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Pharmaciens :les discussions reprennent mardi

Written By Unknown on Senin, 02 September 2013 | 16.21

Le reportage de Pascal Robidas

Les pourparlers entre le gouvernement du Québec et les pharmaciens propriétaires vont reprendre mardi. Les deux camps ne s'entendent pas sur la rémunération des nouveaux actes qui pourront éventuellement être posés par les pharmaciens.

Les négociations sont rompues depuis jeudi, et des tractations ont eu lieu au cours de la fin de semaine. En principe, les nouvelles règles devaient s'appliquer mardi, mais devant l'impasse, Québec a repoussé leur entrée en vigueur.

La nouvelle Loi sur la pharmacie vise à favoriser un meilleur accès aux soins de santé de première ligne. La loi 41 permettra aux pharmaciens de poser certains gestes traditionnellement réservés aux médecins. Il peut s'agir, par exemple, de prescrire des médicaments pour le traitement de conditions mineures.

Or, le gouvernement doit payer les pharmaciens pour ces actes, mais Québec compte n'en couvrir qu'une partie par l'entremise de l'assurance médicaments, et ce n'est pas tous les Québécois qui y ont accès.

Québec fait aussi face à un autre problème. Si le gouvernement paye les pharmaciens, les omnipraticiens veulent être rémunérés pour les mêmes actes qu'ils assument pour l'instant gratuitement.

« Si [...] on verse 15 ou 30 $ à un pharmacien pour renouveler une prescription, c'est sûr qu'on va demander d'avoir un traitement équitable, qu'on puisse avoir la même rémunération parce que, à ce moment-ci, on n'est pas payés pour le faire. » — Dr Louis Godin, président, Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

L'Ordre des pharmaciens s'impatiente

Déçue de la tournure des événements, la présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Diane Lamarre, presse le gouvernement et l'Association des pharmaciens propriétaires de conclure rapidement une entente.

Elle estime que les parties ont une obligation morale envers la population d'arriver à un accord rapidement. Elle ajoute que, chaque jour où la loi n'est pas en vigueur, est un jour de trop où des Québécois attendent encore pour obtenir des soins de santé dont ils ont réellement besoin.

« Ce n'est pas une négociation qui vise seulement deux parties, il y a directement des impacts sur la population. On presse les deux parties d'y accorder toute l'importance et l'urgence qui en découlent, car la population est pénalisée. » — Diane Lamarre, en entrevue sur les ondes du Réseau de l'information

Mme Lamarre rappelle que, lorsque la loi a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en décembre 2011, les députés ont demandé qu'elle entre en vigueur rapidement.

L'Ordre des pharmaciens exhorte les parties à faire les compromis nécessaires pour que la population puisse avoir accès à court terme aux nouveaux services des pharmaciens.

L'Institut de la statistique du Québec révélait récemment que 30 % des personnes qui se présentent à l'urgence d'un hôpital savent que leur condition ne nécessite pas l'accès à cette ressource, mais qu'elles n'ont aucune autre façon d'obtenir des soins rapidement.

L'Association des pharmaciens propriétaires du Québec et le ministère provincial de la Santé n'ont pas voulu commenter.


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Geste haineux à la mosquée de Saguenay

Le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

Exclusif - Une substance qui semble être du sang de porc a été versée sur la façade de la mosquée de Saguenay, samedi soir. Une lettre contenant des propos haineux a aussi été laissée sur les lieux.

Une lettre comme celle laissée à la mosquée a été envoyée à Radio-Canada. Le message contient de nombreux propos islamophobes. « Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec », « intégrez-vous ou rentrez chez vous », et « non à l'islam » peut-on notamment y lire.

Même si les responsables de la mosquée ont refusé de porter plainte, les policiers ont ouvert une enquête. Ils considèrent l'acte de vandalisme et la lettre comme un geste haineux de nature raciale et une incitation publique à la haine.

Cet acte de vandalisme survient alors que le débat sur la charte des valeurs québécoises fait rage. C'est pourquoi la Sécurité publique prend la situation au sérieux.

On ne sait pas pour le moment s'il s'agit de l'oeuvre d'un groupe ou d'un seul individu.

Les autorités enquêtent et vont augmenter la surveillance autour de la mosquée.

Le ministre responsable du projet de charte des valeurs, Bernard Drainville, a condamné le geste commis à la mosquée. « Au Québec, toute forme de violence doit être rejetée. Je condamne vigoureusement ce geste », a-t-il écrit sur son compte Twitter.


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L’accord Verizon-Vodafone à 130 G $ attendu lundi

Verizon Communications et Vodafone Group se préparent à annoncer, lundi, un accord à 130 milliards de dollars assurant à l'opérateur américain le contrôle total de sa filiale mobile Verizon Wireless, si les conseils d'administration des deux groupes donnent leur feu vert, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Vodafone a annoncé, dimanche soir dans un communiqué, être en discussions avancées avec Verizon sur la vente de sa participation de 45 % dans Verizon Wireless pour 130 milliards de dollars, payables en numéraires et en actions.

Rien ne permet d'assurer qu'un accord sera bien conclu, a-t-il ajouté. « Une nouvelle annonce interviendra dès que possible », a-t-il simplement précisé.

L'accord en discussion prévoit que Vodafone reçoive 60 milliards de dollars en numéraire, 60 milliards en actions Verizon et 10 milliards supplémentaires dans le cadre d'opérations annexes qui porteraient le montant total à 130 milliards de dollars, ont déclaré deux sources proches du dossier, samedi.

Le montant évoqué ferait de ce rachat la troisième opération de fusion-acquisition de tous les temps après l'OPA de 203 milliards de dollars de Vodafone sur Mannesmann en 1999, et celle de 181 milliards de Time Warner sur AOL l'année suivante, en plein boom de la « nouvelle économie ».

L'acquisition couronnerait enfin les efforts de Verizon pour contrôler 100 % de Verizon Wireless, le premier réseau de téléphonie mobile aux États-Unis, et marquerait la sortie de Vodafone du marché américain.

Le géant britannique des télécommunications détient 45 % de Verizon Wireless depuis la création de la coentreprise en 2000.

Selon les sources, Verizon a obtenu des financements auprès de JPMorgan Chase & Co, Morgan Stanley, Barclays et Bank of America Merrill Lynch.

Le financement serait réparti à parts égales entre les quatre banques, ont dix deux sources.

Une part du gâteau

L'annonce de l'accord et la présentation de ses modalités pourrait intervenir après la clôture de la Bourse de Londres, à 15 h 30 GMT (11 h 30, heure de Montréal), après une réunion du conseil d'administration de Verizon, ont expliqué à Reuters des sources proches du dossier.

Le conseil de Vodafone devait se réunir, dimanche, pour approuver le projet, ont dit les sources. Les deux groupes ont refusé de commenter ces informations.

Verizon Communications ayant déjà le contrôle opérationnel de Verizon Wireless, le rachat des parts de Vodafone n'entraînerait pas de changement pour ses clients, mais la force de frappe supplémentaire du groupe américain pourrait l'aider à améliorer ses services.

L'opération laissera Vodafone le deuxième opérateur de téléphonie mobile dans le monde, avec des actifs en Europe et dans des marchés émergents comme l'Inde, la Turquie et l'Afrique.

Les actionnaires de Vodafone espèrent toucher au moins une part du gâteau sous forme de dividende spécial, mais le groupe pourrait aussi choisir d'en investir une partie.

Le secteur des télécommunications a été marqué par une série de fusions-acquisitions ces dernières années, la plus récente en date étant la prise de contrôle par le japonais SoftBank de Sprint Nextel, le troisième opérateur américain de téléphonie mobile, pour 21,6 milliards de dollars.

Depuis une dizaine d'années, Verizon Communications cherchait à racheter la participation de son partenaire britannique dans leur filiale commune, mais les deux groupes ne s'entendaient pas sur sa valorisation.

Vodafone a fait monter le prix

En 2004 déjà, Vodafone envisageait de se désengager de Verizon Wireless pour jeter son dévolu sur l'activité de téléphonie mobile d'AT&T, finalement acquise par Cingular.

Les dernières discussions en date avaient été révélées par Reuters en avril. À l'époque, des sources évoquaient un montant de 100 milliards de dollars que l'entreprise Verizon serait prête à débourser en actions et en numéraire, tout en notant que le groupe américain préférait un accord à l'amiable.

Vittorio Colao, le directeur général de Vodafone, avait alors clairement fait savoir qu'il prendrait son temps et ne céderait ses 45 % qu'à un juste prix.

Les discussions sont entrées dans le vif du sujet il y a quelques semaines, Verizon ayant conscience que la remontée des taux d'intérêt et la baisse de son cours en bourse (en recul de plus de 4 % en août) lui compliqueraient la tâche si l'entreprise tardait trop.

Le groupe dirigé par Lowell McAdam a du coup accepté de monter son prix à 130 milliards de dollars, selon les sources.

Même à ce prix, le rachat des parts de Vodafone sera une bonne opération pour Verizon Communications qui aura les moyens de rembourser ses créanciers. Verizon Wireless a dégagé, en 2012, un flux de trésorerie disponible de 28,6 milliards de dollars.

Vodafone, de son côté, a obtenu un montage fiscal avantageux pour l'opération, de telle sorte que la facture à régler au fisc devrait être limitée à environ cinq milliards de dollars.

Dans le cadre de l'accord, Verizon Communications rachètera Vodafone Americas, la holding du groupe britannique qui détient les 45 % de Verizon Wireless, et quelques autres actifs, ont précisé les sources. Dans un deuxième temps, Verizon conservera la participation dans Verizon Wireless et revendra les autres actifs à Vodafone.

Le vendeur de Vodafone Americas n'étant pas une entreprise américaine, il n'aura pas à s'acquitter de la taxe sur les plus-values aux États-Unis. La législation britannique, de son côté, exempte, sous certaines conditions, les gains réalisés sur la vente de participations d'entreprises, ce dont devrait bénéficier Vodafone.

Autres gagnantes dans l'affaire, les banques impliquées dans l'opération devraient se partager des commissions représentant au moins 200 millions de dollars.

Reuters


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Mont Rainier :trois Canadiens chutent de 15 m

Deux alpinistes canadiens sont dans un état critique après avoir fait une chute de 15 m au mont Rainier, dans l'État de Washington.

Un troisième grimpeur a aussi été blessé dans l'accident, qui s'est produit dimanche matin.

Les trois alpinistes sont tombés dans une crevasse en escaladant le glacier Emmons.

Un autre groupe de grimpeurs a repéré les trois victimes, qui ont ensuite été secourues par hélicoptère. Les Canadiens ont été transportés dans des hôpitaux de la région.

Les circonstances entourant leur chute sont encore inconnues.

Selon le Seattle Times, la pluie qui s'est abattue jusqu'à une altitude de plus de 3300 mètres, en fin de semaine, et qui a par la suite gelé, a causé des conditions dangereuses sur la montagne, forçant un autre groupe de grimpeurs à abandonner son ascension.

Le mont Rainier est situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Seattle, dans le nord-ouest des États-Unis. Le sommet de ce volcan actif culmine à près de 4400 mètres.


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Intervention en Syrie: Obama est prêt, mais veut le feu vert du Congrès

Written By Unknown on Minggu, 01 September 2013 | 16.20

Les explications de Joyce Napier à Washington, de Jean-François Bélanger à Moscou et de Marie-Eve Bédard à Beyrouth

Le président Barack Obama a décidé que les États-Unis doivent intervenir militairement en Syrie, mais veut l'approbation du Congrès. Il en a fait l'annonce dans un bref discours devant la Maison-Blanche, samedi.

Le président américain a déclaré que les effectifs militaires en Syrie sont prêts à agir « dès demain si nécessaire », mais veut toutefois le feu vert des élus, qui vont reprendre leurs travaux le 9 septembre.

« Je vais demander l'autorisation des représentants des Américains au Congrès pour un usage de la force. » — Le président Barack Obama

Dans sa courte intervention, le président Obama a répété que l'attaque du 21 août dans la banlieue de Damas, attribuée par Washington au régime du président syrien Bachar Al-Assad et qui aurait fait plus de1400 morts, représentait une menace sérieuse pour la sécurité des États-Unis.

« Quel message lance-t-on au monde lorsqu'on laisse un dictateur utiliser des armes chimiques contre son peuple? », a-t-il demandé, ajoutant que « de telles atrocités doivent être condamnées ».

Le président a demandé aux membres du Congrès de laisser de côté le vote partisan, avant d'ajouter qu'on ne pouvait pas « fermer les yeux sur ce qui est arrivé à Damas ».

Samedi soir, la Maison-Blanche a fait parvenir au Congrès un projet de résolution pour autoriser des frappes militaires en Syrie. Le projet de résolution permettait de mener des frappes pour « dissuader, interrompre, empêcher et dégrader » le potentiel de nouvelles attaques chimiques.

Le projet de résolution indique aussi que le soutien du Congrès « enverrait un signal clair de l'attitude résolue de l'Amérique » sur cette question.

La Chambre des représentants satisfaite

« Selon la Constitution, la responsabilité de déclarer la guerre dépend du Congrès. Nous sommes satisfaits que le président demande l'autorisation pour une intervention militaire en Syrie », a déclaré le républicain John Boehner, le président de la Chambre des représentants.

John Boehner a ajouté que le débat se tiendrait dans la semaine du 9 septembre. « En accord avec le président, nous prévoyons que la Chambre examine cette question dans la semaine du 9 septembre. Cela laissera le temps au président de présenter sa position au Congrès et au peuple américain. »

Le Sénat, l'autre chambre du Congrès, se prononcera « pas plus tard que dans la semaine du 9 septembre », a annoncé samedi soir le président de la majorité démocrate dans un communiqué.

Harry Reid a ajouté qu'il estimait le recours à la force « justifié et nécessaire ». Selon lui, le président syrien a commis des « atrocités » contre des civils.

Les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham ont déjà averti qu'ils voteraient contre toute résolution jugée trop faible, qui ne viserait pas à ébranler le pouvoir du président Al-Assad. « Nous ne pouvons en âme et conscience soutenir des frappes militaires isolées en Syrie qui ne feraient pas partie d'une stratégie globale visant à changer la dynamique sur le champ de bataille, à atteindre l'objectif du président de faire quitter le pouvoir à Assad et à mettre fin à ce conflit », ont-ils déclaré dans un communiqué.

Les deux instances du Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat, sont égales aux États-Unis et devront voter un texte dans les mêmes termes pour lui donner force de loi. Les démocrates disposent de la majorité au Sénat et les républicains contrôlent la Chambre depuis janvier 2011.

Historiquement, la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de « déclarer la guerre », mais la dernière fois qu'une telle déclaration formelle a été votée date de la Deuxième Guerre mondiale.

En pratique, les présidents américains ont évité le terme et lancé unilatéralement des opérations militaires des dizaines de fois, au nom de leur autorité constitutionnelle de commandant en chef.

Par exemple, l'intervention militaire américaine en Libye en 2011 a été déclenchée sans l'aval des parlementaires.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Obama a consulté Hollande

Le président Obama a appelé son homologue français François Hollande samedi avant de faire sa déclaration, a indiqué un haut responsable de la Maison-Blanche. Au cours de leur entretien, le président français a réaffirmé sa détermination à sanctionner le régime syrien, selon son entourage. M. Hollande a aussi appelé à « respecter » le rythme choisi par les États-Unis pour une éventuelle intervention militaire.

De son côté, le premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué sur son compte Twitter « comprendre et soutenir la position » du président Obama. Le Parlement britannique s'est opposé vendredi à une éventuelle participation de Londres à des frappes contre le régime syrien.


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Fukushima: radioactivité à un niveau inquiétant

Le niveau de radioactivité relevé dans un réservoir contenant de l'eau contaminée à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-Daiichi est 18 fois supérieur à celui mesuré voici encore dix jours, a annoncé dimanche l'opérateur de cette centrale de la côte nord-est du Japon, Tokyo Electric Power (Tepco).

Une radioactivité de l'ordre de 1800 milliSieverts par heure, assez pour tuer en quatre heures une personne qui y serait exposée, a été calculée samedi près du fond d'un réservoir d'eau, a déclaré Tepco.

Le 22 août, la radioactivité mesurée dans le même réservoir était de 100 milliSieverts par heure. D'après la loi japonaise, le seuil annuel de sécurité, en matière d'exposition aux radiations, est de 50 milliSieverts pour les employés de centrales nucléaires en temps normal.

La forte hausse constatée serait due en partie à l'utilisation par les inspecteurs d'un instrument conçu pour mesurer des niveaux de radioactivité bien plus élevés. Les instruments employés précédemment ne pouvaient que mesurer une radioactivité maximale de 100 milliSieverts. Les nouveaux, eux, peuvent monter jusqu'à 10 000.

En août, Tepco avait révélé que de l'eau du réservoir en question fuyait. L'autorité de régulation du secteur nucléaire nippon a parlé d'« incident grave », de niveau 3 sur une échelle internationale de mesure de la radioactivité.

Selon un porte-parole de Tepco, une nouvelle fuite a été par ailleurs décelée au niveau d'une canalisation reliant deux autres réservoirs. La radioactivité mesurée à cet endroit-là s'élève à 230 milliSieverts.

Un niveau de 220 milliSieverts a également été enregistré près d'un réservoir de stockage adjacent, là même où, en août, on relevait « seulement » 70 milliSieverts.

La centrale de Fukushima a été détruite par le tsunami du 11 mars 2011, consécutif à un tremblement de terre exceptionnel. Il s'agissait du plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl, un quart de siècle plus tôt.

Reuters


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Le Canada se prépare-t-il pour les voitures intelligentes?

Des voitures sans conducteur pourraient rouler sur les routes canadiennes d'ici quatre ans, mais personne ne semble vouloir piloter la réglementation et l'arrivée de ces autos, déplore un expert en matière de transport.

Selon Paul Godsmark, un ancien concepteur d'autoroutes qui donne maintenant des conférences aux autorités en matière de transport, le modèle de préparation que privilégierait habituellement le gouvernement, c'est-à-dire faire des essais et mener la recherche lui-même, prendra trop de temps.

Les automobiles sans conducteur arriveront, que l'on soit prêt ou non, et cela ne se fera peut-être pas aussi harmonieusement que l'on voudrait.

« Cette technologie nous frappera comme un raz-de-marée. Si on est prêts, tant mieux. Si ce n'est pas le cas, ce sera difficile. Mais ça s'en vient de toute façon », prédit M. Godsmark.

Google Inc. a affirmé que sa flotte composée d'une dizaine d'automobiles contrôlées par ordinateur, pour la plupart des Toyota Prius équipées d'un système d'autopilotage, a enregistré environ 483 000 kilomètres de parcours parfait, sans accidents.

Des États américains se préparent

L'an dernier, le Nevada est devenu le premier État américain à approuver la réglementation qui établit les normes pour les compagnies qui veulent tester des voitures intelligentes. La Californie a également adopté une loi qui requiert que le Département des véhicules motorisés jette les bases d'une réglementation pour le 1er janvier 2015.

Au Canada, ce sont les provinces qui sont responsables de ce dossier, et la réglementation pourrait tarder à venir.

Le porte-parole du ministère des Transports de l'Ontario, Bob Nichols, a écrit à La Presse Canadienne que la province, assistée de Transports Canada, évaluait la technologie et surveillait les développements. Mais aucune activité législative n'est prévue.

« Le ministère évalue tous les nouveaux types de véhicules et de technologies pour déterminer s'ils ont sûrs pour les routes de l'Ontario et comment ils peuvent être intégrés avec les autres véhicules et les piétons », explique Bob Nichols.

En Alberta, aucune discussion n'est prévue sur le sujet de ces drones automobiles, rapporte un porte-parole du ministère des Transports.

Des lois fédérales régulent la fabrication et l'importation de véhicules motorisés et d'équipements de véhicule.

Une porte-parole de Transports Canada, Andrea Mortiz, rapporte par courriel que le ministère travaillait avec des experts internationaux pour établir les normes en matière de systèmes de transport intelligent qui assistent le conducteur.

Selon l'évolution des systèmes, il pourrait en venir à permettre la conduite sans conducteur.

« Transports Canada permettrait l'importation de véhicules sans conducteur à condition qu'ils soient certifiés par le manufacturier et qu'ils soient conformes aux normes de sécurité exigées pour cette catégorie de véhicule », affirme Mme Moritz.

La Presse Canadienne


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Élections en Australie: Kevin Rudd tente de renverser la vapeur

Le premier ministre australien, Kevin Rudd, cherchant à éviter à son Parti travailliste une déroute lors des élections législatives de samedi prochain, a promis, dimanche, des baisses d'impôts et des investissements dans le secteur de l'éducation.

En esquissant une « nouvelle voie » lors du lancement officiel de sa campagne, dans l'État du Queensland, Kevin Rudd a cherché à tirer parti du malaise de certains électeurs face à la volonté des conservateurs de réduire les dépenses publiques, avertissant que cela serait nuisible à l'emploi et à la confiance.

Un sondage de l'institut Galaxy pour plusieurs journaux du groupe du magnat Rupert Murdoch crédite l'opposition conservatrice, conduite par Tony Abbott, de 53 % des intentions de vote, contre 47 % aux travaillistes. Cela suffirait à donner aux conservateurs une majorité parlementaire nette.

Kevin Rudd a été évincé à la tête du Labour en 2010 par Julia Gillard, qui est devenue alors la première femme à diriger un gouvernement australien. Mais Rudd a contre-attaqué et provoqué la chute de celle-ci cette année au terme de longues querelles intestines.

Julia Gillard n'a pas assisté au lancement de campagne de Kevin Rudd, qui s'est déroulé en présence de plusieurs milliers de personnes.

Reuters


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Oléoduc Énergie Est:craintespour l'eau potable de Winnipeg

Written By Unknown on Sabtu, 31 Agustus 2013 | 16.21

Le reportage de Pierre Verrière

Le projet de TransCanada de convertir son gazoduc en oléoduc pour transporter du pétrole en provenance des sables bitumineux vers l'est du pays met à risque l'eau potable de Winnipeg, selon des environnementalistes.

L'installation passe dans la région du lac Shoal, qui approvisionne la capitale manitobaine en eau potable.

Pour les associations environnementalistes, une telle installation près du lac représente un risque écologique important.

« S'il y a des déversements, le problème, c'est qu'il en résulte une pollution de l'eau, de nos terres agricoles, surtout que le pipeline va passer dans la région du lac Shoal, c'est l'eau potable de Winnipeg, donc pour les Winnipégois, il y a un risque que leur eau potable soit polluée », insiste la coordonnatrice de projets à Green Action Centre, Sylvie Hébert.

La conversion même du gazoduc en oléoduc fait craindre un désastre écologique au Wilderness Committee, une association transcanadienne de défense de l'environnement.

« Le pipeline n'est pas conçu pour transporter du pétrole et il sera soumis à une trop grande pression », affirme son chargé de campagne, Eoin Madden.

Consultations

Ces inquiétudes surviennent au moment où TransCanada mène une série de rencontres dans les communautés concernées pour les informer de son projet et en défendre la sécurité.

« C'est quelque chose que nous avons déjà fait, la conversion d'un gazoduc en oléoduc pour notre réseau Keystone, alors la plupart des gens ici, au Manitoba, sont conscients de ça. Les propriétaires ont déjà vu la conversion d'un gazoduc sur leur terrain, ils savent que c'est quelque chose que l'on est en mesure de faire de façon sécuritaire », a expliqué le porte-parole de TransCanada, John Van Der Put, qui se trouvait jeudi à Sainte-Anne.

Il serait toutefois normal de s'attendre du gouvernement qu'il soit particulièrement vigilant sur certaines parties du pipeline, surtout s'il traverse un site aussi fragile qu'un réservoir d'eau potable, soutient le spécialiste en transport et professeur à l'Université du Manitoba Barry Prentice. « Sur certaines portions, il y a des risques importants de dégâts », souligne-t-il.

La Ville de Winnipeg n'a pas souhaité commenter la situation, mais assure qu'elle étudie l'impact potentiel que représenterait une telle installation pour ses services.


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Justin Trudeau souhaite que le Canada accueille plus de réfugiés syriens

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, affirme que le Canada devrait faire davantage pour accueillir des réfugiés du conflit syrien.

M. Trudeau s'est dit enchanté, vendredi, d'entendre que le gouvernement conservateur n'avait pas l'intention de participer à une intervention militaire en Syrie, après la présumée attaque chimique du régime syrien qui aurait fait plus de 1400 morts, selon les États-Unis.

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, au moins 100 000 personnes ont été tuées et plus de 6 millions de Syriens ont fui leur maison, selon l'ONU.

« Je suis très inquiet pour les Syriens », a-t-il dit avant de rencontrer des gens dans un parc du centre-ville de Halifax.

« Nous voulons aussi voir notre gouvernement fournir plus d'aide humanitaire aux déplacés et exercer une plus grande pression diplomatique pour résoudre cette situation. Et je sais que nous pouvons faire plus pour les réfugiés, en accueillant une partie de ces milliers de personnes déplacées au Canada afin qu'elles profitent d'une vie meilleure. »

En juin, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé que le Canada donnerait 98,4 millions de dollars additionnels à la Jordanie afin de l'aider à gérer l'arrivée de plus d'un demi-million de réfugiés syriens.

M. Baird avait alors expliqué que l'aide serait étalée sur les trois prochaines années afin d'améliorer la sécurité dans les camps de réfugiés surpeuplés et d'aider à « tenir les terroristes à distance ». Il fallait aussi protéger les Jordaniens contre les attaques chimiques et biologiques.

Le président de l'association des étudiants syriens à Ottawa, Yaman Marwah, a affirmé qu'on a appris à son groupe, plus tôt cette année, que le gouvernement canadien était prêt à accueillir 1500 réfugiés syriens.

« Nous avons des contacts partout au Canada, et nous n'avons rien vu jusqu'à maintenant », a-t-il affirmé en entrevue à Ottawa. « Nous n'avons rien vu d'autre que la fermeture de l'ambassade syrienne et le retrait de l'ambassadeur depuis le début de la révolution. »

Plus tôt cette semaine, M. Trudeau a affirmé que le Parlement devrait être réuni pour discuter du rôle que le Canada devrait jouer dans la préparation internationale d'une intervention en Syrie.

Il a affirmé que l'utilisation d'armes chimiques était « inacceptable » et requérait une « réponse significative ».


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