Diberdayakan oleh Blogger.

Popular Posts Today

Canadien 1 - Avalanche 4 - Pas de point pour les papas

Written By Unknown on Minggu, 03 November 2013 | 16.21

Le voyage du Canadien au Minnesota et au Colorado était peut-être une réussite au niveau humain avec une thématique père-fils, mais sur la patinoire, on parle plutôt d'un échec.

Le Canadien (8-7-0) s'est incliné 4-1 devant l'Avalanche du Colorado (12-1-0), samedi, à Denver, une deuxième défaite en deux soirs pour les hommes de Michel Therrien.

À son tout premier match contre son ancienne équipe en tant qu'entraîneur-chef, Patrick Roy savoure donc la victoire, une sixième de suite.

C'est avec son noyau de jeunes attaquants que l'Avalanche a triomphé, Gabriel Landeskog en tête. Le jeune capitaine a inscrit le premier but en plus de préparer le deuxième, quand Nathan MacKinnon a sauté sur le long retour accordé par Peter Budaj sur un tir de Landeskog.

Ryan O'Reilly, sur un revirement impardonnable de P.K. Subban derrière le filet, a ajouté le but d'assurance, tandis que Pierre-Alexandre Parenteau a marqué dans un filet désert.

Brendan Gallagher, sur un retour de tir de Subban en avantage numérique, a privé Jean-Sébastien Giguère d'un jeu blanc.

Budaj voit donc sa séquence de victoires s'arrêter à 10. S'il avait battu l'Avalanche, il aurait égalé le record d'équipe établi par George Hainsworth... en 1927! À l'exception du but de MacKinnon, Budaj ne peut toutefois pas s'en vouloir pour la défaite. Il a réalisé 27 arrêts, dont 5 aux dépens de Landeskog, de loin le meilleur attaquant du clan vainqueur dans la rencontre.

À l'autre bout, Giguère a repoussé 29 rondelles pour signer son quatrième gain en quatre sorties cette saison. Malgré son succès, il « hausse » du même coup sa microscopique moyenne à 0,75... Une belle façon de passer de la parole aux actes après avoir dénoncé l'attitude de certains coéquipiers à la fin de la dernière saison...

Des expériences

À la recherche d'une étincelle, Therrien a proposé de nouveaux trios en troisième période. La combinaison la plus intrigante réunissait Brendan Gallagher et Max Pacioretty, avec comme joueur de centre Alex Galchenyuk. C'est d'ailleurs cette unité qui a produit l'unique filet des Montréalais.

Il s'agissait d'une première présence pour Galchenyuk à sa position naturelle cette saison. Il sera intéressant de voir si Therrien souhaitera reproduire l'expérience, lui qui répète qu'il ne souhaite pas brusquer le développement de son jeune prodige.

Cette mutation de Galchenyuk au centre venait en réaction à une décision réclamée par plusieurs depuis quelques jours. David Desharnais a été cloué au banc en première moitié de troisième période, et n'a finalement eu droit qu'à trois présences au dernier tiers. Comble du malheur, il était sur la patinoire quand O'Reilly a marqué.

Du reste, il s'est montré relativement discret et n'a pas même tenté de tir au but, et ce, même s'il a été jumelé en début de match à Max Pacioretty, dont c'était le retour au jeu.

Desharnais a de nouveau été tenu en échec et compte toujours un seul point en 15 matchs saison. En remontant à la saison 2013, le petit centre compte un seul but à ses 32 derniers matchs.

Le quatrième trio, composé de George Parros, Ryan White et Louis Leblanc, a également connu une soirée difficile, comme la veille au Minnesota. Parros a pris une punition finalement sans conséquence en période médiane, et l'unité a souvent été coincée dans son territoire.

Parros et White ont également livré un combat chacun, les deux en début de match.

À noter

  • Pacioretty était de retour au jeu après avoir raté les huit derniers matchs en raison d'une blessure à une cuisse. Pour lui faire une place, Mike Blunden a été laissé de côté.
  • L'attaquant de l'Avalanche Alex Tanguay a quitté le match en deuxième période, blessé à un genou. Il subira des examens approfondis lundi.
  • Subban, Andrei Markov et Lars Eller ont tous trois conclu la rencontre avec un différentiel de -3. Les trois joueurs étaient cependant sur la patinoire sur le but dans le filet désert.
  • Avant le match, l'Avalanche a retiré le chandail numéro 52 de l'ancien défenseur Adam Foote.

16.21 | 0 komentar | Read More

Six millions de Québécois aux urnes

Le compte à rebours est commencé dans toutes les municipalités du Québec. Il ne reste plus que quelques heures avant de connaître le nouveau visage des maires et des conseillers municipaux des villes de la province. L'heure est au bilan.

Au total, 1103 postes de maires sont en jeu. Or, ce ne sont pas toutes les villes qui sont en élections. 47 % des villes ont déjà élu leur maire. Ainsi, 510 maires et 4306 conseillers ont été élus sans opposition. Ces chiffres sont similaires à ceux des élections municipales de 2009, alors que 548 maires et 3984 avaient été élus sans adversaires.

Plus de 1000 municipalités sont appelées aux urnes ce dimanche. De nombreux postes sont à pourvoir et 13 247 candidats sont en lice. Une hausse de 4 % par rapport à 2009. Cette hausse s'est effectuée malgré le cynisme et le resserrement des règles sur le plan du financement des partis politiques.

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, s'est réjoui de cette hausse de candidatures. « Plus de candidats aux postes de conseiller, plus de candidats aux postes de maire. Il y a plus de femmes qui ont déposé leur candidature, plus de jeunes en bas de 35 ans. Ça, c'est la bonne nouvelle! Malgré l'année qu'on a eue, il y a quand même beaucoup de candidats. »

Le gouvernement du Québec espère une forte participation des citoyens. Aux dernières élections municipales, seulement 45 % des électeurs s'étaient prévalus de leur droit de vote.

« C'est la municipalité qui est le niveau de gouvernement le plus près des citoyens. » — Ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault

Les bureaux de vote ouvrent à 10 h et ferment à 20 h. Il faut une pièce d'identité pour se prévaloir de son droit de vote.

Le dépouillement débutera dès la fermeture des bureaux de scrutin, mais il pourrait commencer à 18 h pour le vote par anticipation, dans certains cas et à certaines conditions.

Tour d'horizon des villes du Québec

Québec : Les analystes et les sondeurs prévoient la réélection de Régis Labeaume, le maire sortant.

Saguenay : Même si l'administration du maire sortant Jean Tremblay a été blâmée à plusieurs reprises pendant la campagne électorale, sa popularité semble inébranlable. Son opposant, Paul Grimard, pourrait faire quelques gains. 

Sherbrooke : Lutte à quatre, dont le favori est le maire sortant Bernard Sévigny.

Trois-Rivières : Six candidats briguent la mairie de Trois-Rivières, du jamais vu pour cette ville de plus de 130 000 habitants. Le maire sortant Yves Lévesque sollicite un quatrième mandat. 

Gatineau : Le maire sortant Marc Bureau sollicite un troisième mandat. Il fait face à plusieurs critiques suite au lancement du Rapibus qui a fait plusieurs ratés.

Lévis : Premiere course à la mairie depuis 8 ans. Six candidats tentent de succéder à la mairesse sortante, Danielle Roy-Marinelli, qui quitte la vie politique.

Abitibi-Témiscamingue : Val-d'Or change de maire pour la première fois en 13 ans. La campagne à Malartic a été marquée par des tensions entre le maire sortant et des conseillers. Les maires sortants respectifs des villes de Rouyn-Noranda et Amos tentent de briguer un nouveau mandat. L'un des principaux enjeux de la campagne est l'économie.

Est-du-Québec : Un vent de changement se fait sentir. La plupart des maires sortants ne se représentent pas.

Choix difficiles pour les Montréalais

Le système électoral municipal montréalais est le plus complexe au pays. Les choix ne sont pas faciles à faire. Selon l'arrondissement dans lequel ils habitent, les citoyens doivent voter pour deux à cinq postes différents.

En plus du maire de Montréal, certains devront choisir un maire d'arrondissement, un conseiller de ville et des conseillers d'arrondissement.

Depuis les fusions de 2004, le système électoral montréalais est divisé en deux paliers : la mairie centrale et les mairies d'arrondissement. Les électeurs votent donc pour le maire de Montréal, un maire d'arrondissement, un conseiller de ville et un ou deux conseillers d'arrondissement.

« On retrouve des conseillers de la ville qui vont siéger à la fois au conseil d'arrondissement et au conseil de la ville. Dans certains quartiers, il y a des conseillers d'arrondissements, dont le pouvoir et les compétences se situent exclusivement au niveau des questions d'arrondissement, des compétences qui rythment la vie quotidienne comme la circulation locale, les parcs locaux, les bibliothèques, etc. », explique le porte-parole d'Élection Montréal, Pierre G. Laporte.

Les électeurs peuvent donc cibler des objectifs différents à chaque niveau. Choisir par exemple un maire pour sa vision de la ville centre, mais préférer le programme d'un autre parti au niveau de l'arrondissement.

Danielle Pilette, professeur en Science de la gestion à l'UQAM, croit que plusieurs choix stratégiques peuvent ainsi s'offrir aux électeurs. Ils peuvent souhaiter « que le maire au conseil de ville ne soit pas trop fort » et voter pour « un conseiller de ville d'une autre équipe, qui lui va représenter les arrondissements au conseil de ville », c'est-à-dire le budget. 

Avec quatre principaux partis et une multitude de candidats indépendants, la représentation à l'hôtel de ville de Montréal lundi prochain risque d'être plus diversifiée que jamais.


16.21 | 0 komentar | Read More

Le feu ravage un local électoral de Saint-Constant

Le local électoral d'un candidat à la mairie de Saint-Constant, en Montérégie, a été le théâtre d'un incendie suspect, samedi soir, à quelques heures des élections municipales qui auront lieu dimanche à travers le Québec.

Le feu s'est déclaré vers 21 h 30 au 38 rue Saint-Pierre dans une maison louée pour toute la durée de la campagne électorale par le chef du Parti des citoyens, Guy Brault.

L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec.

La résidence n'est pas une perte totale, mais les dommages sont importants. En entrevue à Radio-Canada, M. Brault a expliqué que l'équipement électronique, les téléphones et les listes de rappel de son parti ont brûlé.

Un autre événement serait survenu cette semaine. M. Brault raconte qu'un cocktail molotov a été lancé à travers la vitre de la maison, jeudi, provoquant des dégâts mineurs au plancher. Il fait un lien entre les deux événements.

De son côté, la Régie intermunicipale de police Roussillon confirme qu'une plainte pour méfait a été déposée par l'équipe de M. Brault vendredi.

« Je pense qu'il y a des gens qui voient que l'avance que nous accordent les sondages dérange certaines personnes. Vous en avez la preuve ce soir. » — Mario Arsenault, conseiller municipal et membre du Parti des citoyens - Équipe Guy Brault

Les membres du Parti des citoyens devaient se réunir au cours de la nuit afin d'établir une nouvelle stratégie de déploiement en vue de la journée de scrutin, dimanche.

Guy Brault tente de déloger le maire sortant, Gilles Pépin, ciblé par une opération de l'Unité permanente anticorruption en février 2012.

Il n'est pas le seul à tenter de faire son entrée à l'hôtel de ville. Le candidat Jean-Claude Boyer a défrayé les manchettes le 30 septembre pour avoir promis un chèque de 100 $ à tous les propriétaires de plus de 65 ans s'il est élu, dimanche.


16.21 | 0 komentar | Read More

Mesures de sécurité accrues pour le marathon de New York

Des mesures de sécurité exceptionnelles entoureront dimanche le marathon de New York, le plus médiatisé au monde, après l'attentat qui avait endeuillé, le 15 avril, celui de Boston.

« Nous sommes bien équipés et bien déployés pour la circonstance », s'est réjoui samedi Ray Kelly, commissaire de police dans la capitale économique des États-Unis, selon qui ces préparatifs ont débuté dès le lendemain de l'attentat de Boston.

Tout le parcours, soit 42,2 km, sera scruté à la loupe par les autorités à l'aide de caméras de surveillance à terre et dans les airs au moyen d'hélicoptères, de chiens policiers et de plongeurs.

L'attentat de Boston, commis par deux frères d'origine tchétchène qui avaient fait sauter des bombes dans la foule à quelques mètres de l'arrivée, avait fait trois morts et 264 blessés.

Caméras, scanners et chiens renifleurs

Au total, les policiers utiliseront 1400 caméras privés installées devant des magasins en plus des 6000 autres appartenant à la municipalité de la Grande Pomme.

Les milliers de policiers mobilisés pour la 43e édition du marathon de New York seront en outre équipés de scanners de détection de radiations.

Pas moins de 43 chiens renifleurs seront postés sur les lignes de départ et d'arrivée.

Depuis vendredi, des équipes de plongeurs de la police fouillent les eaux à la recherche d'explosifs sous les cinq ponts qu'emprunteront les 48 000 marathoniens.

Les New York Road Runners, organisateur de l'événement, ont dépensé un million de dollars en frais de consultants en matière de sécurité pour durcir le règlement s'appliquant aux athlètes.

Ainsi et pour la première fois, ces derniers ne sont pas autorisés à porter des masques, des sacs à dos, y compris des « camelbacks » pour se ravitailler en eau et des maillots disposant de grandes poches.

En 2012, le marathon de New York avait été annulé pour la première fois de son histoire en raison des dégâts commis par le passage de l'ouragan Sandy, qui avait dévasté le 29 octobre certains bas-quartiers de la ville.

Reuters


16.21 | 0 komentar | Read More

Impact 0 - Dynamo 3 - L'Impact éliminé

Written By Unknown on Jumat, 01 November 2013 | 16.21

L'Impact de Montréal a connu une soirée à l'image de sa deuxième moitié de saison, jeudi, lors du premier match éliminatoire de son histoire en MLS, et sa campagne 2013 a pris fin avec un revers de 3-0 contre le Dynamo de Houston.

Will Bruin, deux fois, et Oscar Boniek Garcia, sur un penalty, ont marqué pour le Dynamo dans un match à élimination directe présenté au BBVA Compass Stadium.

« C'est une grande déception, car nous n'avons pas atteint notre objectif, a indiqué l'entraîneur-chef de l'Impact, Marco Schällibaum. Nous voulions tout faire aujourd'hui (jeudi), mais ce n'était pas notre journée. Nous avions bien débuté le match avant de le prendre le premier but, mais nous n'avons pas été capable de revenir dans le match. »

Le Dynamo accueillera les Red Bulls de New York dimanche, dans le premier match d'une série aller-retour demi-finale de l'Association de l'Est.

Ce n'est pas l'Impact des quatre premiers mois de la saison que l'on a vu sur le terrain jeudi, mais plutôt celui des quatre derniers quand l'équipe a rapidement chuté au classement et a eu besoin d'un peu de chance afin de se qualifier pour les éliminatoires à seulement sa deuxième saison en MLS.

« C'est malheureux de finir notre saison de cette façon, a déclaré le défenseur de l'Impact Hassoun Camara. Je pense que le Dynamo a mérité la victoire ce soir. Il y a des soirs comme aujourd'hui qui nous permettent d'apprendre pour le futur et il faudra rebondir l'an prochain. Nous avons été ensembles cette saison quand ça allait bien, mais aussi quand ça allait mal. »

Malgré les retours au jeu des défenseurs Jeb Brovsky et Nelson Rivas, dont la dernière sortie remontait au 15 septembre 2012, la défensive de l'Impact a eu de la difficulté à contenir l'offensive du Dynamo en première demie et à lancer des contre-attaques.

Le Dynamo a commencé à augmenter la pression à l'approche de la fin du premier quart d'heure de jeu. Bruin a amorcé et complété la séquence qui a mené au premier but de la rencontre à la 16e minute. Il a remis à Ricardo Clark au haut de la surface de réparation et ce dernier a effectué une belle talonnade vers Bruin, qui a été laissé seul. Bruin a enroulé le ballon à la gauche du gardien Troy Perkins, qui n'y pouvait rien.

L'Impact s'est ensuite tiré dans le pied à la 27e minute. Le milieu de terrain Hernan Bernardello a fauché Boniek Garcia, qui venait tout juste d'entrer dans la surface. L'arbitre Mark Geiger n'a pas hésité et a immédiatement appelé un penalty. Boniek Garcia n'a pas gaspillé une telle occasion de doubler l'avance des siens. Il a décoché un tir bas à la droite de Perkins, qui a plongé de l'autre côté.

Après de longs moments à l'avantage du Dynamo, Marco Di Vaio a obtenu la plus belle et peut-être la seule véritable occasion de l'Impact en première demie à la 44e minute. Andrew Wenger a lancé Di Vaio en échappée et l'étoile italienne a tenté de lober le ballon par-dessus le gardien Tally Hall. Cependant, le ballon a atteint l'épaule gauche de Hall.

L'Impact a été en mesure de générer quelques occasions en début de deuxième demie, mais ses espoirs de remontée ont pris fin quand Rivas a écopé son deuxième carton jaune du match à la 70e minute et a donc été expulsé. À cours d'un homme, l'Impact a permis à Bruin d'enfoncer un dernier clou dans son cercueil à la 72e minute.

Bruin a battu de vitesse Matteo Ferrari et a filé seul vers le filet montréalais. Il s'est débarrassé de Brovsky, qui arrivait en repli défensif, et a facilement marqué alors que Perkins s'était avancé.

« Le match est devenu très difficile pour nous à la suite du carton rouge de Nelson Rivas, a mentionné Di Vaio. Nous avons eu des occasions et des chances, mais il a été difficile de remonter. »

Les choses se sont envenimées en fin de rencontre. Le milieu de terrain de l'Impact Andrés Romero a bousculé Kofi Sarkodie dans le coin du terrain et une mêlée a éclaté. Romero et Marco Di Vaio ont été expulsés du côté de l'Impact sur la séquence, tandis que Corey Ashe a reçu un carton jaune du côté du Dynamo.

« Nous devrons nous regarder dans le miroir. Ils ont vraiment bien joué, a dit Brovsky. C'est désolant de finir le match sur une telle note. Ça n'a pas sa place. Nous avons perdu la tête. J'espère que nous pourrons en grandir l'an prochain. »

L'Impact termine sa saison sur une séquence de 1-7-1. La direction risque donc de réévaluer chaque aspect de l'équipe afin d'expliquer les déboires de la deuxième moitié de saison.


16.21 | 0 komentar | Read More

Rob Ford refuse de démissionner

Le compte rendu de Philippe Leblanc

Le maire de Toronto, Rob Ford, a affirmé jeudi, qu'il n'avait « aucune raison de démissionner », malgré le fait que la police a mis la main sur une copie d'une vidéo sur laquelle il figure et qui le montrerait en train de consommer ce qui semble être du crack. Le maire a dit qu'il « aimerait » pouvoir se défendre, mais qu'il ne pouvait le faire, parce que « l'affaire est toujours devant les tribunaux ».

Rob Ford ne fait, toutefois, face à aucun chef d'accusation pour l'instant. Il a ignoré les questions que hurlaient les journalistes à son endroit durant un court point de presse de moins d'une minute et demie devant son bureau à l'hôtel de ville.

« Je vais continuer de rappeler les résidents et  d'épargner l'argent des contribuables, ce pour quoi j'ai été élu. » — Rob Ford, maire de Toronto

Appels à la démission

Plusieurs quotidiens de Toronto et du pays réclament maintenant la démission du maire de la Ville-Reine. Le National Post écrit que Rob Ford a menti aux Torontois et qu'il doit démissionner en lien avec les nouvelles révélations embarrassantes. De son côté, le Toronto Sun, qui soutient habituellement le maire, demande aussi son départ. Le quotidien écrit que même si Rob Ford n'a encore été accusé de rien, la Ville de Toronto est plus importante que son maire. Le Toronto Star croit également que M. Ford doit démissionner, pour le bien de Toronto, puisqu'il nuit à la réputation de la ville.

Jeudi matin, le chef de police Bill Blair avait affirmé que son service avait récupéré une vidéo dont les « images corroborent celles qui ont précédemment été décrites dans la presse », en référence à la vidéo controversée que le Toronto Star et le site américain Gawker disent avoir vu en mai dernier dans laquelle on voyait un homme ressemblant au maire en train d'inhaler ce qui semble être du crack. 

Le maire a toujours nié consommer du crack et a affirmé qu'une telle vidéo n'existait pas. Il n'a pas encore été interrogé par la police. Le chef Bill Blair a précisé que rien dans la vidéo ne justifiait le dépôt d'accusations contre M. Ford.

Toutefois, son ami Alessandro Lisi, arrêté plus tôt ce mois-ci pour trafic de drogue, sera aussi accusé de tentative d'extorsion pour avoir tenté de « récupérer un enregistrement ». Le chef Bill Blair n'a pas voulu donner plus de détails. L'homme de 35 ans, qui avait été libéré sous caution, est maintenant en détention. Il comparaîtra vendredi.

Le chef de police Blair a paru ébranlé par moments lors de son point de presse jeudi matin. Il a lui-même vu la vidéo du maire.

« Je suis déçu en tant que citoyen de Toronto et pour la réputation de la ville. » — Bill Blair, chef de police de Toronto

La chef Blair a indiqué que la vidéo était sur un disque dur saisi dans le cadre d'une enquête sur le trafic de drogue. Elle avait été effacée, mais des experts de la police ont pu récupérer son contenu.

Avant ces révélations, jeudi matin, Rob Ford, visiblement furieux, avait quitté son domicile en voiture, à nouveau sans vouloir répondre aux questions des journalistes.

« Sortez de mon terrain », a crié le maire aux caméramans.

Le maire de Toronto a chassé la presse de sa propriété, jeudi matin, avant les révélations de la police.

Rencontres étranges

Quelque 300 pages de documentation liées à l'arrestation de M. Lisi, plus tôt ce mois-ci, qui ont été dévoilées jeudi matin, révèlent également que la police de Toronto a observé une série de rencontres bizarres au cours des derniers mois entre le maire Rob Ford et son ami Alessandro Lisi, qui a été accusé plus tôt ce mois-ci de trafic de drogue, alors qu'il était sous surveillance.

Les policiers avaient lancé leur enquête, en mai dernier, après que des journalistes eurent affirmé avoir vu une vidéo d'un homme ressemblant au maire Rob Ford en train de fumer ce qui semblait être du crack. La police a alors pris la mesure extraordinaire d'instiguer une opération de surveillance des agissements du maire de la plus grande ville au pays, y compris à l'aide d'un avion.

Parmi les échanges douteux observés par la police, une rencontre le 26 juin dernier en bordure d'un terrain de soccer où le maire regardait un match.

« Il [Lisi] a récupéré un sac de plastique blanc à l'arrière du véhicule. Le sac contenait déjà des items. Lisi est allé dans le coffre, a pris des boîtes de jus Minute Maid et les a mises dans le même sac. Il a ensuite marché jusqu'à l'Escalade [VUS] du maire qui était stationné au nord du terrain de soccer et a placé le sac à l'intérieur. » — Documentation de la police de Toronto

Plusieurs personnes citées dans la documentation policière allèguent que M. Lisi fournissait de la marijuana et peut-être aussi de la cocaïne au maire.

Du 18 mars au 24 juin dernier, les deux hommes se sont parlé près de 250 fois au téléphone, indique aussi la police. 

Un enquêteur de la police confirme également dans les documents que la maison devant laquelle le maire Ford apparaît dans une photo aux côtés d'hommes au passé douteux était un repère pour la consommation de crack.

Nombre d'experts s'étaient étonnés du fait que la police eut déposé quelque 480 pages de documentation pour obtenir des mandats de perquisition contre M. Lisi plus tôt ce mois-ci, et ce, pour une simple affaire de trafic de marijuana. 

La vidéo

Selon le Toronto Star, Alessandro Lisi avait tenté de mettre la main en mai dernier sur une présumée vidéo d'un homme ressemblant au maire Ford en train de fumer ce qui semblait être du crack. Deux journalistes du Toronto Star et le responsable du site américain Gawker affirmaient alors qu'un trafiquant de drogue leur avait montré la vidéo, filmée à l'aide d'un téléphone cellulaire, et cherchait à la leur vendre.

M. Ford a nié prendre du crack, un dérivé de la cocaïne, qualifiant les allégations à son endroit de « ridicules ». Il a accusé le Star de mener une vendetta politique contre lui. CBC/Radio-Canada n'a pas vu ladite vidéo et ne peut donc pas l'authentifier.

Environ 170 des 480 pages de documentation demeurent, toutefois, censurées, du moins pour l'instant. Ces pages contiennent entre autres les noms de tierces parties qui n'ont pas été accusées dans l'affaire. La Cour doit entendre les parties à nouveau à ce sujet le 8 novembre.

Les médias invoquent le droit du public à être informé pour obtenir l'ensemble des documents. La Couronne affirme, au contraire, que certaines informations doivent rester confidentielles aux fins de l'enquête policière.

M. Lisi, un homme de 35 ans, est un ami de M. Ford pour qui il a agi également à titre de chauffeur occasionnel. Le maire s'est dit dans le passé « surpris » de son arrestation, affirmant qu'il était un « bon gars ».

Démission?

Au moins deux conseillères municipales demandent au maire de démissionner, du moins temporairement.

Gloria Lindsay Luby a affirmé que la situation était intenable, alors que sa collègue Shelley Carroll a soutenu qu'il devait quitter son poste pour « pour la bonne gouvernance de la ville ».

« Nous savons maintenant qu'il a un problème de dépendance. » — Shelley Carroll, conseillère municipale

Selon la conseillère Carroll, « ce genre de distraction ne va pas arrêter ».

Sa collègue Paula Fletcher a dit que les révélations « dépassent tout entendement ». Le conseiller Joe Mihevc a affirmé, lui, que le maire avait « fourni un mensonge » aux Torontois au cours des six derniers mois et qu'il devrait s'expliquer, mais sans exiger sa démission immédiate. 

Pour sa part, l'échevin John Parker n'a pas voulu jeter la pierre au maire pour l'instant.

De son côté, la première ministre Kathleen Wynne a refusé de se mouiller, affirmant qu'il fallait laisser les procédures judiciaires suivre leur cours.

Lettres controversées

Plus tôt ce mois-ci, le procureur général de l'Ontario, John Gerretsen, et nombre de conseillers municipaux avaient remis en question le jugement du maire, après qu'il eut été révélé qu'il avait rédigé une lettre de recommandation pour Alessandro Lisi l'été dernier.

Ce dernier faisait alors face à la justice dans une autre affaire, soit un procès pour menaces de mort contre une femme. Dans sa lettre, le maire montrait un appui inconditionnel à l'homme qui avait travaillé, racontait-il, au sein de son équipe électorale en 2010. M. Lisi en a appelé de sa condamnation.

M. Ford a aussi écrit une lettre de recommandation l'an dernier pour Douglas Sedgewick, un autre homme au passé douteux. La Ville refusait alors de renouveler le permis de ce conducteur de dépanneuse, après qu'il eut roulé à 115 km/h dans une zone où la vitesse permise était de 60 km/h. Son permis a finalement été renouvelé, mais à certaines conditions. M. Sedgewick avait par ailleurs été reconnu coupable de meurtre au second degré dans les années 1980 lors d'un braquage de domicile. Ce dernier a raconté au Toronto Star que sa copine est une amie du maire, affirme que ce dernier était « plus ou moins au courant » de cette condamnation passée.

Certains conseillers municipaux de Toronto ont demandé comment le maire Rob Ford a pu penser qu'il était « approprié » de rédiger des lettres de recommandation pour de tels personnages.


16.21 | 0 komentar | Read More

La commission effleure les relations entre Dupuis, Lavallée et Accurso

Le reportage de Catherine Kovacs

L'ex-directeur général de la FTQ-Construction a commencé à expliquer à la commission Charbonneau les liens que lui et Jean Lavallée entretenaient avec Tony Accurso.

Un texte de Bernard Leduc

Jocelyn Dupuis a convenu que l'ancien président de la FTQ-Construction avait été très proche de cet entrepreneur et qu'il avait lui-même participé à de nombreuses activités sociales avec ce dernier, mais, précise-t-il, toujours en lien avec le travail.

« M. Accurso est un des plus gros entrepreneurs dans l'industrie de la construction. On avait tout intérêt à établir de bonnes relations de travail avec cet entrepreneur-là, qui respectait les relations de travail », a fait valoir M. Dupuis

M. Dupuis croit que c'est durant les années 1980 que M. Lavallée s'est lié d'amitié avec M. Accurso. Ce dernier est réputé avoir eu un accès privilégié au Fonds de solidarité FTQ grâce au président de la FTQ-Construction.

De nombreux dirigeants de ce syndicat ont d'ailleurs séjourné sur son yacht, le Touch, dont MM. Dupuis et Lavallée.

« Jean Lavallée a vraiment une relation d'amitié avec Tony Accurso. » — Jocelyn Dupuis

La commission a présenté une série de photos d'une fête organisée à l'Hippo-Club de Laval par Tony Accurso pour célébrer le passage à l'an 2000. On y voit notamment le président d'alors de la FTQ, Henri Massé, MM. Dupuis et Lavallée, Eddy Brandone et l'ex-directeur général de la Ville de Montréal Robert Abdallah, alors à Hydro-Québec.

Brève biographie de l'homme au coeur d'un scandale nommé FTQ

Le syndicaliste à la retraite a expliqué à la commission ses débuts dans le milieu de la construction comme grutier et ses premiers pas comme syndicaliste, dans les années 1970. Son propos démontre qu'il a conservé toute sa passion pour la politique ouvrière.

« Moi, je suis tatoué syndical. » — Jocelyn Dupuis

C'est vers le milieu des années 1980 qu'il fait du syndicalisme un métier lorsqu'il devient représentant syndical au local 905 du CPQMC-International, syndicat adverse de la FTQ-Construction, mais de moindre poids. « J'ai toujours été un grand travailleur et un très grand revendicateur », soutient-il.

« Je suis pas d'accord avec la commission, je l'ai dit dans le livre. » — Jocelyn Dupuis parle de son ouvrage Syndicaliste ou voyou? écrit avec Richard Goyette

Il y tente en vain de créer un local distinct pour les seuls grutiers lors des élections syndicales de 1990. Il réussira plus tard son coup, en 1992, mais à la FTQ-Construction. Il y créera le local 791-G dont il sera le directeur jusqu'à ce qu'il soit élu, par acclamation, à la tête de la FTQ-Construction.

Son succès à y attirer une forte majorité des grutiers lors de la période de maraudage, soit environ 70 %, lui assurera la direction de son local pendant des années.

La FTQ-Construction expliquée par Dupuis

M. Dupuis, à la demande de Me Denis Gallant, a confirmé que les locaux affiliés à la FTQ-Construction sont en fait totalement autonomes par rapport à cette dernière. Le directeur général, explique-t-il par exemple, ne peut « vraiment pas » imposer des directives aux directeurs des locaux.

À son arrivée à la FTQ-Construction, se retrouvent notamment sur le comité exécutif du syndicat Jean Lavallée, Yves Mercure, Robert Paul et Roger Poirier. Rénald Grondin fera son entrée plus tard sur l'exécutif, ainsi que Bernard Girard. Il fera aussi plus tard la connaissance d'Eddy Brandone.

Il s'agit de noms qui ont tous été mentionnés devant la commission.

M. Dupuis dit s'être présenté en 1997 à la succession à la direction générale avec l'appui de plusieurs locaux contre deux autres candidats. Il soutient que M. Lavallée, alors président de la FTQ-Construction, n'a pas joué un rôle dans sa victoire, comme l'a soutenu Ken Pereira, même s'il l'a officiellement appuyé.

M. Lavallée, a expliqué M. Dupuis, partageait son temps entre la direction de la FTQ-Construction, son local (la FIPOE), le Fonds de solidarité où il siégeait, et la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Le président dirige l'exécutif, composé de sept membres, entre les congrès, et préside l'assemblée mensuelle des directeurs et des représentants syndicaux.

Le directeur général s'occupe de l'administration au quotidien et d'offrir aux sections locales différents services comme la formation professionnelle, un appui pour les négociations, de l'aide juridique...

Des allégations confirmées par des écoutes policières

Les écoutes électroniques effectuées lors de l'opération Diligence et diffusées à la commission Charbonneau ces derniers jours ont permis de confirmer les liens étroits unissant l'ex-directeur général de la FTQ-Construction à plusieurs figures du crime organisé.

Jocelyn Dupuis avait non seulement des relations dans le milieu des motards criminels, mais aussi ses entrées dans la mafia.

Ses relations occultes lui ont notamment permis de garder la haute main sur la FTQ-Construction après les élections de novembre 2008, qui devaient pourtant consacrer son départ. Son successeur, Richard Goyette, dont il est très proche, est d'ailleurs dans la salle d'audience de la commission.

Les écoutes ont aussi exposé les liens qui l'unissaient au mafieux Raynald Desjardins dans l'entreprise Carboneutre, pour laquelle il a tenté, en vain, de faire jouer ses relations avec le président de la FTQ Michel Arsenault dans l'espoir d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

Le nom de Jocelyn Dupuis est devenu objet de scandale au printemps 2009 lorsque l'ex-syndicaliste Ken Pereira, alors directeur du local 1981 de la FTQ-Construction, a révélé à l'émission Enquête les comptes de dépenses faramineux de celui qui était encore directeur général de son syndicat.

C'est d'ailleurs fort de ces factures qu'il avait dérobées que M. Pereira avait forcé la tenue d'élections, desquelles il espérait un changement à la tête de la FTQ-Construction, qui finalement n'aura pas lieu.

Lors de son passage devant la commission, M. Pereira a expliqué que des proches de Jocelyn Dupuis, dont Raynald Desjardins, avaient tenté à plusieurs reprises, entre la fin 2008 et le début 2009, d'acheter son silence sur ces factures, en échange d'avantages qu'il refusera chaque fois.

Enquête va aussi dévoiler, sur la base des confidences de M. Pereira, que Jocelyn Dupuis, accompagné par un « Italien », aurait offert à l'été 2008 à M. Arsenault un pot-de-vin de 300 000 $ pour défendre le projet de Carboneutre au Fonds.

Selon M. Pereira, c'est le président de la FTQ lui-même qui lui aurait confié l'histoire ce même été, ajoutant qu'il avait refusé aussitôt l'argent. M. Arsenault a nié toute l'histoire.


16.21 | 0 komentar | Read More

Coderre promet son «amitié» aux Hassidim

Le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre courtise le vote de la communauté juive hassidique et lui promet son « amitié » et son « appui » si ses membres lui accordent leur confiance.

Radio-Canada a obtenu une vidéo embarrassante enregistrée la semaine dernière dans l'arrondissement d'Outremont dans laquelle M. Coderre presse les représentants de la communauté de voter pour lui et de ne pas diviser le vote.

« Si vous voulez mon amitié, si vous voulez mon appui, ne divisez pas le vote. Je n'ai pas besoin de division. Je me bats actuellement contre la Charte [des valeurs québécoises] parce qu'elle divise les gens. » — Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal

M. Coderre demande ensuite à l'auteur de la vidéo de ne pas enregistrer ses propos, tenus exclusivement en anglais.

Dans la vidéo, M. Coderre évoque également le nom de certains candidats du parti Projet Montréal - Équipe Richard Bergeron dans l'arrondissement voisin du Plateau Mont-Royal comme Luc Ferrandez, Richard Ryan et Marie Plourde.

Il dira à leur sujet : « N'en avez-vous pas assez de toutes ces rues à sens unique qu'ils changent tout le temps? ».

À noter que les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal se sont tous positionnés contre la Charte des valeurs québécoises à de multiples reprises au cours de la présente campagne électorale.

L'Équipe Denis Coderre promet une réaction dans la journée de vendredi.

Avec François Cormier


16.21 | 0 komentar | Read More

«Toi, signerais-tu un deal avec Vito Rizzuto?» - M. Arsenault

Written By Unknown on Kamis, 31 Oktober 2013 | 16.21

Le reportage de Catherine Kovacs et l'analyse d'Isabelle Richer

C'est grâce à Ken Pereira que le président de la FTQ, Michel Arsenault, apprendra le 16 février 2009 que Raynald Desjardins, proche du crime organisé italien, se trouve derrière Carboneutre, entreprise pour laquelle Jocelyn Dupuis tentait depuis mai 2008 d'obtenir du financement du Fonds de solidarité.

Un texte de Bernard Leduc

Relire notre blogue en direct

C'est en effet lors d'une conversation ce jour là que l'ex-syndicaliste Ken Pereira lui révèle avoir en sa possession une carte d'affaires de Carboneutre au nom de Raynald Desjardins. Il se propose d'ailleurs de venir la porter à sa secrétaire, comme le révèlent les écoutes électroniques effectuées par la SQ, présentées à la commission par l'enquêteur Nicodemo Milano.

M. Arsenault, qui avait jusqu'alors soutenu l'ancien directeur général de la FTQ-Construction dans ses démarches en faveur de Carboneutre auprès du Fonds, dont il préside le CA, réagit sans éclat de voix, mais prend bien soin d'ajouter : « mets ça dans une enveloppe, je veux pas que personne ne voie ça ».

En entrevue à 24/60 ce 30 octobre, Ken Pereira a affirmé que s'il a cherché, puis réussi à mettre la main sur la carte d'affaires de Raynald Desjardins, c'est parce qu'il était « en mission commandée » pour Michel Arsenault.

Le sort de la demande de Carboneutre au Fonds sera alors rapidement scellé, comme le montre une conversation du 22 février entre M. Arsenault et son conseiller politique, Gilles Audette. « Quand il va revenir le 1er avril, je vais le pogner mon Jocelyn, m'a dire là : garde, ça, oublie ça, c'est non », lance, en colère, M. Arsenault. M. Dupuis est alors en vacances en Floride...

« Toi, signerais-tu un deal avec Vito Rizzuto, le vice-président d'une compagnie? Non. Bon, ben le Fonds ne signera pas ça. » — Échange entre MM. Arsenault et Audette

M. Arsenault semble cependant en savoir quelque peu sur le passé douteux de Domenico Arcuri, le patron officiel de Carboneutre avec lequel le Fonds traitait jusqu'ici, lorsqu'il lance, sur Arcuri père et fils : « Ah ça, c'est des bandits purs. Domenico Arcuri ».

Selon des documents obtenus par la commission, la demande faite par Carboneutre au printemps 2008 auprès du Fonds sera rejetée en avril 2009, notamment en raison de prévisions financières irréalistes. La présence du crime organisé n'est pas mentionnée pour expliquer ce rejet.

M. Arsenault en avisera lui-même M. Dupuis le 30 avril, lors d'une conversation téléphonique.

Et malgré cette révélation, Ken Pereira ne semble pas pour autant dans leurs bonnes grâces, puisque M. Audette le qualifie de « danger public ».

Desjardins, patron occulte de Carboneutre

Les extraits d'écoutes électroniques présentés devant la commission depuis mardi portant sur l'infiltration de Carboneutre par le crime organisé ont permis de révéler la grande proximité entre Raynald Desjardins - patron occulte de Carboneutre -  et Jocelyn Dupuis, ancien directeur général de la FTQ-Construction.

Ces écoutes, effectuées entre mai 2008 et le printemps 2009, démontrent surtout que M. Desjardins a la haute main sur Carboneutre.

« C'est clair qu'en réalité, c'est Raynald Desjardins qui s'occupe des activités au quotidien. » — L'enquêteur Nicodemo Milano

C'est à la mi-novembre que Jocelyn Dupuis fait officiellement son entrée chez Carboneutre avec le titre de directeur général, après avoir pendant des mois oeuvré officieusement pour l'entreprise par son démarchage auprès de Michel Arsenault.

Selon une conversation entre MM. Dupuis et Joe Bertolo (lui aussi impliqué dans Carboneutre) il est alors convenu qu'il participera désormais aux réunions avec le Fonds, soit avec son vice-président à l'investissement Gaétan Morin. M. Dupuis prend alors de plus en plus de place dans les décisions de l'entreprise, mais toujours sous la supervision de M. Desjardins.

Une conversation entre MM. Dupuis et Desjardins ne laisse en effet aucun doute sur qui décide à Carboneutre. Le 15 décembre, ce mafieux notoire l'appelle pour le convoquer à une rencontre avec M. Arcuri « pour définir toutes les tâches des employés », dont les leurs.

Carboneutre miné par l'amateurisme de sa direction

Les écoutes électroniques réalisées lors de l'opération Diligence ont aussi permis de mettre en lumière les difficulté de l'équipe de Carboneutre à monter un dossier solide à présenter au Fonds de solidarité pour en obtenir le financement tant convoité, malgré la relation privilégiée qu'entretient Jocelyn Dupuis avec Michel Arsenault.

La commission a notamment présenté un courriel saisi par la SQ lors d'une perquisition pour fraude chez M. Dupuis. Dans ce courriel du 30 septembre 2008 envoyé par Gaétan Morin à Michel Arsenault, M. Morin lui explique qu'il juge faible le plan financier de Carboneutre. M. Arsenault fera suivre ce courriel à M. Dupuis.

On entend aussi M. Dupuis et Joe Bertolo, frère d'un mafieux notoire, sur la possibilité d'approcher Investissement Québec pour du financement, afin de montrer leur sérieux au Fonds (cette démarche n'aboutira pas). Selon M. Nicodemo, Joe Bertolo est davantage un proche de M. Desjardins que de M. Arcuri.

La commission a aussi fait entendre une conversation du 24 novembre entre Michel Arsenault et Gaétan Morin du Fonds FTQ au sujet d'une rencontre que ce dernier doit avoir avec les gens de Carboneutre pour obtenir des projections financières plus élaborées. M. Arsenault souligne à M. Morin qu'il s'agit d'une entreprise intéressante, mais ce dernier paraît bien moins optimiste.

Le président de la FTQ prend alors la peine de souligner à M. Morin que c'est à lui que revient la décision d'accepter ou non le dossier :« Si ça a pas d'allure, tu m'enverras un e-mail de 4-5 lignes me dire pourquoi pis je dealerai avec ça ».

« Moi c'est clair, c'est ça je me suis engagé auprès de Dupuis, j'ai dit : ''regarde, c'est Gaétan Morin qui l'a, tu peux pas aller plus haut que ça". » — Michel Arsenault

Il n'est pas anodin de remarquer que M. Arsenault va évoquer lors de la conversation le dossier de Pascal une entreprise reprise par le Hells Angel Ronnie Beaulieu avec l'aide du Fonds.

« T'auras pas besoin d'aller faire des marches le soir comme t'as fait dans Pascal pis de te poser des questions sur l'avenir », dit Michel Arsenault à Gaétan Morin.

Une conversation tenue le 26 janvier entre M. Desjardins et Dupuis laisse croire que ces derniers commencent à se faire à l'idée que le Fonds pourrait bien ne pas investir dans Carboneutre.

« D'une manière ou d'une autre si le Fonds n'embarque pas, on a Investissement Québec. J'aimerais mieux avoir le Fonds mais... » — Raynald Desjardins s'adressant à Jocelyn Dupuis

Marlène Girard désespérée par Arcuri

L'amateurisme de l'équipe de direction de Carboneutre, au premier chef de Domenic Arcuri, est bien illustré par des conversations enregistrées en novembre entre M. Dupuis et Marlène Girard, gestionnaire chez Carboneutre.

Elles montrent toute son exaspération devant la mauvaise gestion de l'entreprise par le patron officiel de Carboneutre, ce qui complique, avance-t-elle, sa tâche pour monter des dossiers cohérents à présenter au Fonds et à Investissement Québec.

« On peut pas toujours faire des gaffes comme Domenic fait sans arrêt », laisse-t-elle tomber.

Elle demandera aussi, dans une autre conversation avec M. Dupuis, qu'il intervienne auprès de M. Arcuri pour qu'il cesse ses pressions auprès du ministre de la Famille Tony Tomassi qui tente d'obtenir pour eux un certificat auprès de ses collègues de l'Environnement.

M. Desjardins fera d'ailleurs passer ce dossier des mains de M. Arcuri à Dupuis.

Elle se plaindra à nouveau de M. Arcuri le 2 février 2009 à Jocelyn Dupuis en soulignant que ses efforts pour monter le dossier pour le Fonds sont minés par la gestion d'Arcuri, qui peine notamment à la payer, ainsi que tous ceux qui travaillent au dossier.

La version d'Arsenault sur Dupuis mise à mal

Les extraits diffusés par la commission depuis mardi ont mis à mal la version des faits du président de la FTQ Michel Arsenault tant sur son traitement du dossier Carboneutre que sur ses relations avec Jocelyn Dupuis.

Les révélations de Ken Pereira sur les dépenses somptuaires de M. Dupuis faites le 19 août 2008 à M. Arsenault ne semblent pas avoir mis à mal la relation entre les deux hommes, ou encore nui aux tentatives de M. Dupuis d'avoir accès au Fonds pour financer Carboneutre, du moins jusqu'au dénouement spectaculaire du 16 février 2009.

Pourtant, déjà, en mars 2009, M. Arsenault avait affirmé aux médias qu'en septembre 2008, confronté aux factures, ainsi qu'à d'autres informations sur les liens interlopes de M. Dupuis, il avait exigé sans détour le départ de ce dernier : « Il ne méritait plus d'être un permanent de la FTQ. Il ne méritait plus d'être associé à la FTQ ni à la FTQ-Construction ».


16.21 | 0 komentar | Read More

Ken Pereira ne regrette rien

Il a vécu la peur, les menaces et l'exil forcé. Ken Pereira a payé cher ses révélations sur les dépenses faramineuses de l'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Mais il ne regrette rien.

Dans une entrevue accordée à l'émission 24/60 à RDI, l'ancien directeur du local 1981 de la FTQ-Construction est revenu sur la controverse déclenchée en 2009 par son passage à l'émission Enquête.

« On est au Québec ici. On est une société libre, distincte. Il faut se tenir debout. » — Ken Pereira

On y apprend notamment qu'il n'a pas tout dit au sujet de Jocelyn Dupuis. « J'ai été très correct [...] J'aurais pu en dire beaucoup plus », déclare-t-il. Il estime que les dépenses extravagantes de Jocelyn Dupuis ont coûté 4 millions de dollars aux travailleurs de la FTQ-Construction.

Quant au président de la FTQ, Michel Arsenault, il refuse de lui jeter tout le blâme, mais ajoute qu'il « a joué avec ma vie », en référence aux liens de Jocelyn Dupuis avec Raynald Desjardins, un proche de la mafia, et le monde interlope. « Ils veulent utiliser la mafia pour me faire peur ».

Il revient également sur le traumatisme crânien survenu lors d'une chute dans un escalier, qui l'a forcé à interrompre son témoignage durant deux semaines.

On apprend par ailleurs que Ken Pereira, forcé de travailler en Alberta depuis 2009, souhaite revenir un jour travailler au Québec. « Je suis syndicaliste, je suis Québécois et j'adore la FTQ », conclut-il.


16.21 | 0 komentar | Read More
techieblogger.com Techie Blogger Techie Blogger