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Paradis fiscaux : Ottawa veut remettre la liste au fisc

Written By Unknown on Jumat, 05 April 2013 | 16.20

Le gouvernement de Stephen Harper réclame que la liste sur laquelle figurent les noms de plus de 450 Canadiens qui auraient mis de l'argent dans des paradis fiscaux, révélée grâce à une fuite de données confidentielles, soit remise à l'Agence de revenu du Canada (ARC).

Le ministre d'État Maxime Bernier a relayé cette demande jeudi, dans le cadre d'une entrevue à la radio de Radio-Canada, tout comme la ministre du Revenu national, Gail Shea, à l'occasion d'une visite à Terre-Neuve-et-Labrador.

Cette fuite de données est l'une des plus importantes de l'histoire. Des journalistes, dont ceux de l'émission Enquête, ont mis la main sur une masse impressionnante de documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'enquête (l'International Consortium of Investigative Journalists [ICIJ], basé à Washington).

On trouve dans les données les noms de plus de 450 Canadiens - dont ceux d'un avocat connu de la Saskatchewan, Tony Merchant, et de sa femme, la sénatrice libérale Pana Merchant.

Dans son dernier budget, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se fixe l'objectif ambitieux de récupérer près de 450 millions de dollars dès cette année en luttant contre l'évasion fiscale.

Ottawa met aussi en place un programme de délation pour inciter les Canadiens à dénoncer l'évasion fiscale internationale. Il promet notamment aux informateurs 15 % de l'impôt récupéré par l'ARC lorsque ce montant excède 100 000 $.

Toutefois, dans son budget 2012-2013, Ottawa a annoncé des compressions de 253 millions de dollars sur trois ans à l'ARC.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a souligné cette contradiction et émis des doutes sur les réelles intentions du gouvernement conservateur de lutter contre l'évasion fiscale. « Ils avaient promis de régler ce problème-là, au contraire, ils font même des coupures au niveau de Revenu Canada », a souligné la députée du NPD Nycole Turmel. « Comment peuvent-ils enquêter, répondre à ces objectifs-là et en même temps couper à l'intérieur de Revenu Canada? »

Le gouvernement Harper reconnaît avoir annoncé des compressions de l'ordre de 7 % échelonnées sur trois ans, mais il précise que ces compressions sont effectuées dans le secteur de l'efficacité administrative et non dans le domaine des pouvoirs d'enquêtes et d'examen des dossiers.


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Le gouvernement Marois revoit «de fond en comble» sa politique de l'amiante

Exclusif - Le ministère des Ressources naturelles veut cesser d'encourager l'utilisation de l'amiante et remet en question son exportation, ce qui pourrait être le coup de grâce de cette industrie au Québec.

« Si, même au Québec, avec tous les organismes de suivi, on n'arrive pas à voir dans tous les cas une utilisation sécuritaire de l'amiante, comment pouvons-nous nous assurer qu'il y a une utilisation sécuritaire lorsqu'on l'exporte? » s'interroge la ministre Martine Ouellet.

Avec cette révision profonde, le gouvernement Marois mettrait un terme à la politique de l'utilisation accrue de l'amiante mise en place depuis 2002. À cette époque, le gouvernement péquiste avait déclaré, « sans aucune équivoque, que nous croyons à l'avenir de l'amiante et que les produits peuvent jouer un rôle de premier plan dans plusieurs secteurs d'activité spécifiques ».

Cette politique visait à « stimuler la demande générale des produits qui contiennent de l'amiante chrysotile ». Elle vise les ministères, les sociétés d'État, les municipalités et même les établissements de santé et de services sociaux et les commissions scolaires.

À ce jour, cette politique favorable à la substance cancérigène est toujours en vigueur, mais embête le gouvernement Marois. « Je pense qu'aujourd'hui en 2013, on n'est plus là », affirme Mme Ouellet.

Signe de la direction que prend le gouvernement, il n'y a plus d'exploitation d'amiante au Québec depuis que la première ministre a confirmé, dès son arrivée au pouvoir, qu'elle respecterait son engagement de ne pas octroyer le prêt de 58 millions à la mine Jeffrey.

De plus, le 26 mars dernier, le ministre de la Santé s'est engagé à rendre publics les registres des établissements qui contiennent de l'amiante. Près de 300 édifices publics et au moins une centaine d'établissements de santé et de services sociaux contiennent de l'amiante au Québec, a appris Radio-Canada au cours de la dernière année.

« Toutes les études qui ont été faites au niveau international [...] font la démonstration que l'utilisation sécuritaire n'est pas possible, alors [...] il faut bannir ce produit-là », insiste le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lacharité.

La fin d'une industrie

Selon le maire de Thetford Mines, Luc Berthold, la ministre des Ressources naturelles ne fait que « confirmer la volonté du gouvernement de mettre fin à l'exploitation de l'amiante définitivement au Québec ».

« Ça cause de l'inquiétude chez nous parce qu'on a encore plein d'installations minières », indique M. Berthold. « Faut pas se mettre la tête dans le sable [...] Même notre promoteur ici, qui avait un projet, n'est plus intéressé. »

D'après un reportage de Julie Dufresne


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Un édifice s'effondre en Inde, plus de 30 morts

Un édifice en construction dans une banlieue de Mumbai, en Inde, s'est écroulé faisant 35 morts, selon un nouveau bilan.

Selon l'inspecteur de police Digamber Jangale, plus de 59 personnes ont été blessées dans l'effondrement de l'édifice, survenu jeudi soir à Thane. Les secouristes recherchaient d'autres victimes potentielles tôt vendredi.

L'inspecteur Jangale a précisé que les autorités locales n'avaient pas donné les permissions nécessaires pour la construction de l'édifice. Les quatre premiers étages étaient dotés de bureaux, mais la plupart des occupants avaient quitté les lieux pour le reste de la journée au moment du drame.

Des travailleurs ajoutaient quatre étages à l'édifice et en avaient complété trois avant la chute du bâtiment.

La plupart des victimes sont des travailleurs du secteur de la construction qui demeuraient dans l'édifice, a aussi fait savoir l'inspecteur Jangale. Au moins dix des personnes blessées l'ont été sérieusement, a ajouté l'inspecteur.

Les autorités policières ne pouvaient expliquer ce qui avait causé l'effondrement. La police a par ailleurs arrêté le constructeur et son associé.

Les effondrements d'édifices sont chose commune en Inde où les constructeurs ont tendance à précipiter les travaux en faisant usage de matériaux de piètre qualité. Aussi, les édifices de plusieurs étages sont souvent érigés sans une supervision adéquate.


Associated Press


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Terroristes canadiens: Aaron Yoon clame son innoncence

De nouveaux détails ont été révélés par le réseau anglais de Radio-Canada concernant l'ami des deux Ontariens liés à l'attentat meurtrier sur le site gazier d'In Amenas, en Algérie, en janvier.

Un militant des droits humains oeuvrant en Mauritanie, mais qui a préféré conservé l'anonymat, a expliqué avoir rencontré Aaron Yoon en prison, l'été dernier.

Le jeune homme est détenu dans ce pays d'Afrique du Nord depuis une dizaine de mois. Il avait quitté le Canada peu avant, en compagnie de Xristos Katsiroubas et d'Ali Medlej, les deux autres jeunes hommes originaires de London, en Ontario, et dont les corps ont été retrouvés sur le site gazier. Ils sont soupçonnés de s'être joints aux djihadistes présents en Afrique.

Selon le travailleur rencontré par CBC, Aaron Yoon est détenu en raison de ses liens avec des groupes islamistes jugés terroristes.

« Il est accusé parmi un groupe qui prêche l'islam, mais ce groupe est accusé d'avoir des relations avec Al-Qaeda », a raconté l'un deux.

Selon le même militant, Aaron Yoon est en attente de son procès, mais il clame son innocence.

Selon les informations obtenues par CBC, il étudiait le coran dans une école de la capitale mauritanienne Nouakchott, où étudient également des Américains et des Européens. Aaron Yoon, qui se faisait appeler Haroon en arabe, s'est converti à l'islam peu avant de terminer l'école secondaire.

Au Canada, sa famille assure qu'Aaron Yoon n'a jamais eu d'intentions violentes.

L'ambassade s'en mêle

Les autorités canadiennes et mauritaniennes n'ont pas confirmé la nature des accusations qui pèsent contre le jeune homme.

Un représentant de l'ambassade canadienne au Maroc s'est toutefois rendu dans la prison où est détenu Aaron Yoon. Il assure qu'il y est bien traité et qu'il recevra un procès transparent et équitable.

Toutefois, le militant qui l'a rencontré en prison affirme avoir reçu des informations d'autres prisonniers indiquant que l'Ontarien aurait souffert d'une grave infection urinaire et aurait perdu connaissance. Il serait maintenant guéri.

Les Canadiens appelés en renfort

Ces nouvelles informations surgissent alors que la Gendarmerie royale du Canada demande l'aide du public pour recueillir des informations sur les jeunes hommes.

Exceptionnellement, la GRC a confirmé leur identité, jeudi, alors même que l'enquête n'est pas terminée.

« Nous encourageons toute personne ayant de l'information, telle que l'identité d'individus qui pourraient les avoir assistés à quitter le Canada, à contacter le réseau Info-sécurité nationale », a demandé le surintendant Marc Richer, de la GRC.

L'attaque du site gazier d'In Amenas, en janvier en Algérie, a fait 70 morts. Elle a été perpétrée par un groupe lié à Al-Qaïda qui cherchait à venger l'intervention française contre les islamistes dans le nord du Mali.


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Un traitement de chimiothérapie trop dilué en Ontario et au Nouveau-Brunswick

Written By Unknown on Rabu, 03 April 2013 | 16.20

Un traitement de chimiothérapie trop dilué a été administré à près d'un millier de patients en Ontario, au cours de la dernière année. Quatre établissements sont concernés, soit l'hôpital régional de Windsor, le centre de cancérologie de London, le centre hospitalier de Lakeridge à Oshawa et l'hôpital régional de Peterborough.

Le Dr. John Dornan, du Réseau de santé Horizon au Nouveau-Brunswick indique que 186 patients de l'hôpital Saint John ont reçu le traitement dilué depuis mars 2012.

C'est l'entreprise qui fabrique ces traitements qui aurait trop dilué le médicament administré à 990 patients, selon Action Cancer Ontario. Les sacs préparés contenaient trop de solution saline ce qui a dilué l'agent de chimiothérapie, a affirmé l'organisme mardi. La dilution allait de 3 à 20 % selon la Dr. Carol Sawka, vice-présidente des opérations cliniques à Action Cancer Ontario.

Le médicament, du cyclophosphamide, a été administré pour traiter des cancers du sein et des lymphomes non Hodgkiniens.

Risque faible

Toutefois, selon le Dr Ken Schneider, chef du service oncologie à l'hôpital régional de Windsor, les effets sur les patients sont probablement faibles.

Les hôpitaux concernés sont en train d'informer les patients touchés. Ceux-ci ont complété leurs traitements. 

« C'est vraiment une question de savoir si ce traitement offre le même niveau de soins aux patients qui l'ont reçu. Lorsque que la réduction du dosage tourne autour de 10 % dans l'une des combinaisons de médicament, la probabilité d'un résultat grave en terme de rechute du cancer ou de moins bons résultats qu'attendus serait faible », a dit Ken Schneider.

Les sacs ont été préparés par Marchese Health Care à Hamilton, a affirmé Action Cancer Ontario, qui a également précisé que certains patients avaient aussi reçu de la gemcitabine qui connaissait le même problème de dilution.

Tous les hôpitaux ont renouvelé leur stock de médicaments, lorsque l'erreur a été remarquée.

« Les gens doivent parler à leur oncologue », a souligné la ministre ontarienne de la Santé, Deb Matthews.


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Terrorisme : le Canada est-il en train de perdre la bataille contre la radicalisation?

Les autorités canadiennes auraient-elles pu éviter que de jeunes Canadiens prennent part au drame d'In Amenas, qui a fait près de 70 morts en janvier en Algérie?

Xristos Katsiroubas était un adolescent comme les autres. Il a grandi dans une famille grecque orthodoxe, dans un quartier de classe moyenne, loin des clichés que l'on associe souvent aux laissés pour compte qui cultivent un désir de vengeance envers la société.

Quelques années plus tard, la photo du jeune homme blond fait la manchette : lui et son ami Ali Medlej auraient, selon des sources de CBC News, participé à la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas en Algérie, une attaque revendiquée par une organisation djihadiste.

Les deux hommes auraient attiré l'attention du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) en 2007, alors qu'ils étaient encore mineurs, mais lorsqu'ils se envolés pour quitter le Canada l'an dernier, ils n'étaient plus sous surveillance.

Leur présence sur le site d'In Amenas aurait-elle pu être prévenue? Selon Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale, le SCRS a pour mission de détecter les éléments radicaux et joue donc un rôle de surveillant plutôt que d'intervenant. Ce sont les « autres organismes du gouvernement qui devraient travailler et aider les communautés », croit-il.

« Il y a beaucoup d'incidents qui ne font pas les nouvelles parce que la Gendarmerie royale et le SCRS arrivent à prévenir les problèmes avant qu'ils ne se concrétisent. » — Le ministre fédéral de l'Immigration, Jason Kenney

« En fait, les Canadiens devraient être reconnaissants puisqu'ils n'ont pas subi d'attaques violentes sur leur propre sol, contrairement à certains pays européens, ajoute M. Kenney, évitant de commenter les révélations entourant l'identité des deux Canadiens.

Le ministre des Affaires étrangères John Baird, quant à lui, considère que le Canada ne peut pas faire beaucoup plus que de collaborer étroitement avec l'Algérie. La radicalisation des jeunes adultes est un problème auquel font face de nombreux pays occidentaux, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, remarque M. Baird.

Le fait que Xristos Katsiroubas et Ali Medlej aient pu quitter le pays sans problème est selon M.Juneau-Katsuya révélateur des failles dans le système de lutte antiterroriste canadien. Au moins une cinquantaine de jeunes hommes auraient quitté le Canada depuis plusieurs années pour joindre des groupes terroristes dans divers pays.

« On n'a pas de programme de contrôle des sorties au pays. On est d'ailleurs le seul pays en Occident qui n'a pas ce genre de système. » — Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale

Un troisième voyageur identifié

Par ailleurs, CBC a appris le nom d'un des individus qui auraient quitté le pays en même temps que Xristos Katsiroubas et Ali Medlej. Il s'agit d'Aaron Yoon, un ami d'école, lui aussi de London, en Ontario. Selon les sources de CBC, Aaron Yoon a été emprisonné peu après son arrivée dans le nord de l'Afrique. Rien n'indique qu'il avait l'intention de participer à l'attaque d'In Amena s'il n'avait pas été arrêté. Le jeune homme de descendance coréenne a été élevé dans la religion catholique, mais se serait converti à l'islam avant de terminer son secondaire.

Surenchère de la vie privée?

Alors que le phénomène de la radicalisation semble prendre de l'ampleur, M. Juneau-Katsuya affirme que les valeurs de liberté d'expression et de religion s'ajoutent à une tendance actuelle de « surenchère de la protection de la privée », ce qui peut limiter la force de frappe du SCRS.

Il donne pour exemple la loi qui exige que la police se procure un mandat similaire à celui d'écoute téléphonique pour examiner les messages textes envoyés entre individus, ce qui selon lui satisfait les compagnies téléphoniques en premier lieu.

Au-delà des clichés

Parmi les attentats à la bombe motivés par des groupes aux motivations idéologiques qui ont eu lieu au Canada depuis le 11 septembre 2001, plus d'une trentaine n'auraient rien à voir avec l'islam radical ou le mouvement djihadiste. « C'est un phénomène qui va au-delà de la communauté musulmane », explique M. Juneau-Katsuya.

L'Association des musulmans de la ville de London, en Ontario, d'où Katsiroubas et Medlej étaient originaires, ont d'ailleurs déclaré ne pas connaître les jeunes hommes et rejeter les points de vue radicaux.

« Actuellement, les études démontrent que la majorité des jeunes recrutés pour des attaques terroristes viennent de familles classe moyenne et privilégiée, ont fait des études, ont une bonne éducation, ont souvent voyagé à l'étranger. [...] Ils sont recrutés de manière intellectuelle, idéologique et émotionnelle avant tout », souligne M. Juneau-Katsuya.

Selon Ray Boisvert, ancien directeur adjoint du SCRS, les jeunes recrutés « sont mus par le goût d'aventure et la recherche de buts, une quête de sens dans leur vie. »

Avant même que les futurs terroristes n'apparaissent sur le radar du CSRS, ce sont les parents qui constituent la première ligne de défense. Ce sont eux qui vont remarquer que leur fils « qui aimait le hockey, qui aimait les filles et sortir écouter la musique à la discothèque » a changé, qu'il a « un comportement différent, un discours différent », souligne M. Juneau-Katsuya.


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Israël: la mort d'un détenu palestinien ébranle la trêve

La mort d'un détenu palestinien en Israël a mis le feu aux poudres mardi et provoqué la première violation importante du cessez-le-feu conclu en novembre dernier entre le Hamas et l'État hébreu.

L'armée israélienne a confirmé avoir mené des raids aériens dans la bande de Gaza, en représailles à des tirs de roquettes venus de cette zone palestinienne contrôlée par le Hamas, mouvement islamiste.

« L'armée israélienne tient le Hamas pour seul responsable de toute activité terroriste dans la bande de Gaza », indique un communiqué envoyé par l'armée israélienne.

Selon des sources sécuritaires locales, les attaques n'ont pas fait de blessés. Les raids israéliens auraient touché des zones désertes et les roquettes n'auraient atteint qu'un terrain vague du sud d'Israël.

Deux tirs de roquettes ont été revendiqués par une coalition de mouvements salafistes de Gaza liés à Al-Qaïda, le Majlis Choura al-Moujahidine. Le groupe ne serait pas lié au Hamas, dont il contesterait l'autorité.

Mort controversée

Ces tirs sont survenus quelques heures après l'annonce de la mort de Maisara Abou Hamdiyeh, un détenu palestinien d'une soixante d'années. Celui-ci, qui était emprisonné pour une tentative de meurtre dans un café israélien, aurait succombé au cancer de la gorge.

Sa mort a provoqué des affrontements dans des prisons voisines et un concert de reproches de la part des Palestiniens.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a blâmé Israël pour son décès. Le Hamas a averti que le gouvernement d'Israël « regretterait ses crimes ».

Accroc à la trêve

Les frappes israéliennes sont les premières à survenir depuis la signature d'un accord de cessez-le-feu, en novembre dernier, au terme d'une semaine d'affrontements meurtriers.

Des roquettes provenant de Gaza ont toutefois été tirées vers Israël à quelques reprises, notamment lors de la visite du président américain Barack Obama, en mars.


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La Corée du Nord bloque l'accès à un complexe industriel

La Corée du Nord a interdit l'accès aux Sud-coréens qui travaillent dans le complexe industriel qu'elle partage avec Séoul, un nouveau chapitre dans l'escalade belliqueuse à laquelle elle se livre depuis son dernier essai nucléaire, en février.

Le complexe de Kaesong est techniquement situé en sol nord-coréen, mais abrite des entreprises sud-coréennes du secteur manufacturier. Les ouvriers y proviennent majoritairement du nord, mais certains sont sud-coréens. Il s'agit de l'un des derniers symboles de la coopération entre les deux pays.

Mercredi matin, Pyongyang n'a pas laissé entrer les travailleurs sud-coréens. Toutefois, près de 900 ressortissants du sud de la péninsule s'y trouveraient toujours, selon Séoul. Les départs du complexe devraient être permis et le gouvernement sud-coréen demande que le retour de ses citoyens se fasse sans embûche.

Plan d'urgence au sud

Séoul a promis qu'elle protégerait coûte que coûte ses citoyens s'ils se retrouvaient coincés au nord. Une action militaire n'est pas exclue.

Neuf travailleurs auraient réussi à quitter le complexe en après-midi, mercredi. Les autres auraient toutefois choisi de rester de plein gré pour assurer le bon fonctionnement des entreprises.

Nouvelle menace

La semaine dernière, Pyongyang a menacé de fermer Kaesong, ce que la Corée du Sud redoute. Actuellement, le complexe constitue l'une des seules sources de devises étrangères du nord. Les tensions constantes entre les deux pays n'ont jamais empêché le site de fonctionner normalement depuis son ouverture en 2004, à l'exception d'une journée de fermeture, en 2009.

Ainsi, la fermeture de Kaesong marquerait un dangereux tournant dans les relations entre les deux Corées.

La Corée du Nord a annoncé vendredi être en « état de guerre » avec le Sud et menace régulièrement les États-Unis de lancer une attaque nucléaire.

Puis, mardi, elle a déclaré qu'elle compte redémarrer un réacteur nucléaire arrêté en 2007. Washington a dénoncé ce projet, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a ajouté que la crise coréenne était déjà « allée trop loin ».

Multiples appels à la retenue

Pékin s'est inquiété de la tournure des évènements mercredi, tout comme Moscou et Paris.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que la situation lui semblait « explosive ». Igor Morgoulov a convenu que la Russie se sentait concernée par les tensions croissantes, qui se déroulent à proximité de ses frontières.

De son côté, Pékin a une nouvelle fois appelé les Corées au calme. De son côté, Paris a demandé à la Chine d'user de son influence sur la Corée du Nord pour empêcher le conflit de dégénérer.


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Scientifiques muselés: la commissaire à l'information ouvre une enquête

Written By Unknown on Selasa, 02 April 2013 | 16.20

La commissaire à l'information a accepté d'ouvrir une enquête sur les allégations de scientifiques fédéraux qui se disent muselés par le gouvernement canadien.

Le bureau de Suzanne Legault répond ainsi à une plainte déposée par le Centre du droit de l'environnement de l'Université de Victoria et par Démocratie en surveillance, une organisation à but non-lucratif qui milite pour la reddition de comptes gouvernementale.

Ils ont déposé un rapport de 126 pages en février dernier dans lequel ils ont relevé plusieurs cas où les points de vue scientifiques - financés par les fonds publics - avaient été supprimés ou réduits à quelques lignes préparées à l'intention des médias. Ils font état de cas dans six différents ministères et agences gouvernementales.

Les exemples de censure détaillés dans le rapport sont basés sur des documents internes du gouvernement, des demandes d'accès à l'information, ainsi que des conversations avec d'anciens et actuels fonctionnaires fédéraux, des journalistes, des membres d'organismes sans but lucratif et des professeurs d'université canadiens.

Dans une lettre adressée aux plaignants, la commissaire Legault indique que son mandat prévoit effectivement d'enquêter sur toute politique gouvernementale, pratique et ligne directrice qui entrave l'accès à l'information. Mme Legault ajoute que cela inclut les pratiques gouvernementales visant à restreindre ou empêcher la communication entre les scientifiques et les médias ou la population canadienne.

Le bureau de la commissaire dit avoir envoyé un résumé de la plainte aux différentes institutions publiques concernées, soit :

  • Environnement Canada;
  • Pêches et Océans Canada;
  • Ressources naturelles Canada;
  • le Conseil national de recherches Canada;
  • l'Agence canadienne d'inspection des aliments;
  • la Défense nationale.

La commissaire dit aussi vouloir ajouter le secrétariat du Conseil du Trésor dans la plainte « en raison de son rôle en ce qui concerne le développement et la mise en œuvre des politiques gouvernementales ».

Le groupe Démocratie en surveillance se dit « très content » de l'ouverture de l'enquête.

Si, à l'issue de l'enquête, la commissaire conclut que la plainte est fondée, elle fera des recommandations pour corriger le problème ou permettre un règlement. Un règlement implique généralement une médiation, mais il peut aussi conduire à un renvoi à la Cour fédérale du Canada.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, le gouvernement de Stephen Harper a été accusé à plusieurs reprise de museler les scientifiques fédéraux sur plusieurs sujets, et plus particulièrement dans les dossiers environnementaux.

Scientifique


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L'identité des assaillants canadiens morts à In Amenas révélée

Le réseau anglais de Radio-Canada a identifié les deux Canadiens qui ont participé à la prise d'otages survenue sur le site gazier d'In Amenas, en Algérie, en janvier dernier et qui avait fait près de 70 morts. Il s'agit de Xristos Katsiroubas et Ali Medlej, de London, en Ontario, et sont liés à Al-Qaïda.

Selon l'enquête de CBC, ils étaient dans le début de la vingtaine et ont grandi dans un milieu de la classe moyenne. L'un d'eux venait d'une famille grecque orthodoxe et se serait converti à l'islam. Xristos Katsiroubas aurait d'ailleurs été décrit par les survivants de l'attaque comme un assaillant aux chevaux blonds qui parlait un excellent « anglais nord-américain ».

Selon les sources de CBC News, les deux hommes se connaissaient depuis le secondaire. Et ils n'étaient probablement pas seuls lorsqu'ils ont quitté le Canada. Au moins deux autres anciens amis du secondaire des deux hommes les ont accompagnés outre-mer. Mais on ne sait pas si ces deux autres personnes sont mortes ou vivantes.

Toujours selon les sources de CBC, il est possible que les deux hommes se soient intentionnellement tués en déclenchant des explosifs. Au moins l'un des deux n'a pu être identifié qu'à partir de tests d'ADN.

CBC a aussi appris que le Service canadien du renseignement de sécurité avait interrogé en 2007 des proches des deux individus, qui étaient à l'époque adolescents. Le SCRS ne confirme pas ces informations pour l'instant.

Les deux hommes n'étaient toutefois pas sous surveillance lorsqu'ils ont quitté le Canada l'an dernier, confirme par ailleurs le service de renseignement canadien.


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