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Moratoire sur la fracturation hydraulique à Terre-Neuve-et-Labrador

Written By Unknown on Selasa, 05 November 2013 | 16.20

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ne recevra plus de demandes de permis pour toute forme d'exploration pétrolière utilisant la fracturation hydraulique.

Le ministre de l'Énergie, Derrick Dalley, en a fait l'annonce, lundi, à l'Assemblée législative de la province.

Le gouvernement impose un moratoire le temps d'effectuer les travaux techniques nécessaires pour évaluer pleinement l'impact géologique d'un tel procédé et aussi faire un examen équilibré des conséquences de la fracturation hydraulique.

M. Dalley a indiqué que la première préoccupation de son gouvernement, dans le cas d'un développement économique, était la santé et la sécurité des gens.

« Je suis très heureuse que le gouvernement ait annoncé la décision d'attendre pour la fracturation, c'est quelque chose qu'on a cherché dans notre caucus, et à ce moment c'est très nécessaire de chercher les pleines informations, les renseignements sur la question de la fracturation, question environnementale, et d'autres questions aussi, et je suis très heureuse qu'on va attendre », affirme Lorraine Michael, chef du Parti néo-démocrate de Terre-Neuve-et-Labrador.

Des consultations publiques sur la question devraient se dérouler au cours des prochains mois dans la province.

La Nouvelle-Écosse voudrait maintenir son moratoire

La municipalité de West Hants, en Nouvelle-Écosse, veut s'assurer que le moratoire sur la fracturation hydraulique dans cette province soit conservé.

Le préfet à West Hants, Richard Dauphinee, affirme que les gens dans sa région s'inquiètent pour leur eau potable.

Il ajoute que l'élimination des eaux usées produites durant la fracturation suscite aussi des préoccupations.

L'Union des municipalités de la Nouvelle-Écosse se prononcera sur la question lors de sa réunion annuelle, cette semaine à Halifax.

Le débat sur le gaz de schiste


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Des Canadiens parmi 1000 prédateurs sexuels piégés

Une opération d'infiltration a permis d'identifier des dizaines de Canadiens et des centaines d'adultes dans le monde prêts à payer pour voir des actes sexuels sur caméra web d'une prétendue fillette des Philippines âgée de 10 ans, a indiqué lundi une organisation internationale de défense des droits des enfants.

Le groupe Terres des Hommes, établi près d'Amsterdam, a affirmé que 54 Canadiens figuraient parmi les quelques 1000 adultes de 71 pays identifiés durant le projet de dix semaines.

L'un des enquêteurs, s'étant identifié seulement par le prénom Peter par crainte de représailles, a affirmé que le plus surprenant était la facilité avec laquelle ces gens ont été pris en délit. Il s'est inquiété de voir que ces gens croyaient être à l'abri des lois sur le web.

Des renseignements détaillés d'identification, incluant noms, adresses, numéros de téléphone et courriels, sont désormais entre les mains d'Interpol et doivent être transmis aux autorités responsables de l'application de la loi dans les pays concernés, a mentionné Peter à La Presse Canadienne, à partir d'Amsterdam.

Un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada a indiqué « ne pas avoir d'information à fournir pour le moment » concernant cette opération.

L'opération impliquait une identité inventée d'une fillette de 10 ans des Philippines, nommée « Sweetie », qui s'inscrivait dans plusieurs forums prisés des enfants et adolescents. Les prédateurs sexuels interpellaient immédiatement la fillette.

« Montre-moi tes jambes », écrit l'un d'entre eux. « Babyyyy, combien? $$$ », écrit un autre.

Les quatre enquêteurs comptaient aussi sur une création animée en 3D de « Sweetie », bien qu'il n'ait généralement pas eu à en faire l'usage pour piéger les prédateurs.

Globalement, 20 172 adultes ont offert de payer entre 1 $ et 100 $ en utilisant des cartes de crédit prépayées non repérables pour voir une démonstration à caractère sexuel de « Sweetie » sur caméra web, bien qu'il leur ait été signifié à au moins deux reprises qu'elle était âgée de seulement 10 ans.

La Presse Canadienne


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L'enquête sur Duffy se rapproche du bureau de Harper

La Gendarmerie royale du Canada est à la recherche d'une série de courriels et de documents qui pourraient ajouter du poids aux allégations du sénateur Mike Duffy sur le rôle qu'aurait pu jouer le bureau du premier ministre Stephen Harper dans le scandale des dépenses injustifiées.

Selon une lettre datée de vendredi dernier obtenue par le réseau CBC, signée par Biage Carrese, de la division nationale de la GRC, « l'existence de tels documents pourrait être la preuve des agissements criminels d'autres personnes ».

La GRC rechercherait notamment des courriels détaillant un scénario qui aurait été imposé au sénateur Duffy pour cacher le fait que le chef de cabinet de M. Harper à l'époque, Nigel Wright, allait verser un chèque de 90 000 $ à M. Duffy pour lui permettre de rembourser ses dépenses inappropriées.

Le sénateur Duffy avait affirmé aux médias avoir contracté un prêt de la banque RBC pour rembourser ses dettes. Or, la semaine dernière, il a soutenu que « cette phrase » sur le prêt de RBC faisait partie d'un plan de communication qui lui avait été envoyé par courriel par le bureau du premier ministre.

La GRC souhaite aussi obtenir des courriels déjà déposés par M. Duffy au Sénat. L'un d'eux, en provenance de Nigel Wright et daté du 4 décembre 2012, confirmerait que les dépenses du sénateur étaient conformes. Un autre, daté de janvier 2009 et provenant d'un employé du bureau de la sénatrice Marjory LeBreton, ancienne leader du gouvernement au Sénat, indiquerait que le Sénat peut établir lui-même ce qu'est une « résidence », faisant référence aux règles entourant les allocations de logement.

Samedi, le président du Fonds conservateur, le sénateur Irving Gerstein, a fait comme le premier ministre Harper et mis la responsabilité de l'affaire sur les épaules de l'ex-chef de cabinet Nigel Wright, alors que l'avocat de ce dernier a affirmé que le Parti conservateur aurait initialement envisagé de repayer l'argent. Le parti a tout de même payé les frais d'avocats de M. Duffy, soit plus de 13 000 $.

Vendredi, dans un discours au congrès conservateur à Calgary, le premier ministre Harper a appelé le Sénat à suspendre sans salaire les trois sénateurs fautifs dans l'affaire des dépenses injustifiées.

Avec CBC

Lire aussi : 

Trois sénateurs fautifs, trois votes de suspension?

Le sénateur Duffy implique directement Harper


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Trois blessés dans l’évacuation d’un avion à Montréal-Trudeau

Trois passagers d'un avion de Royal Air Maroc ont été légèrement blessés dans l'évacuation d'urgence d'un appareil qui venait d'atterrir à l'aéroport Montréal-Trudeau, en fin d'après-midi.

Un incendie s'est déclaré dans un convoyeur, sous l'appareil, lors du déchargement des bagages. À ce moment, les passagers étaient déjà en train de débarquer, a expliqué un porte-parole du Bureau de la sécurité des transports (BST).

Constatant la présence de l'incendie, le personnel navigant a décidé d'ouvrir les portes de l'appareil et d'évacuer les passagers restants à l'aide des toboggans d'urgence.

Deux des trois personnes blessées l'ont été à la cheville, la troisième a été traitée pour un choc nerveux. Le porte-parole du BST a infirmé un premier bilan de sept blessés, qui a circulé lundi en soirée.

L'appareil de Royal Air Maroc, un Boeing 767, a atterri à Montréal avec 250 passagers à bord.

Une porte-parole d'Aéroports de Montréal a affirmé que l'incident « n'a pas perturbé » les opérations de l'aéroport.

Les enquêteurs du BST doivent se rendre sur les lieux, mardi, pour amorcer leur enquête.

Selon un porte-parole de l'agence fédérale, ce type d'incendie est rare. De plus, la compagnie Servisair, qui opère le convoyeur à bagages, serait reconnue pour sa fiabilité en matière de sécurité.


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Régis Labeaume réélu à Québec avec 74 % des voix

Written By Unknown on Senin, 04 November 2013 | 16.20

Olivier Bachand raconte

Régis Labeaume gagne son pari : il est réélu à la tête de la Ville de Québec avec le mandat fort qu'il réclamait pour augmenter son rapport de force face aux syndicats des employés municipaux et au gouvernement. Il rafle  74,2 % des voix et 18 des 21 sièges à l'Hôtel de Ville.

Démocratie Québec, qui avait quatre conseillers avant le déclenchement des élections, n'en a plus que trois.

Le candidat vedette Paul Shoiry représente le seul gain du parti d'opposition. L'ancien maire de Sillery s'est fait élire dans Saint-Louis-Sillery avec 60 % de l'appui populaire.

Les conseillers sortants Anne Guérette du district du Cap-aux-Diamants et Yvon Bussières dans Montcalm-Saint-Sacrement sont réélus. 

Le chef de Démocratie Québec, David Lemelin, qui a obtenu 23,9 % des votes au poste de maire, ne fera pas son entrée à l'Hôtel de Ville comme il le souhaitait. Il mord la poussière également au poste de conseiller. Il tentait de se faire élire avec l'aide d'un colistier, Conrad Verret, dans Cap-Rouge-Laurentien. Or, c'est le candidat d'Équipe Labeaume, Laurent Proulx, qui remporte l'élection avec 53,1 %. David Lemelin arrive deuxième avec 27,1 %. 

Autre déception pour David Lemelin : les conseillers sortants Ginette Picard-Lavoie et Patrick Paquet, qui avaient joint l'opposition après avoir claqué la porte d'Équipe Labeaume, n'ont pas réussi à se faire réélire sous la bannière de Démocratie Québec.

Rappelons qu'avant le déclenchement des élections, Équipe Labeaume avait 21 des 27 sièges au conseil municipal. L'opposition était formée de quatre conseillers de Démocratie Québec et d'un indépendant. Un siège était vacant. Le nombre de districts municipaux est passé de 27 à 21.

Régis Labeaume avait obtenu 79,9 % du vote populaire en 2009.

Un vote historique, selon Labeaume

Régis Labeaume a mené une troisième course électorale qu'il a qualifiée de référendaire sur le thème des conditions de travail des employés municipaux qu'il veut modifier et des déficits des caisses de retraite, dont il souhaite le partage à parts égales. 

Il a parlé d'un « vote historique » en commentant sa victoire. « C'est la première fois que des citoyens d'une grande ville au Québec se prononcent sur l'enjeu des déficits des régimes de retraite quel que soit le pallier de gouvernement. Et c'est ici même à Québec que le mouvement est lancé », a indiqué le maire Labeaume, réuni autour de sa nouvelle équipe au Château Bonne Entente.

Il n'a pas tardé à lancer un appel aux députés élus à l'Assemblée nationale. « Soyez conscients que la population réclame du changement et nous allons aller de l'avant avec celui-ci. J'attends impatiemment de connaître vos opinions à nos propositions ». 

Aux syndicats qui l'ont accusé à plusieurs reprises durant la campagne de négocier sur la place publique, il a dit : « Tout peut se régler par la négociation. J'invite les leaders syndicaux à prendre acte des résultats et des défis qui nous attendent. [...] Des acquis d'une autre époque devront être revus ».

Lemelin battu, mais « pas abattu »

David Lemelin, 40 ans, sollicitait un premier mandat à la mairie de Québec. Celui qui est chef de Démocratie Québec depuis juin 2012 n'a certainement pas eu la fin de campagne qu'il souhaitait. À deux jours du scrutin, il a dû s'expliquer sur son passé judiciaire. Le Journal de Québec a révélé qu'il avait été condamné pour voies de fait sur une ex-conjointe, il y a 20 ans, mais a obtenu un pardon. 

« Je ne suis pas abattu. Je respecte le résultat électoral du premier au dernier. La démocratie a parlé. Je suis serein. C'est sûr que je suis déçu sur le plan humain parce qu'on a travaillé très fort pendant la campagne et même tous les mois avant. Je suis déçu pour l'équipe, je suis déçu pour tout ceux qui ont travaillé, mais je ne suis pas amer », a commenté le candidat déchu.

Le chef de Démocratie Québec fera le bilan des résultats électoraux lundi matin avec ses candidats.

Légère hausse du taux de participation

Le haut taux de participation établi lors du vote par anticipation s'est maintenu. En tout, 54,9 % des électeurs de Québec se sont rendus aux urnes, en incluant les 14,4 % des gens qui avaient voté dimanche dernier. Plus de 403 700 citoyens pouvaient exercer leur droit de vote sur une population de près de 525 000 habitants.

Aux élections en 2009, le taux de participation s'élevait à 49,3 %.

Résultats de l'élection municipale à Québec
District Candidat élu
Cap-aux-Diamants Anne Guérette (DQ) - 55 %
Cap-Rouge - Laurentien Laurent Proulx (EL) - 53,1 %
La Chute-Montmorency - Seigneurial Julie Lemieux (EL) - 76,7 %
Duberger - Les Saules Dominique Tanguay ((EL) - 70,5 %
Lac-Saint-Charles - Saint-Émile Steeve Verret (EL) - Élu par acclamation
Limoilou Suzanne Verreault (EL) - 63,5 %
Loretteville - Les Châtels Raymond Dion (EL) - 64,6 %
Louis XIV Michelle Morin-Doyle (EL) - 71 %
Maizerets - Lairet Geneviève Hamelin (EL) - 68,4 %
Les Monts Patrick Voyer (EL) - 71,1 %
Montcalm - Saint-Sacrement Yvon Bussières (DQ) - 58,1 %
Neufchâtel - Lebourgneuf Jonatan Julien (EL) - 72,5 %
Le Plateau Rémy Normand (EL) - 68,2 %
La Pointe-de-Sainte-Foy Anne Corriveau (EL) - 59,8 %
Robert-Giffard Jérémie Ernould (EL) - 69,6 %
Sainte-Thérèse-de-Lisieux Marie France Trudel (EL) - 74,9 %
Saint-Louis - Sillery Paul Shoiry (DQ) - 60,5 %
Saint-Roch - Saint-Sauveur Chantal Gilbert (EL) - 61,5 %
Saint-Rodrigue Vincent Dufresne (EL) - 74,4 %
Val-Bélair Sylvain Légaré (EL) - 71,8 %
Vanier Natacha Jean (EL) - 76,0 %

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Denis Coderre nouveau maire de Montréal

François Cormier était à L'Astral

L'ex-député libéral Denis Coderre est devenu dimanche soir le nouveau maire de Montréal en raflant 31,5 % du vote, contre 26,5 % pour sa plus proche rivale, Mélanie Joly, du Vrai Changement pour Montréal.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, arrive en troisième place avec 26,1 % des voix, et Marcel Côté, de Coalition Montréal, termine la course avec 12,9 % des voix.

Denis Coderre devient par cette élection le quatrième maire de Montréal cette année après Gérald Tremblay, Michael Applebaum et Laurent Blanchard. Il devient aussi le 44e maire de Montréal.

Discours de Denis Coderre

Devant ses partisans en liesse réunis au Théâtre Corona, Denis Coderre a prononcé un discours unificateur, où il a tendu la main à tous ceux et celles qui voudront oeuvrer avec son Équipe pour rendre à Montréal ses lettres de noblesse.

« Montréal a besoin de se retrouver. Montréal a besoin d'avoir des hommes et des femmes qui ne seront pas dédiés dans une foulée partisane, mais dans la reconstruction de ce lien de confiance et de faire en sorte que Montréal puisse rayonner à nouveau. » — Denis Coderre, maire de Montréal

Assurant avoir déjà parlé à certains ministres et à certains maires, Denis Coderre a affirmé leur avoir fait part de sa volonté d'assumer son leadership autant à Montréal que sur la scène régionale.

Le nouveau maire a poursuivi en déclarant que Montréal est une grande métropole, incontournable, et que ses citoyens allaient désormais se faire respecter comme tels.
Denis Coderre a enfin invité tous les citoyens qui ont leur ville à cœur et les employés de la Ville à travailler de concert avec son équipe à la réussite de la métropole.

« Montréal deviendra par notre technologie [...] une ville intelligente, mais Montréal sera également une ville honnête. » — Denis Coderre, maire de Montréal

Mélanie Joly là pour rester

Discours de Mélanie Joly

Loin d'être abattue par la victoire d'Équipe Coderre, Mélanie Joly s'est présentée tout sourire devant ses partisans réunis au Théâtre Plaza dans une ambiance festive où on célébrait la performance du Vrai changement pour Montréal, qui termine cette longue course à la mairie en deuxième place.

Enthousiaste et visiblement fière du travail accompli, Mélanie Joly, dont la colistière, Marie-Claude Johnson, n'a pas été élue dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, a expliqué qu'elle ne pourra pas siéger au conseil municipal, mais qu'elle comptait se présenter dès la prochaine élection d'un poste de conseiller de ville pour tenter d'y faire son entrée.

« Montréalais, nous avons entendu votre désir de changement et soyez assurés que je suis là pour rester! Pour continuer à incarner ce vrai changement pour Montréal et je m'engage d'ailleurs à me présenter au premier poste de conseiller de ville qui sera disponible. » — Mélanie Joly, chef du Vrai changement pour Montréal

Richard Bergeron réfléchit à son avenir

Discours de Richard Bergeron

Dans un discours assez court, Richard Bergeron a déclaré qu'avec 22 élus, Projet Montréal devenait l'opposition officielle à l'hôtel de ville. Il a tendu la main à Denis Coderre pour relancer Montréal.

« Nous ne serons pas une opposition d'opposition puisque c'est stérile », a-t-il dit. Si M. Coderre veut aller dans le bon sens, nous l'aiderons à réaliser des projets ».

M. Bergeron, qui en était à sa troisième campagne électorale à la mairie, n'a pas encore décidé de son avenir politique. « J'ai gagné par une très courte avance par le biais de ma colistière dans Saint-Jacques. Pour ce soir je n'en dit pas plus ».

Il a conclu en disant qu'il réfléchirait à toutes les options et qu'il en discuterait avec sa colistière, Janine Krieber. Sa décision sera connue d'ici 12 jours.

Marcel Côté positif malgré tout

Discours de Marcel Côté

Dans un discours sans amertume, le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, a remercié ses partisans et son équipe sans aborder la victoire de son adversaire Denis Coderre. Se contentant de saluer le travail et le courage de tous ceux et celles qui se sont présentés, tous partis confondus, Marcel Côté n'a exprimé aucun regret et s'est dit malgré tout satisfait du travail accompli.

« Je reste convaincu que Montréal a besoin d'une véritable révolution tranquille. Montréal doit se réformer jusque dans ses racines. » — Marcel Côté, chef de Coalition Montréal

Son colistier ayant été battu dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Marcel Côté ne pourra pas siéger à l'hôtel de ville.

La soirée a été particulièrement difficile pour Coalition Montréal. Le maire sortant, Laurent Blanchard, a notamment été battu dans le district Hochelaga, où il briguait un poste de conseiller de ville.

Même l'ancienne ministre Louise Harel, qui avait tenté sa chance à la mairie en 2009, a été défaite par la candidate de Projet Montréal dans le district Sainte-Marie (arrondissement de Ville-Marie), où elle tentait d'être élue conseillère. Mme Harel, qui devait se présenter à la mairie comme chef du parti Vision Montréal, avait fait le choix de céder sa place à Marcel Côté et de fonder avec lui le nouveau parti Coalition Montréal, dont l'avenir est aujourd'hui incertain.

L'autre cofondateur du parti, Marvin Rotrand, a néanmoins été réélu comme conseiller dans le district Snowdon.

La majorité échappe à Coderre

Denis Coderre ne pourra toutefois pas nécessairement compter sur une majorité au conseil municipal.

Les dernières projections laissaient penser que 28 membres de son parti siègeraient au conseil, contre 20 pour Projet Montréal, 6 pour Coalition Montréal, 3 pour Le Vrai changement à Montréal et 8 indépendants.

Or, les 8 indépendants, issus de formations politiques locales dans les arrondissements d'Anjou, d'Outremont, de LaSalle et de Lachine, sont assez proches de Denis Coderre et pourraient l'aider à gouverner.

Le conseil municipal compte 65 sièges. Il faut donc au moins 33 élus pour former une majorité.

La main mise sur les arrondissements

C'est également l'Équipe Denis Coderre qui devrait contrôler le plus grand nombre de mairies d'arrondissement, mais encore là, il n'aura pas carte blanche.

M. Coderre pourra compter sur huit arrondissements, soit Ahuntsic-Cartierville (Pierre Gagnier), Montréal-Nord (Gilles Deguire), Pierrefonds-Roxboro (Dimitrios Beis), Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (Chantal Rouleau), Saint-Léonard (Michel Bissonnet), Verdun (Jean-François Parenteau) et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extenstion (Anie Samson).

Anjou (Luis Miranda), Outremont (Marie Cinq-Mars), LaSalle (Manon Barbe) et Lachine (Claude Dauphin) seront dirigés par des maires indépendants.

Coalition Montréal a gardé la main sur Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (Réal Ménard), mais elle a aussi gagné dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (Russell Copeman), l'arrondissement le plus populeux de la ville. Son candidat dans le Sud-Ouest, Benoît Dorais, pourrait également être réélu lorsque le décomptage sera terminé; après le dépouillement de 203 boîtes sur 224, il n'avait que 8 voix d'avance sur son adversaire Jason Prince, de Projet Montréal.

Projet Montréal a réussi à conserver le Plateau-Mont-Royal (Luc Ferrandez) et Rosemont-La Petite-Patrie (François Croteau).

Enfin, Le Vrai changement pour Montréal contrôlera la mairie de l'Ile-Bizard-Sainte-Geneviève grâce à Normand Marinacci.

Luc Ferrandez, maire réélu sur le Plateau Mont-Royal


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Gatineau a choisi le changement avecMaxime Pedneaud-Jobin

Action Gatineau a remporté son pari. Le chef Maxime Pedneaud-Jobin est le nouveau maire de Gatineau. Il a défait Marc Bureau, qui briguait un troisième mandat.

Dès le début du dépouillement des urnes, M. Pedneaud-Jobin a pris les devants, maintenant sa distance avec M. Bureau.

Maxime Pedneaud-Jobin a finalement coiffé son opposant avec 52,6 % des voix, soit environ 16 points de plus que Marc Bureau (36,1 %).

Jacques Lemay de son côté a reçu 9,6 % des appuis.

Maxime Pedneaud-Jobin estime qu'il y a eu un « grand désir de changement », évoquant notamment les deux mandats à la mairie de Marc Bureau.

La grogne entourant la mise en service du Rapibus a aussi joué, selon lui. La situation « a illustré un style de leadership dont les gens ne voulaient plus », estime-t-il.

Il concède toutefois que « la réponse des citoyens est assez ambiguë », ou du moins « prudente ». Si sa victoire a été nette à la mairie, il dirigera en effet un conseil minoritaire.

Seulement quatre candidats du parti ont été élus.

« On n'ira pas jusqu'au bout de l'aventure. Mais les quatre prochaines années seront intéressantes. » — Maxime Pedneaud-Jobin, nouveau maire de Gatineau

M. Pedneaud-Jobin s'engage à rencontrer l'ensemble des conseillers élus afin de bien travailler ensemble.

Il déposera également au conseil le programme avec lequel il a été élu afin de présenter ses idées.

Les réactions politiques

De son côté, Marc Bureau a félicité M. Pedneaud-Jobin pour sa victoire. Il a également remercié les citoyens qui l'avaient appuyé et eu une bonne pensée pour les conseillers défaits.

« Tout au long de ces années, je peux vous dire, ça a été un bonheur et un honneur de vous représenter. » — Marc Bureau, ex-maire de Gatineau

M. Bureau a aussi tenu à saluer le travail de son équipe, dont celui de son chef de cabinet, et a eu de bons mots pour sa famille qui l'a toujours soutenu. « Ils ont toujours vécu la politique. [...] Ils [mes quatre enfants] ont toujours grandi avec la politique. »

Marc Bureau a tenu à déclarer qu'il ne quittait pas sur une note triste « parce que ça m'a permis, à travers les années de rencontrer des citoyens que je n'aurais pas pu rencontrer autrement », a-t-il dit.

De son côté, Jacques Lemay s'est dit déçu des résultats. « Les citoyens de Gatineau ont décidé qu'ils voulaient un changement et M. Pedneaud-Jobin est le nouveau changement », a-t-il lancé.

Il prendra le temps dès lundi de réfléchir sur sa campagne, sans toutefois faire une croix sur la politique municipale.

« Je suis fier de ce qu'on a fait, avec les gens que j'avais. J'ai dit qu'on avait une équipe jeune et de coeur. » — Jacques Lemay, candidat défait à la mairie de Gatineau

Enfin, le maire d'Ottawa, Jim Watson, a rapidement félicité sur son compte Twitter le nouveau maire de Gatineau. « J'ai hâte de travailler ensemble sur des enjeux communs », a-t-il écrit.

Quatre candidats d'Action Gatineau élus

M. Pedneaud-Jobin pourra compter sur quatre candidats qui défendaient les couleurs du parti municipal.

Dans le district de Buckingham, l'ancien secteur de M. Pedneaud-Jobin, les électeurs ont choisi la continuité en appuyant le candidat du parti, Martin Lajeunesse.

Myriam Nadeau a également obtenu la faveur populaire dans le district de Pointe-Gatineau.

Dans le district de l'Orée-du-Parc, la lutte a été serrée entre Mireille Apollon et Bruno Bonneville. Le conseillère sortante a finalement obtenu un second mandat avec près de 59 % des suffrages.

Quant au conseiller sortant Alain Riel, un proche de Marc Bureau, il a été défait dans le district de Deschênes par le candidat d'Action Gatineau, Richard Bégin.

M. Pedneaud-Jobin a toutefois perdu un allié de la première heure. Stefan Psenak a été défait dans le district d'Aylmer. Il s'est incliné par 320 voies devant la candidate indépendante Josée Lacasse.

La participation a atteint un sommet à Gatineau. Au total, 64 596 électeurs ont exercé leur droit de vote dimanche, soit un taux de participation de 34,17 %. En incluant le vote par anticipation, celui au bureau du président d'élection ainsi que le vote itinérant, la participation s'est élevée à 42,17 %.


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Les Lavallois choisissent Marc Demers

Entrevue avec Marc Demers

L'ex-policier Marc Demers, du Mouvement lavallois, a finalement remporté l'élection à la mairie de Laval. ll aura été talonné une bonne partie de la soirée par son principal adversaire Jean-Claude Gobé, d'Action Laval.

À minuit, M. Demers avait obtenu 44 % des voix et M. Gobé 24  %.

Claire Le Bel, d'Option Laval, avait quant à elle récolté 12 % des voix exprimées contre 10,8 % pour Robert Bordeleau du Parti au service du citoyen (PSC).

Des adversaires de Marc Demers entendent contester son élection

L'élection de M. Demers pourrait être contestée sous peu parce qu'il n'a pas habité la ville durant une période de temps assez longue avant le dépôt de sa candidature. Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a toutefois déclaré dimanche soir qu'il n'avait pas encore reçu de contestation à ce sujet.

Mais dimanche soir, peu de temps après la publication des résultats du scrutin, la candidate d'Option Laval, Claire Le Bel a remis en cause la légitimité de la candidature de Marc Demers et déclaré qu'elle entendait contester son élection. Le chef du PSC, Robert Bordeleau, a aussi affirmé que l'élection de Marc Demers soulevait des doutes parmi les citoyens et qu'elle serait contestée.

Questionné par l'animateur Patrice Roy sur une éventuelle contestation de son élection par ses adversaires, Marc Demers a déclaré qu'il n'y avait aucun nuage qui planait au-dessus de sa tête et que sa situation était tout à fait légale, avis juridiques et jugements à l'appui.

Pas de levée immédiate de la tutelle

En ce qui a trait à la tutelle exercée sur la ville de Laval par le gouvernement du Québec depuis le mois d'août dernier, Marc Demers a expliqué qu'il n'a pas l'intention d'exiger la levée immédiate de la tutelle.

Marc Demers précise qu'il veut dans un premier temps rencontrer les tuteurs de la ville pour leur demander de demeurer en poste un certain temps à titre de conseillers afin de bénéficier de l'expérience qu'ils ont acquise au cours des derniers mois aux commandes de la municipalité.

Reste à savoir comment le gouvernement du Québec recevra cette proposition du nouveau maire, car depuis le début de la campagne électorale, le ministère des Affaires municipales a établi que la tutelle serait maintenue à Laval au-delà de l'élection du nouveau maire pour une période de transition, sans toutefois en préciser la durée.

Le ministre Gaudreault a déclaré à ce sujet dimanche que la tutelle de Laval pourrait être levée au cours des prochaines semaines.

Changement à Mascouche

Par ailleurs, à Mascouche, après 20 ans de corruption alléguée sous le règne de Richard Marcotte,

Guillaume Tremblay a été élu avec 53 % des voix - une victoire qui s'est faite en dépit des allégations de l'entrepreneur Normand Trudel, arrêté l'an dernier par l'Unité anticorruption de la Sûreté du Québec (UPAC), qui affirme lui avoir versé plusieurs milliers de dollars en liquide pour financer son investiture dans Masson pour le Parti québécois (PQ) en 2007.

Son adversaire Luc Thériault, qui se présentait contre lui à l'investiture de 2007, a obtenu 36 % des votes.


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Canadien 1 - Avalanche 4 - Pas de point pour les papas

Written By Unknown on Minggu, 03 November 2013 | 16.21

Le voyage du Canadien au Minnesota et au Colorado était peut-être une réussite au niveau humain avec une thématique père-fils, mais sur la patinoire, on parle plutôt d'un échec.

Le Canadien (8-7-0) s'est incliné 4-1 devant l'Avalanche du Colorado (12-1-0), samedi, à Denver, une deuxième défaite en deux soirs pour les hommes de Michel Therrien.

À son tout premier match contre son ancienne équipe en tant qu'entraîneur-chef, Patrick Roy savoure donc la victoire, une sixième de suite.

C'est avec son noyau de jeunes attaquants que l'Avalanche a triomphé, Gabriel Landeskog en tête. Le jeune capitaine a inscrit le premier but en plus de préparer le deuxième, quand Nathan MacKinnon a sauté sur le long retour accordé par Peter Budaj sur un tir de Landeskog.

Ryan O'Reilly, sur un revirement impardonnable de P.K. Subban derrière le filet, a ajouté le but d'assurance, tandis que Pierre-Alexandre Parenteau a marqué dans un filet désert.

Brendan Gallagher, sur un retour de tir de Subban en avantage numérique, a privé Jean-Sébastien Giguère d'un jeu blanc.

Budaj voit donc sa séquence de victoires s'arrêter à 10. S'il avait battu l'Avalanche, il aurait égalé le record d'équipe établi par George Hainsworth... en 1927! À l'exception du but de MacKinnon, Budaj ne peut toutefois pas s'en vouloir pour la défaite. Il a réalisé 27 arrêts, dont 5 aux dépens de Landeskog, de loin le meilleur attaquant du clan vainqueur dans la rencontre.

À l'autre bout, Giguère a repoussé 29 rondelles pour signer son quatrième gain en quatre sorties cette saison. Malgré son succès, il « hausse » du même coup sa microscopique moyenne à 0,75... Une belle façon de passer de la parole aux actes après avoir dénoncé l'attitude de certains coéquipiers à la fin de la dernière saison...

Des expériences

À la recherche d'une étincelle, Therrien a proposé de nouveaux trios en troisième période. La combinaison la plus intrigante réunissait Brendan Gallagher et Max Pacioretty, avec comme joueur de centre Alex Galchenyuk. C'est d'ailleurs cette unité qui a produit l'unique filet des Montréalais.

Il s'agissait d'une première présence pour Galchenyuk à sa position naturelle cette saison. Il sera intéressant de voir si Therrien souhaitera reproduire l'expérience, lui qui répète qu'il ne souhaite pas brusquer le développement de son jeune prodige.

Cette mutation de Galchenyuk au centre venait en réaction à une décision réclamée par plusieurs depuis quelques jours. David Desharnais a été cloué au banc en première moitié de troisième période, et n'a finalement eu droit qu'à trois présences au dernier tiers. Comble du malheur, il était sur la patinoire quand O'Reilly a marqué.

Du reste, il s'est montré relativement discret et n'a pas même tenté de tir au but, et ce, même s'il a été jumelé en début de match à Max Pacioretty, dont c'était le retour au jeu.

Desharnais a de nouveau été tenu en échec et compte toujours un seul point en 15 matchs saison. En remontant à la saison 2013, le petit centre compte un seul but à ses 32 derniers matchs.

Le quatrième trio, composé de George Parros, Ryan White et Louis Leblanc, a également connu une soirée difficile, comme la veille au Minnesota. Parros a pris une punition finalement sans conséquence en période médiane, et l'unité a souvent été coincée dans son territoire.

Parros et White ont également livré un combat chacun, les deux en début de match.

À noter

  • Pacioretty était de retour au jeu après avoir raté les huit derniers matchs en raison d'une blessure à une cuisse. Pour lui faire une place, Mike Blunden a été laissé de côté.
  • L'attaquant de l'Avalanche Alex Tanguay a quitté le match en deuxième période, blessé à un genou. Il subira des examens approfondis lundi.
  • Subban, Andrei Markov et Lars Eller ont tous trois conclu la rencontre avec un différentiel de -3. Les trois joueurs étaient cependant sur la patinoire sur le but dans le filet désert.
  • Avant le match, l'Avalanche a retiré le chandail numéro 52 de l'ancien défenseur Adam Foote.

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Six millions de Québécois aux urnes

Le compte à rebours est commencé dans toutes les municipalités du Québec. Il ne reste plus que quelques heures avant de connaître le nouveau visage des maires et des conseillers municipaux des villes de la province. L'heure est au bilan.

Au total, 1103 postes de maires sont en jeu. Or, ce ne sont pas toutes les villes qui sont en élections. 47 % des villes ont déjà élu leur maire. Ainsi, 510 maires et 4306 conseillers ont été élus sans opposition. Ces chiffres sont similaires à ceux des élections municipales de 2009, alors que 548 maires et 3984 avaient été élus sans adversaires.

Plus de 1000 municipalités sont appelées aux urnes ce dimanche. De nombreux postes sont à pourvoir et 13 247 candidats sont en lice. Une hausse de 4 % par rapport à 2009. Cette hausse s'est effectuée malgré le cynisme et le resserrement des règles sur le plan du financement des partis politiques.

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, s'est réjoui de cette hausse de candidatures. « Plus de candidats aux postes de conseiller, plus de candidats aux postes de maire. Il y a plus de femmes qui ont déposé leur candidature, plus de jeunes en bas de 35 ans. Ça, c'est la bonne nouvelle! Malgré l'année qu'on a eue, il y a quand même beaucoup de candidats. »

Le gouvernement du Québec espère une forte participation des citoyens. Aux dernières élections municipales, seulement 45 % des électeurs s'étaient prévalus de leur droit de vote.

« C'est la municipalité qui est le niveau de gouvernement le plus près des citoyens. » — Ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault

Les bureaux de vote ouvrent à 10 h et ferment à 20 h. Il faut une pièce d'identité pour se prévaloir de son droit de vote.

Le dépouillement débutera dès la fermeture des bureaux de scrutin, mais il pourrait commencer à 18 h pour le vote par anticipation, dans certains cas et à certaines conditions.

Tour d'horizon des villes du Québec

Québec : Les analystes et les sondeurs prévoient la réélection de Régis Labeaume, le maire sortant.

Saguenay : Même si l'administration du maire sortant Jean Tremblay a été blâmée à plusieurs reprises pendant la campagne électorale, sa popularité semble inébranlable. Son opposant, Paul Grimard, pourrait faire quelques gains. 

Sherbrooke : Lutte à quatre, dont le favori est le maire sortant Bernard Sévigny.

Trois-Rivières : Six candidats briguent la mairie de Trois-Rivières, du jamais vu pour cette ville de plus de 130 000 habitants. Le maire sortant Yves Lévesque sollicite un quatrième mandat. 

Gatineau : Le maire sortant Marc Bureau sollicite un troisième mandat. Il fait face à plusieurs critiques suite au lancement du Rapibus qui a fait plusieurs ratés.

Lévis : Premiere course à la mairie depuis 8 ans. Six candidats tentent de succéder à la mairesse sortante, Danielle Roy-Marinelli, qui quitte la vie politique.

Abitibi-Témiscamingue : Val-d'Or change de maire pour la première fois en 13 ans. La campagne à Malartic a été marquée par des tensions entre le maire sortant et des conseillers. Les maires sortants respectifs des villes de Rouyn-Noranda et Amos tentent de briguer un nouveau mandat. L'un des principaux enjeux de la campagne est l'économie.

Est-du-Québec : Un vent de changement se fait sentir. La plupart des maires sortants ne se représentent pas.

Choix difficiles pour les Montréalais

Le système électoral municipal montréalais est le plus complexe au pays. Les choix ne sont pas faciles à faire. Selon l'arrondissement dans lequel ils habitent, les citoyens doivent voter pour deux à cinq postes différents.

En plus du maire de Montréal, certains devront choisir un maire d'arrondissement, un conseiller de ville et des conseillers d'arrondissement.

Depuis les fusions de 2004, le système électoral montréalais est divisé en deux paliers : la mairie centrale et les mairies d'arrondissement. Les électeurs votent donc pour le maire de Montréal, un maire d'arrondissement, un conseiller de ville et un ou deux conseillers d'arrondissement.

« On retrouve des conseillers de la ville qui vont siéger à la fois au conseil d'arrondissement et au conseil de la ville. Dans certains quartiers, il y a des conseillers d'arrondissements, dont le pouvoir et les compétences se situent exclusivement au niveau des questions d'arrondissement, des compétences qui rythment la vie quotidienne comme la circulation locale, les parcs locaux, les bibliothèques, etc. », explique le porte-parole d'Élection Montréal, Pierre G. Laporte.

Les électeurs peuvent donc cibler des objectifs différents à chaque niveau. Choisir par exemple un maire pour sa vision de la ville centre, mais préférer le programme d'un autre parti au niveau de l'arrondissement.

Danielle Pilette, professeur en Science de la gestion à l'UQAM, croit que plusieurs choix stratégiques peuvent ainsi s'offrir aux électeurs. Ils peuvent souhaiter « que le maire au conseil de ville ne soit pas trop fort » et voter pour « un conseiller de ville d'une autre équipe, qui lui va représenter les arrondissements au conseil de ville », c'est-à-dire le budget. 

Avec quatre principaux partis et une multitude de candidats indépendants, la représentation à l'hôtel de ville de Montréal lundi prochain risque d'être plus diversifiée que jamais.


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