.

Dans l'entrevue accordée dans le cadre de l'émission Les Francs-tireurs, M. Trudeau déclare: « Le Canada fait dur maintenant parce que c'est des Albertains qui contrôlent notre agenda communautaire et socio-démocratique et ça marche pas. »

Quand on lui demande si le Canada est mieux servi quand il y a plus de Québécois au pouvoir que d'Albertains, il répond: « Je suis libéral, donc c'est sûr que je pense que oui.`Quand on regarde les grands premiers ministres du 20e siècle, les seuls qui ont vraiment tenu le coup, c'était des députés du Québec. (...) Ce pays, le Canada, est à nous. »

L'équipe de M. Trudeau a rapidement émis un communiqué dans lequel elle accuse les conservateurs d'utiliser « des déclarations hors-contexte effectuées il y a des années lors d'une longue entrevue » afin de lancer une campagne de dénigrement visant à donner un second souffle aux conservateurs à l'approche d'élections partielles à Calgary.



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André Durocher admet avoir cédé à l'appel de la collusion pour survivre

Written By Unknown on Kamis, 22 November 2012 | 16.20

Écrasé par les pratiques collusoires de ses rivaux dans le domaine de la construction, André Durocher d'Excavations Panthère a bel et bien tenté d'organiser un système de collusion pour les contrats publics lancés par des municipalités de la Rive-Nord de Montréal.

Cette tentative, menée après qu'il eut longtemps lutté contre de tels systèmes, a cependant échoué.

L'homme d'affaires de Blainville, dont l'entreprise est aujourd'hui au bord de la faillite, a reconnu sa participation dans cette affaire mercredi devant la commission Charbonneau, confirmant du coup une partie des allégations faites à ce sujet par l'ex-propriétaire d'Infrabec Lino Zambito.

Après 16 h, le témoignage s'est poursuivi sous ordonnance de non-publication pour éviter de contaminer les jurys potentiels sur des faits en lien avec des procès à venir concernant les opérations policières Fiche et Gravier. Il en sera de même jeudi pour une partie de la journée.

André Durocher a expliqué qu'il a réuni une vingtaine entrepreneurs au Ramada Inn de Blainville le 10 mai 2008. Outre lui, Bernard Sauvé, de Saint-Augustin, Mike Mergl, de Laval, et un autre entrepreneur qu'il n'a pas identifié avaient fait des appels pour réunir des gens intéressés à participer.

Selon André Durocher, Robert Dion de Pavage Dion, Bernard Sauvé de Sauvé Excavations, Jocelyn Giguère de Doncar, Christian Blanchette de CJRB, Lino Zambito d'Infrabec, Mike Mergl de Mergl Excavations et André Ross d'Anor étaient présents, tout comme un représentant des Entreprises Charles Maisonneuve.

À sa grande surprise, a-t-il dit, des entrepreneurs de Laval, comme Poly-Excavation et Dufresne Asphalte, représenté par Patrick Lavallée, étaient aussi présents. Il croit que d'autres entrepreneurs les avaient probablement prévenus. M. Durocher avait déjà dit qu'il avait organisé cette rencontre pour « sortir les entrepreneurs qui nous sortaient d'autres villes » pour les contrats publics de la Rive-Nord.

« À chaque appel d'offres qui sortait, il y avait un entrepreneur de Montréal ou Laval qui arrive en limousine pour déposer sa soumission, tandis que nous, on n'a pas l'opportunité de faire de l'argent sur des contrats. [...] C'est le seul moyen de survie qu'on a. On n'a pas la chance d'aller travailler à Laval à des prix meilleurs, ou à Montréal. » — André Durocher

Durocher dit qu'il avait mis la main sur tous les documents d'appels d'offres en cours à ce moment sur la Rive-Nord, et qu'il les a présentés aux entrepreneurs présents afin qu'un partage des tâches soit décidé.

La réunion a cependant tourné court lorsque des entrepreneurs de Blainville ont voulu prendre des contrats à Boisbriand et à Mascouche. Cela n'a guère plu aux entrepreneurs qui étaient déjà implantés dans ces municipalités. « Tout le monde voulait le même morceau de gâteau », a-t-il expliqué.

Qui plus est, l'entrepreneur qui avait mis la main sur un contrat de 300 000 $ se sentait désavantagé par rapport à un autre qui avait décroché un contrat de 3 millions de dollars, et voulait obtenir d'autres contrats jusqu'à concurrence de 3 millions.

« Ça s'est avéré le fouillis total. La chicane a parti. Les gars ont garroché les papiers. Ils sont tous partis. La réunion s'est conclue par un deux heures et demi de perte de temps. Le lundi matin, la guerre a reparti entre les entrepreneurs, et ça a été fini. J'en ai conclu que je n'étais pas un bon médiateur pour monter la collusion. » — André Durocher

Lino Zambito avait plutôt allégué le 4 octobre dernier que l'affaire avait fonctionné deux ou trois mois, notamment à Mirabel, à Blainville et à Saint-Jérôme, mais sans plus.

L'ex-propriétaire d'Infrabec avait expliqué que l'affaire ne pouvait pas tenir parce que Durocher n'avait pas invité d'importants entrepreneurs, comme ABC Rive-Nord, Asphalte Desjardins et Simard-Beaudry, à se joindre au groupe. Ces entrepreneurs, avait-il dit, n'auraient jamais accepté de se « tasser » au profit des membres de ce groupe.

L'entrepreneur Durocher affirme qu'il avait pris cette initiative contre l'avis des membres de sa famille, également impliqués dans la compagnie. Il dit avoir agi parce qu'il était en « mode survie ».

« Il vient un temps où tu ne sais plus où te garrocher. Tu as des équipements à payer, des hommes à faire travailler. Et là on te dit : "regarde, il y a un système de collusion partout, sauf où ce qu'on est et on se fait manger la laine sur le dos". Il reste quoi là? » — André Durocher

De la résistance à la survie pour Durocher

Cette confession sur cette tentative d'implanter son propre système de collusion sur la Rive-Nord est venue nuancer quelque peu les propos tenus lors de son témoignage de mardi.

L'entrepreneur d'Excavations Panthère émaille depuis deux jours son témoignage d'anecdotes démontrant sa volonté de résister aux sirènes de la collusion.

Mardi, il avait d'ailleurs dit, sans équivoque, n'avoir jamais trempé dans de la collusion : « Je n'avais pas d'intérêt à embarquer là-dedans. Ça ne m'intéressait pas ». Il présente cependant cette tentative comme un geste unique dans sa carrière.

André Durocher a fait état à la commission de différents déboires qu'il a connus comme entrepreneur et qu'il attribue notamment au fait qu'il refusait de céder aux pressions.

Certains des épisodes qu'il relate sont assez explicites, alors que pour d'autres, il n'est pas clair que ses ennuis pour obtenir des contrats publics résultent de ces contraintes.

Fait intéressant, l'entrepreneur d'Excavations Panthère soutient que sa volonté de ne pas se plier aux règles de la collusion aurait dans certains cas forcé l'ouverture du marché. M. Durocher a donné en exemple un contrat sur le boulevard Gouin à Montréal pour lequel il a soumissionné en 2009.

Il relate que tout juste après qu'une personne de sa compagnie eut mis la main sur les documents d'appels d'offres, Gilbert Théorêt, de Théorêt Excavations, l'a appelé à son bureau pour lui dire que c'était son contrat à lui.

L'homme, qu'il ne connaissait pas, s'est présenté et a dit : « ça s'arrête là, la job est à moi ». M. Durocher dit avoir refusé de déposer une soumission de complaisance de plus de 9,5 M$, comme le lui avait demandé M. Théorêt. Avec un carnet de commandes dégarni, Durocher n'avait pas l'intention de céder.

« Il a dit que la job lui revenait et que c'était à lui. J'ai dit: ''Il n'en est pas question, l'appel d'offres m'intéresse et j'ai l'intention de travailler''. » — André Durocher

Un carnet de commandes dégarni, a-t-il expliqué, c'est des bons employés qui quittent, des banques inquiètes, les assureurs qui réduisent le cautionnement fourni...

M. Théorêt a cependant insisté, il est venu deux fois à son bureau et est même passé par Jocelyn Giguère, de Doncar, pour essayer de le « raisonner ». Ce dernier, devant la détermination de Durocher, l'aurait finalement félicité.

Si Théorêt Excavations l'a finalement emporté, M. Durocher souligne qu'il l'a fait avec un prix plus bas, 7,5 M $, comme le démontrent les résultats de l'appel d'offres déposés en preuve.

L'entrepreneur d'Excavations Panthère a fait aussi état d'une autre tentative pour l'écarter d'un contrat en avril 2009, cette fois pour une piste cyclable à Mirabel. Guy Desjardins, de Desjardins Asphalte, l'aurait d'abord appelé pour lui dire qu'il avait réussi à « tasser » tout le monde et qu'il voulait qu'il fasse pareil. Mais Durocher refuse, malgré l'offre de faire de la sous-traitance.

Il tentera une seconde fois, toujours en vain, de le convaincre.

« Si moi je n'accepte pas d'embarquer dans leur collusion, il faut qu'il rappelle son monde pour lui dire : ''le marché est ouvert, Panthère veut rien savoir''. » — André Durocher

Excavations Panthère n'a pas eu le contrat, remporté par Desjardins asphalte, mais, note M. Durocher, à un prix moindre : évalué par la firme de génie à 1,2 M$, Desjardins aura eu le contrat pour 600 000 $.

M. Durocher a aussi abordé un contrat qu'il a fait en 2003 dans la ville de Bellefeuille, rue Volière, où, cette fois, il est moins clair que ce qui s'y est passé soit l'effet de la collusion. Il soutient que les tests pour déterminer la composition du sous-sol avaient été mal faits, mais sans pouvoir dire si c'était volontaire.

Cette erreur a cependant entraîné une chicane entre sa compagnie, la firme de génie Dessau-Soprin et des promoteurs privés, qui s'est traduite par des retards de paiement. Serge Duplessis, de Dessau-Soprin, a tenté de mettre fin à la médiation en proposant de compenser Excavations Panthère sur d'autres contrats, avec intérêt.

André Durocher dit avoir refusé parce qu'il voulait avoir des liquidités et ne voulait pas être à la merci d'une firme de génie. Finalement, la firme a accepté de payer M. Durocher ce qu'on lui devait, soit un peu plus de 1 million de dollars, mais seulement un an et demi plus tard.

Il a enfin expliqué avoir décidé de ne pas soumissionner sur un contrat à Saint-Hippolyte après un appel de Bruno Crispin de Dessau-Soprin. Ce dernier lui a dit que le contrat était pour Lino Zambito, et qu'il ferait annuler l'appel d'offres si Excavations Panthère l'emportait. Infrabec a bel et bien obtenu ce contrat.

M. Durocher a terminé son témoignage en saluant le « très bon travail » de la commission Charbonneau, ce qu'elle fait entre autres pour tous les entrepreneurs et les firmes qui n'ont pas trempé dans la collusion. Il regrette seulement que le tout n'ait pas eu lieu avant.

« S'il y avait eu une commission Charbonneau dix ans auparavant, je serais peut-être assis ici, mais j'aurais encore mon entreprise. » — André Durocher

En contre-interrogatoire, l'entrepreneur s'est fait questionné sur les différences entre son témoignage et celui de son ex-courtier en assurances Pierre Papineau concernant le contrat de la rue Chabanel, à Montréal.

Il a dit croire que M. Papineau avait « oublié » de mentionner qu'il était venu aux bureaux d'Excavations Panthère le 3 décembre 2008, pour lui retirer son cautionnement, de manière à ce qu'il ne puisse pas soumissionner.

Selon M. Durocher, Pierre Papineau a agi de la sorte pour le protéger. Il était d'ailleurs davantage « intimidé » qu'« intimidant », a-t-il dit. Il estime que Pierre Papineau est vraisemblablement sous pression parce qu'il est toujours actif auprès d'entrepreneurs en construction.

Durocher face aux marchés fermés

Mardi, le président d'Excavations Panthère a affirmé que son entreprise « n'avait pas le droit » de soumissionner pour des contrats publics à Montréal et à Laval, deux villes sous l'emprise de groupes d'entrepreneurs « très très agressifs » qui verrouillaient le marché.

Il a précisé mercredi qu'il n'avait eu que deux contrats, minimes, à Montréal, entre 2000 et 2009.

Un de ces contrats a été obtenu grâce à un appel d'offres sur invitation d'Éric Lavoie, ingénieur de la Ville de Montréal, pour la pose de chambres de vannes à Verdun ou Lasalle, entre 2006 et 2008. Le contrat était d'un montant inférieur à 100 000 $.

M. Durocher dit avoir été invité à soumissionner par M. Lavoie, qui avait déjà été ingénieur chez Panthère. Seuls des entrepreneurs qui ont des contacts peuvent bénéficier de cette façon de faire, a-t-il dit, puisqu'il n'y a pas de processus. Il reconnaît, pour reprendre le mot du commissaire Renaud Lachance, qu'il y a là un genre de « gammick ».

M. Lavoie lui a par la suite dit qu'il avait été réprimandé pour ne pas avoir fait appel à un entrepreneur de la Ville, mais il ne sait pas par qui. L'avocat de la Ville de Montréal, Me St-Jean, a précisé que la ville peut faire des soumissions par invitation pour des projets de 30 000 $ à 100 000 $.

Sur la Rive-Nord de Montréal, ce sont plutôt des entrepreneurs, des firmes de génie-conseil et des membres de l'administration municipale qui s'unissent pour exercer un contrôle sur les marchés publics, a soutenu André Durocher mardi. Ces groupes peuvent manoeuvrer de différentes manières pour exclure les entrepreneurs dont ils ne veulent pas.

M. Durocher a précisé mercredi que ce type de collusion a commencé à s'implanter vers 2002 et qu'à partir de 2005, il était très difficile de faire face à cette concurrence.

Il a en outre affirmé que la situation était telle qu'il n'a pas hésité à aller aussi loin que Val-d'Or ou La Tuque pour travailler parce qu'il ne pouvait plus percer le marché de Blainville. Et là-bas, explique-t-il, non seulement il ne recevait pas d'appels menaçants, mais les entrepreneurs, comme à Val-d'Or, lui offraient même des coups de main.

Au fil des années, André Durocher dit qu'il a été harcelé et intimidé, et que les équipements de sa compagnie ont été vandalisés. Son frère Denis s'est notamment fait frapper au visage par un individu muni d'un poing américain, ce qui lui a valu trois fractures et un arrêt de travail d'un an.

Un texte de François Messier et Bernard Leduc

Suivez la commission en direct avec François Messier :


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Économie - Bombardier : les travailleurs de La Pocatière rejettent l'offre patronale

Les 330 syndiqués de l'usine Bombardier de La Pocatière, en grève depuis le 1er novembre, ont rejeté mercredi soir dans une proportion de 89,6 % l'offre globale de l'employeur déposée avant la rupture des négociations la semaine dernière.

L'assemblée générale spéciale a duré plus de cinq heures et les résultats n'ont été publiés dans un communiqué syndical que dans la nuit de mercredi à jeudi.

L'exécutif syndical avait déjà rejeté cette dernière offre patronale, qualifiée de finale. Les discussions avec la partie patronale sont en panne depuis vendredi, après que le syndicat eut quitté la table des négociations dans la nuit de jeudi à vendredi.

Un profond désaccord persiste sur la question de la sous-traitance. Mais malgré le refus de l'offre globale et finale de Bombardier, les syndiqués souhaitent un retour à la table de négociations le plus rapidement possible.

Mardi, plus de 300 personnes, en majorité des travailleurs en grève de l'usine Bombardier de La Pocatière, ont manifesté devant le siège social de Bombardier Transport, à Saint-Bruno-de-Montarville. Les travailleurs disaient vouloir reprendre le processus de négociations.

Les travailleurs de l'usine Bombardier de La Pocatière sont sans contrat de travail depuis le 30 septembre 2011.

Injonction obtenue

Par ailleurs, Bombardier a obtenu une injonction pour limiter à 25 le nombre total de syndiqués sur les piquets de grève aux deux entrées de l'usine de La Pocatière.

L'injonction ordonne aussi aux grévistes de laisser le libre accès à l'usine aux travailleurs non syndiqués et aux cadres.


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Israël et le Hamas acceptent une trêve

Israël et le Hamas s'entendent sur une trêve. Elle est entrée en vigueur mercredi à 19 h GMT.

Juste après l'entrée en vigueur de la trêve, des célébrations ont eu lieu dans l'enclave palestinienne.

Des tirs d'armes automatiques, des pétards et des chants de « Allah akbar (Dieu est le plus grand), la résistance a triomphé » ont retenti à travers les rues de Gaza.

L'armée israélienne a, pour sa part, estimé avoir « rempli les objectifs qu'elle s'était fixés dans le cadre de l'opération Pilier de défense et infligé des dégâts considérables au Hamas et à ses capacités militaires », selon un communiqué de l'armée.

Elle a affirmé avoir « endommagé et détruit des éléments importants des capacités stratégiques du Hamas ».

L'accord a été annoncé au Caire par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr.

« Protocole d'accord pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza »1: (laissé blanc dans le document original)

a/ Israël devra cesser toutes les hostilités dans la bande de Gaza sur terre, dans les airs et sur la mer, y compris les incursions et opérations ciblées visant des individus.

b/ Toutes les factions palestiniennes devront cesser toutes les hostilités à partir de la bande de Gaza visant Israël, y compris les attaques de roquettes et toutes celles lancées tout au long de la frontière.

c/ L'ouverture des points de passage, les opérations facilitant les déplacements de personnes ainsi que les transferts de produits, la suspension des restrictions aux déplacements des habitants ainsi que la suspension des opérations prenant pour cible les riverains des zones frontalières ainsi que les procédures de mise en oeuvre doivent être traités dans un délai de 24 heures après le début du cessez-le-feu.

d/ D'autres questions seront traitées à la demande.

2: Mécanismes de mise en oeuvre:

a/ Fixation de l'heure H à laquelle entrera en vigueur l'accord de cessez-le-feu.

b/ L'Égypte recevra des assurances de chacune des parties sur leur engagement concernant ce qui a été convenu.

c/ Chaque partie s'engagera à s'abstenir de toute action susceptible de mettre à mal cet accord. L'Égypte, en sa qualité de garant de cet accord, devra être tenue informée de toute information en vue de la suite à envisager.

Le texte a été diffusé par la présidence égyptienne.

Dans une conférence conjointe au Caire, Khaled Mechaal, le chef du Bureau politique du Hamas, et Ramadan Chellah, le chef du Djihad islamique, ont considéré que la signature de la trêve est « une victoire pour la résistance [les branches armées du Hamas et du Djihad islamique ndlr] », car, selon eux, les Israéliens ont accepté les conditions des factions palestiniennes.

Profitant de la signature de la trêve, M. Mechaal a adressé un message au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lui signifiant que « la résistance est le seul choix » et l'a invité à aplanir leur contentieux.

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis sa victoire aux élections législatives de 2006, a chassé de la bande de Gaza les membres de l'Autorité palestinienne lors de violents affrontements en 2007.

Depuis, en dépit de quelques tentatives de rapprochements, les liens sont coupés entre les deux factions palestiniennes.

L'autorité palestinienne gouverne en Cisjordanie et le Hamas la bande de Gaza.

Le chef du Bureau politique du Hamas a indiqué que les factions palestiniennes tiendront leurs engagements. Il a toutefois précisé que si Israël brisait l'accord, les factions riposteraient.

« Si vous recommencez, nous recommencerons », a-t-il déclaré.

Le rôle de l'Iran

Par ailleurs, M. Mechaal a remercié l'Iran pour avoir armé et financé les groupes palestiniens dans la bande de Gaza, et ce malgré leurs divergences au sujet de la crise syrienne.

Lors de la conférence de presse confirmant l'entrée en vigueur de la trêve, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a indiqué qu' « Israël ne peut pas regarder passivement ses ennemis se doter d'armes de terreur ».

Il a affirmé qu'il avait convenu avec le président américain de travailler contre « la contrebande d'armes à destination d'organisations terroristes, la plupart de ces armes venant d'Iran », a-t-il déclaré.

De son côté, l'Iran a confirmé qu'il apportait une aide « militaire » au Hamas.

« Nous sommes fiers de défendre le peuple de Palestine et le Hamas, (...) nous sommes fiers que notre aide a été de nature à la fois financière et militaire », a déclaré Ali Larijani, le président du Parlement iranien.

Après avoir parlé au président des États-Unis, Barack Obama, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a accepté de « donner une chance » à la proposition égyptienne. De son côté, le président Obama a salué le geste du premier ministre Nétanyahou.

Hillary Clinton, qui est au Caire en provenance de Cisjordanie, où elle s'est entretenue, plus tôt, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a remercié le président Mohamed Morsi pour son rôle dans cette médiation.

Lire notre article sur le bilan de l'opération « Pilier de défense » et des tirs de roquettes palestiniens

La guerre à Gaza en 7 questions. Le journaliste Jean-François Lépine répond aux questions d'internautes.


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Institut des sourds de Montréal: de présumées victimes d'agression sexuelle témoignent

Exclusif - D'anciens élèves de l'Institut des sourds de Montréal dénoncent les agressions sexuelles dont ils disent avoir été victimes il y a une quarantaine d'années pendant qu'ils fréquentaient cet établissement dirigé par les Clercs de Saint-Viateur.

Pour la première fois, certains ont accepté de témoigner publiquement de cette période trouble de leur enfance dans le cadre d'un reportage qui sera diffusé jeudi à l'émission Enquête.

Mise en garde : certains témoignages peuvent choquer.

Le reportage de Johanne Faucher

En mars dernier, la Cour supérieure a autorisé un recours collectif contre 28 religieux et 6 laïcs qui travaillaient à l'Institut des sourds de Montréal. Seulement 4 ou 5 d'entre eux seraient encore vivants. Une soixantaine de victimes présumées réclament 100 000 $ chacune à la congrégation religieuse. Le recours pourrait donc atteindre quelque 6,5 millions de dollars.

L'an dernier, l'immeuble qui abritait l'Institut des sourds de Montréal a été transformé pour faire place à 320 condominiums. Évalué à 15 millions de dollars, l'immeuble a été vendu le 18 juillet 2011, selon l'acte de vente, pour la somme de 1 $. Le promoteur explique qu'il a une entente secrète avec les Clercs pour taire le montant réel de la transaction.

De leur côté, les Clercs de Saint-Viateur ont refusé la demande d'entrevue de Radio-Canada.

Le Centre de la communauté sourde du Montréal métropolitain organisera dimanche une manifestation en solidarité avec les victimes de l'Institut des sourds de Montréal. L'événement aura lieu à 14 h, au 7400 boulevard Saint-Laurent.

Le reportage complet de Johanne Faucher sera diffusé à l'émission Enquête ce jeudi à 21 h, à la télévision de Radio-Canada.


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Les Québécois à contribution pour le déficit zéro

Written By Unknown on Rabu, 21 November 2012 | 16.20

Le Téléjournal Montréal consacre la première partie de l'émission au premier budget Marceau.

Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, respecte l'engagement de son parti de renouer avec l'équilibre budgétaire en 2013-2014, mais certaines promesses faites par le Parti québécois (PQ) lors de la campagne électorale sont abandonnées et les contribuables devront composer avec des hausses de taxes et de tarifs.

Tout sur le premier budget Marceau

L'opposition est déçue par le budget Marceau.

Les réactions au budget sur Twitter

Réactions contrastées des intervenants socio-économiques

Dès jeudi, les cigarettes et l'alcool sont taxés davantage, soit 50 ¢ sur un paquet de cigarettes et 0,72 ¢ pour une caisse de 24 bières notamment. Le ministre Marceau a d'ailleurs confirmé les changements déjà annoncés pour rendre la taxe santé progressive alors que le PQ avait promis de l'éliminer.

De plus, les tarifs d'électricité augmenteront (d'ici cinq ans environ 120 $ de plus pour une maison de taille moyenne chaque année) contrairement à l'engagement du gouvernement. C'est toutefois moins que ce que prévoit le précédent gouvernement Bachand, qui avait annoncé une hausse de 20 % sur cinq ans.

Pour justifier ces changements de position, le ministre Marceau a rappelé que sa marge de manoeuvre était limitée dans ce « budget d'austérité » puisque les revenus de la province étaient plus faibles que prévu, en raison du ralentissement économique, et que les dépenses étaient plus élevées, avec des dépassements de coûts. Le ministre des Finances devait trouver 1,6 milliard de dollars. Malgré tout, la volonté de revenir au déficit zéro reste.

Nous atteignons un objectif que le gouvernement précédent n'était plus en mesure d'atteindre.

— Nicolas Marceau

Les revenus seront égaux aux dépenses de la province en 2013-2014 à 72,8 milliards de dollars. Toutefois, Québec devra modifier la Loi sur l'équilibre budgétaire pour exclure une perte comptable de 1,8 milliard de dollars pour 2012-2013 en lien avec la fermeture déjà annoncée de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Pour atteindre l'équilibre budgétaire, le gouvernement prévoit d'ailleurs mettre à contribution les sociétés d'État, dont Hydro-Québec, qui éliminera 2000 postes par attrition en 2013, et les commissions scolaires recevront 150 millions de dollars par an en moins.

L'objectif du gouvernement est de « mieux gérer pour mieux choisir », a indiqué le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, en point de presse. Il a répété que son gouvernement voulait mieux contrôler les dépenses que l'administration précédente, surtout celles des infrastructures.

C'est un budget responsable, on s'attend à ce que les partis d'oppositions agissent de manière responsable.

—  Stéphane Bédard, président du Conseil du Trésor

Pour les familles

Parmi les nouvelles mesures annoncées qui auront un impact sur les contribuables, Québec met en place un crédit d'impôt remboursable de 20 % des frais pour les activités physiques, artistiques et culturelles des enfants de 6 à 16 ans pour un maximum de 100 $ par enfants d'ici 2017.

Le budget prévoit également la création de 28 000 nouvelles places dans les garderies à 7 $ d'ici 2016-2017.

Vers une hausse des redevances minières

« On va changer le régime des redevances minières au cours des prochains mois », a confirmé Nicolas Marceau. Le PQ avait promis de hausser les redevances en campagne électorale. L'échéancier était trop serré, a expliqué le ministre des Finances, pour en tenir compte dans le budget 2013-2014.

M. Marceau a assuré qu'il était possible de mettre en place le nouveau régime sans avoir à représenter un budget.

Stimuler l'économie

« Nous souhaitons stimuler l'investissement privé pour soutenir l'enrichissement des Québécois », a déclaré le ministre Marceau. Le budget prévoit notamment la mise en place d'un congé fiscal sur 10 ans pour des projets privés de plus de 300 millions de dollars, notamment pour le secteur manufacturier. La création de la Banque économique du Québec a notamment été confirmée.

Pour plus de détails, visitez notre dossier sur le premier budget Marceau.


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La signature du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël est reportée

Alors que tout le monde attendait la signature d'un cessez-le-feu dans la soirée, un responsable du Hamas a déclaré que l'annonce était reportée à mercredi.

« La trêve est retardée parce que nous attendons la réponse de la partie israélienne », a déclaré Ezzat al Richk, un membre du bureau politique du Hamas.

Al-Arabiya a obtenu le projet d'accord contenant les demandes des deux parties, qui fait l'objet d'intenses tractations. Voici les demandes des belligérants :

Le Hamas exige d'Israël :
1-l'arrêt des assassinats ciblés
2-l'arrêt des intrusions dans la bande de Gaza
3-la levée du blocus (revenir à l'accord de 2005)
4-la levée des restrictions contre les pêcheurs gazaouis
5-le passage de Rafah est du ressort du Hamas et de l'Égypte

Israël exige du Hamas :

1-l'arrêt des tirs de roquettes
2-l'arrêt des attaques contre les cibles israéliennes

Quelques chiffres sur la bande de GazaLa bande de Gaza est l'un des territoires au monde où la densité de la population est la plus élevée. Sur une superficie de 360 kilomètres carrés vivent plus de 1,5 million d'habitants, soit plus de 4500 personnes par kilomètre carré.
  • Le taux de chômage est de 34 %
  • 80 % de la population dépend de l'aide alimentaire
  • Un seul camion avec des produits destinés à l'exportation était autorisé à sortir de Gaza en 2011
  • Israël a imposé des restrictions de sorte que 35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles
  • En raison de la surpopulation, 85 % des écoles offrent un « double service » - un le matin, l'autre l'après-midi - aux élèves
Sources : le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens de l'ONU (rapport de juin 2012)

Plus tôt, mardi, le président égyptien Mohamed Morsi a déclaré que « la grotesque agression israélienne va cesser aujourd'hui », mais sa déclaration a été démentie dans les faits.

Par ailleurs, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton est arrivée à Tel-Aviv dans la soirée, où elle a rencontré le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Lors d'un bref point de presse, elle a renouvellé l'appui des États-Unis au « droit d'Israël de se défendre ».

« L'engagement américain pour la sécurité d'Israël est fort comme un roc et inébranlable. C'est pourquoi je pense qu'il est essentiel (d'obtenir) une désescalade de la situation à Gaza », a affirmé Mme Clinton.

Elle a également indiqué qu'elle allait travailler avec le premier ministre israélien et les dirigeants de la région pour « une paix durable ».

Le président américain a décidé de dépêcher sa secrétaire d'État dans la région pour « souligner l'intérêt américain pour une solution pacifique qui protège et augmente la sécurité d'Israël et la sécurité régionale ».

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, a de son côté réitéré son appui inconditionnel à l'État d'Israël, estimant que les tirs de roquettes du Hamas sont de « méprisables actes terroristes qui ciblent des civils ».

Au Caire, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé toutes les parties « à cesser le feu immédiatement », précisant que « toute nouvelle escalade mettrait toute la région en péril ». Ban Ki-moon a par ailleurs rencontré le chef du gouvernement israélien mardi.

« Tout le monde réalise que M. Nétanyahou en déclenchant cette opération militaire, met tout le Moyen-Orient en danger de nouvelles guerres. » — Leïla Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne

Mme Clinton et M. Ban ne sont pas les seuls à se rendre dans la région pour offrir leur soutien et demander aux deux parties de mettre « immédiatement » un terme aux hostilités.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, est à Gaza mardi « pour faire comprendre » et « faire sentir aux habitants de Gaza qu'ils ne sont absolument pas seuls ».

Pas de déclaration unanime à l'ONU

Après des heures de rencontres à huis clos aux Nations unies, les ambassadeurs de l'ONU ont annoncé que le Conseil de sécurité tiendra un débat sur la crise dans la bande de Gaza mercredi après-midi, si aucun cessez-le-feu n'a été conclu d'ici là.

Cette déclaration est survenue après que les États-Unis eurent bloqué l'adoption à l'ONU d'un texte condamnant l'escalade du conflit entre Israël et les Palestiniens.

L'adoption de cette résolution devait être unanime. Or, Washington l'a rejetée parce qu'elle ne « traitait pas de la racine du problème ». Les États-unis déplorait aussi que la déclaration ne demandait pas l'arrêt total et immédiat des tirs de roquettes de Gaza sur Israël.


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