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Chypre à24 heures du délai européen pour éviter la faillite

Written By Unknown on Minggu, 24 Maret 2013 | 16.20

Le gouvernement chypriote dit qu'il reprendra dimanche, à Bruxelles, ses négociations « très délicates » avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) pour établir un plan de sauvetage de l'économie de l'île.

Chypre s'est entendue samedi avec les bailleurs de fonds sur quelques points, notamment sur la création d'une taxe exceptionnelle de 4 % sur les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros. Le gouvernement avait pourtant rejeté cette même taxe il y a quelques jours.

La veille, le gouvernement chypriote a approuvé neuf projets de loi qui permettront notamment de restructurer les banques, de limiter les transactions financières en temps de crise et de créer un fonds de solidarité.

Malgré les progrès, l'agence de presse du pays, CNA, cite samedi un haut responsable du gouvernement non identifié qui critique l'attitude « rigide » du FMI lors des négociations. Ce responsable soutient que le Fonds monétaire formule « chaque demi-heure une nouvelle exigence ».

Chypre a reçu l'ordre de réunir 5,8 milliards d'euros (7,7 milliards de dollars) afin d'avoir accès à un prêt d'urgence de 10 millions d'euros (13,3 milliards de dollars) de la part de pays européens de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). Si elle n'y parvient pas, la BCE coupera lundi les vivres aux banques, qui doivent rouvrir mardi après 10 jours de fermeture.

Sans son soutien, les institutions bancaires de Chypre pourraient s'effondrer mardi, acculant le pays à la faillite et l'obligeant probablement à quitter la zone euro.

Les parlementaires de l'île ont déjà rejeté un premier plan qui proposait de saisir jusqu'à 10 % de l'argent se trouvant dans les comptes bancaires des citoyens et cherchent désespérément une solution de rechange.

Samedi, des milliers d'employés des institutions bancaires chypriotes ont manifesté dans le centre-ville de la capitale, Nicosie. Les manifestants craignant de perdre leur travail et exigeant la démission du président Nicos Anastasiades.


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Mort du milliardaire russe Berezovski: des experts en matières dangereuses sur place

Des enquêteurs britanniques spécialisés dans les environnements contaminés par des substances nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques ont été dépêchés à la résidence du milliardaire russe Boris Berezovski, retrouvé mort samedi à Surrey, dans le sud de l'Angleterre.

« Sa mort est actuellement considérée comme inexpliquée et une enquête exhaustive est en cours », a déclaré dans un communiqué la police de la vallée de la Tamise, chargée de l'enquête. Le corps de M. Berezovski est toujours dans la résidence, a ajouté la police.

« Des officiers spécialement formés, y compris des enquêteurs spécialisés en NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) sont actuellement sur place pour mener des investigations », a précisé la police, qui parle d'une mesure préventive et qui assure que la sécurité des résidents du voisinage n'est pas menacée.

L'avocat russe de M. Berezovski, Alexandre Dobrovinski a de son côté déclaré à la télévision Rossia 24 que l'homme d'affaires s'était enlevé la vie. « On m'a téléphoné de Londres pour me dire que Berezovski s'est suicidé », a déclaré M. Dobrovinski, sans préciser qui lui avait donné cette information.

« Ces derniers temps, Berezovski était dans un état terrible, il était criblé de dettes, il était détruit... Il était obligé de vendre ses tableaux et d'autres choses », a-t-il ajouté.

M. Berezovski était âgé de 67 ans. Il était devenu le premier milliardaire de Russie en tirant profit de la libéralisation post-communiste et de ses liens avec le cercle de l'ancien président russe Boris Elstine.

Il était tombé en disgrâce à l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Poursuivi pour fraude et évasion fiscale en Russie et pour financement illégal d'un club de football par les autorités du Brésil, le milliardaire s'était exilé en Grande-Bretagne en 2001. Il avait obtenu un statut de réfugié en 2003.

Moscou a demandé à Londres l'extradition de Boris Berezovski à plusieurs reprises par le passé, mais sans succès.

L'homme d'affaires s'opposait publiquement au gouvernement de Vladimir Poutine. Il a notamment appelé à un coup d'État en Russie en promettant une récompense à quiconque arrêterait « le dangereux criminel Poutine ». À Londres. Il était l'une des figures d'un groupe d'exilés russes anti-Poutine auquel avait appartenu Alexandre Litvinenko, un transfuge du FSB (services de renseignement russes) empoisonné en novembre 2006 au polonium, une substance radioactive. M. Litvinenkoavait, peu avant, bu un thé avec l'homme d'affaires Dmitri Kovtoun et Andreï Lougovoï, un agent secret russe, dans un hôtel de Londres.

Andreï Lougovoï, considéré par Londres comme le principal suspect du meurtre, a accusé Berezovski d'être impliqué dans l'empoisonnement.

Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, M. Berezovski avait récemment « demandé pardon » à Vladimir Poutine. « Il y a quelque temps, peut-être deux mois, Berezovski a envoyé une lettre à Vladimir Poutine, qu'il avait écrite personnellement, où il a reconnu avoir commis beaucoup de fautes et en a demandé pardon à Poutine », a déclaré samedi M. Peskov à la chaîne de télévision russe Vesti 24.


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Sabres 2 - Canadien 1 - Indomptables

Quand Ryan Miller joue comme il en est capable, les Sabres de Buffalo forment une équipe nettement plus respectable que leur dossier l'indique.

Miller s'est dressé face au Canadien (20-6-5) et a aidé les Sabres (13-15-4) à l'emporter 2-1, samedi soir, à Montréal.

Le Tricolore subit ainsi une première défaite en 60 minutes depuis le 5 mars à Long Island. L'équipe présentait une fiche de 6-0-1 depuis. Plus impressionnant encore, le CH rentre au vestiaire sans point pour seulement la deuxième fois à ses 20 dernières sorties (14-2-4), soit depuis la défaite de 6-0 face aux Maple Leafs de Toronto.

S'ils ont dompté une de leurs bêtes noires jeudi à New York, les Montréalais ont été incapables d'en faire autant avec les Sabres, si bien que leur fiche face aux Sabres s'établit à 1-1-2 cette saison.

« On n'a pas profité de nos chances, a estimé le défenseur Francis Bouillon. On a eu des chances, mais le retour n'était pas là, la rondelle sortait du mauvais côté. On a été agressifs au filet, on a pris beaucoup de lancers, mais il y a des matchs comme ça. C'est un peu notre bête noire, on a de la misère à jouer contre eux. »

Miller intraitable

Ryan Miller a été bombardé de 39 rondelles pour signer ce gain. Et on ne parle pas de jeux faciles ici; les défenseurs des Sabres ont multiplié les bourdes devant lui (19 revirements à leur fiche), comme ce cadeau de Tyler Myers à Tomas Plekanec en milieu de troisième période, avec une avance d'un but pour les Sabres.

« Quand on créait de la pression, qu'on faisait bien circuler la rondelle dans leur zone, on les forçait à commettre des revirements », a jugé le capitaine du CH, Brian Gionta.

Mais les coéquipiers de Miller ont également réparé quelques-unes de leurs erreurs. Les patineurs des Sabres ont totalisé 32 tirs bloqués, dont 8 par le défenseur Mike Weber.

« C'est un effort collectif, a ajouté Miller. Si on peut bien se positionner et les faire travailler autour de nous, on va reprendre la rondelle et repartir dans leur zone. »

Le début du match ne laissait pas croire à un tel succès, puisque Miller a failli se faire prendre sur un lobe de P.K. Subban de la ligne bleue dès la troisième minute.

« On l'a vu sur cette patinoire, Cam Ward s'est fait prendre plus tôt cette saison, a rappelé Miller. La glace est bonne, mais la rondelle fait parfois de drôles de bonds. Ç'a semblé amuser la foule! Mais je ne crois pas que c'était aussi près que ça en avait l'air. »

Michael Ryder, en avantage numérique en troisième période, lui a volé son jeu blanc. Le Terre-Neuvien a redirigé un « tir-passe » parfait d'Andrei Markov pour son premier but au Centre Bell depuis son retour avec le Canadien.

Punition controversée

Thomas Vanek a inscrit le premier filet de la soirée en faisant dévier un tir de la pointe de Christian Ehrhoff pendant un avantage numérique de deux hommes des visiteurs. Mike Blunden et Subban se trouvaient alors au banc des pénalités.

La punition de Subban a fait maugréer la foule. Le défenseur a été chassé pour un dégagement par-dessus la rampe, mais les reprises semblaient indiquer qu'aucun joueur des Sabres n'avait touché à la rondelle. Il n'était toutefois pas clair si la rondelle avait effleuré la baie vitrée avant de se retrouver dans les estrades.

Quoi qu'il en soit, personne dans le vestiaire du Canadien ne semblait vouloir attirer l'attention des instances disciplinaires de la LNH...

« C'est de la malchance », a succinctement analysé Michel Therrien.

« Ce sont des choses hors de notre contrôle, a martelé le défenseur Josh Gorges. On ne veut pas chercher d'excuses. Si c'est la décision de l'arbitre, on doit écouler le 5 contre 3 et passer à autre chose. On ne se demandera pas ce qui se serait passé s'il n'avait pas été puni. »

Vanek a ajouté le proverbial but « qui fait mal » avec 37 secondes à écouler au deuxième vingt. Carey Price a bloqué les 16 autres tirs des hommes de Ron Rolston.

Après une semaine à jouer contre des adversaires plus faibles, le Canadien en aura plein les bras cette semaine, avec des visites à Pittsburgh et à Boston mardi et mercredi, avant d'accueillir les Rangers de New York samedi.


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Musharraf de retour au Pakistan, malgré les menaces de mort

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf est de retour dans son pays après plus de quatre ans d'exil, défiant les menaces de mort à son endroit.

Parti de Dubaï, l'avion transportant l'ex-président, qui a été au pouvoir de 1999 à 2008, vient de se poser à Karachi.

Pervez Musharraf compte mener son parti aux élections générales du 11 mai prochain. Son retour s'effectue sous haute tension, car les talibans ont menacé de le tuer s'il revenait au Pakistan. L'ex-président a soulevé la colère de groupes islamistes pour s'être allié aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

« Je ne me sens pas nerveux, mais je suis préoccupé par certaines inconnues » liées au « terrorisme », à l'« extrémisme », aux « procédures judiciaires » [en cours contre lui, ndlr] et à « mon résultat aux élections », a déclaré M. Musharraf, 69 ans, avant de partir pour l'aéroport de Dubaï.

Pour son retour dans son pays, un grand rassemblement avec ses partisans était prévu sur la tombe du fondateur du Pakistan Mohammed Ali Jinnah, à Karachi, mais en raison des menaces, le rassemblement aura lieu à l'aéroport de la ville.

Lorsqu'il était président, Pervez Musharraf a survécu à trois attentats.

L'ancien général avait pris le pouvoir en 1999 après un coup d'État. Il avait été contraint de démissionner en 2008 après des législatives perdues par son parti. Depuis, il vivait en exil à Londres et à Dubaï.

S'il se présente comme une « alternative » en vue des élections du 11 mai, plusieurs observateurs estiment toutefois qu'il a perdu sa base électorale et ne serait pas un facteur lors du scrutin.

Pendant ce temps, sur le terrain, 17 soldats pakistanais ont été tués dans un attentat -suicide perpétré samedi dans une zone tribale du nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan des militaires .

Le kamikaze a foncé avec son camion piégé sur un barrage de militaires dans le district du Waziristan du Nord, principal repaire des rebelles talibans pakistanais et de leurs alliés d'Al-Qaïda dans la région. L'attentat n'a pas été revendiqué.


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Anniversaire du 22mars: près de 200 personnes interpellées

Written By Unknown on Sabtu, 23 Maret 2013 | 16.20

La manifestation organisée vendredi par l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) pour souligner le premier anniversaire de la grande manifestation du 22 mars 2012 a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avant même qu'elle ne se mette en marche, parce qu'aucun itinéraire n'avait été fourni à l'avance.

Les policiers ont interpellé près de 200 personnes en vertu du règlement municipal P-6 encadrant les manifestations, notamment pour avoir circulé en sens contraire de la rue, a indiqué le SPVM. Ces personnes ont été identifiées, puis sont reparties avec une contravention de 654 $. Aucune n'a été détenue.

Le sergent Jean-Bruno Latour, porte-parole du SPVM, a confirmé que des journalistes faisaient partie des groupes de personnes interpellées lors de deux arrestations de masse, vers 18 h 30. La mascotte Anarchopanda a aussi été aperçue parmi les manifestants pris en souricière par les policiers.

La manifestation a pris fin vers 19 h, mais les personnes en voie d'être arrêtées étaient toujours encerclées à 20 h 15.

Selon le sergent Latour, « le droit à la liberté d'expression existe et les gens ont le droit de manifester », mais « toute manifestation doit se faire dans l'ordre, dans le respect de tous les citoyens », a-t-il déclaré. Il n'a rapporté aucun acte criminel ni geste de violence.

Plusieurs manifestants ont dénoncé l'attitude des policiers :

« C'est une crisse de dictature. On a rien le droit de faire, on n'a pas le droit de manifester, on n'a pas le droit de chialer, rien. Sous Charest, au moins, on pouvait chialer. Sous Marois, oublie ça. »

« Ils coupent la manif au bout de cinq minutes, on n'a même pas le temps de s'exprimer. C'est ridicule. Ils arrêtent des gens alors qu'il n'y a même pas d'infraction. Je suis dégoûtée. »

« Les policiers viennent d'interpeller quelqu'un parce qu'il avait un foulard. Il a dit : "Si t'enlève pas ton foulard, je t'arrête." On s'entend qu'il fait froid aujourd'hui. Même si c'est un foulard de laine blanc, c'est complètement ridicule, ça va vraiment trop loin, là. »

Une membre de Québec solidaire, et ex-candidate aux élections provinciales, Manon Massé, a réitéré la demande faite par son parti de tenir une commission d'enquête publique indépendante sur les agissements des policiers lors des manifestations.

« On sait qu'actuellement, le gouvernement y réfléchit. Mais là, on veut qu'il arrête d'y réfléchir à cette idée d'avoir une commission d'enquête publique indépendante, c'est important, sur les comportements des policiers. Ce soir, je me suis laissée dire que ça n'a pas été les grosses matraques et tout le kit, parce qu'ils n'ont même pas eu le temps de partir. »

Dans un communiqué, l'Association facultaire des étudiants en science politique et droit (AFESPED) de l'Université du Québec à Montréal a dénoncé ce qu'elle appelle des « techniques d'intimidation employées par le SPVM et par d'autres corps policiers du Québec ».

« Il est inacceptable que le SPVM procède à des manoeuvres de dispersion avant même qu'une manifestation soit mise en marche. Lors des trois dernières manifestations à Montréal, nous recensons près d'un demi-millier d'arrestations alors qu'aucun méfait ne fut commis. Il s'agit d'une grave dérive autoritaire et d'une atteinte impardonnable à nos libertés individuelles et collectives », a déclaré l'AFESPED.

Il y a un an, le début d'un grand mouvement

La manifestation tenue à Montréal il y a un an jour pour jour visait à dénoncer la hausse des droits de scolarité décrétée à l'époque par le gouvernement libéral de Jean Charest. Plusieurs dizaines de milliers de personnes y avaient participé, et des marches de protestation similaires avaient eu lieu tous les 22 du mois par la suite, jusqu'à l'élection du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

Depuis, le mouvement de protestation s'est poursuivi, quoiqu'à moindre échelle, à la suite de la décision du gouvernement Marois d'indexer les droits de scolarité de 3 % par année.

L'ASSE, qui portait l'année dernière le nom de Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), estime aujourd'hui que les péquistes ont « troqué le carré rouge pour les habits du gouvernement précédent ».

La coporte-parole de l'ASSE, Blandine Parchemal, réitère l'opposition de son regroupement à toute augmentation des droits de scolarité et exige la gratuité scolaire. Selon elle, la hausse « imposée » au Sommet sur l'enseignement supérieur du gouvernement Marois véhicule une conception purement économique de l'éducation.

Mme Parchemal croit que le combat amorcé le printemps dernier doit reprendre. Une journée d'action se tenait vendredi sur plusieurs campus québécois.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) n'ont pas participé à cette journée de commémoration.


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Le DGE appelle des partis à rembourser les contributions illégales

Le Directeur général des élections du Québec a expédié des lettres à trois partis provinciaux et neuf partis municipaux « pour les aviser que le remboursement de contributions non conformes pourra leur être demandé », a indiqué le bureau du DGE dans un communiqué publié vendredi.

Le DGE affirme que ce sont les récentes révélations à la commission Charbonneau qui l'ont amené à poser ce geste. En entrevue à RDI, le porte-parole du DGE, Denis Dion, a évoqué une « escalade » de révélations impliquant des « montants d'argent énormes ». Il a souligné également que des partis avaient été nommés.

Le DGE a donc contacté le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec, au provincial, ainsi que les partis Union Montréal, Vision Montréal, et des partis issus des municipalités de Lorraine, L'Assomption, Sainte-Julienne, Saint-Eustache, Chambly, Longueuil, où M. Dion a précisé que « l'on vise des contributions à l'ex-maire Claude Gladu », et Boisbriand.

Le communiqué précise que les contributions versées plus de cinq ans avant qu'on prenne connaissance de leur existence, c'est-à-dire avant 2008, n'ont pas à être remboursées en vertu de la loi. « Si un parti politique veut montrer qu'il est intègre, il va peut-être en envoyer plus que ce que la loi peut l'obliger à faire », a affirmé M. Dion.

Le PQ, le PLQ et la CAQ ont tous trois indiqué qu'ils étaient prêts à collaborer avec le DGE, en promettant que les sommes versées illégalement seraient remboursées. Les trois partis provinciaux ont soutenu qu'ils n'avaient jamais fait ou sollicité de financement illégal, mais que ce sont plutôt des individus qui avaient fait des dons illégaux. La CAQ a indiqué que sa collaboration inclurait les dons faits à la défunte Action démocratique du Québec.

Le DGE bien équipé

Le DGE dit avoir les moyens d'obtenir l'information qu'il cherche même si les partis ne collaborent pas.

« Nous sommes bien équipés pour être mesure d'identifier le financement illégal. » — Denis Dion, porte-parole du DGE

Le DGE définit « contribution non conforme » comme une somme versée à un parti en utilisant un prête-nom. Il précise qu'il ne peut réclamer de remboursement avant de connaître l'identité des donateurs, le montant des contributions et le moment où elles ont été versées.

Les sommes réclamées par le DGE seront ensuite transférées au ministère des Finances du Québec ou au fonds général de la municipalité, selon que l'infraction ait été commise au niveau provincial ou municipal.

Le porte-parole du DGE estime que les pratiques illégales ont diminué après les élections municipales de 2009 et avec l'entrée en scène de l'escouade Marteau de la Sûreté du Québec. Il souligne que la réforme du financement des partis politiques, adoptée à l'Assemblée nationale en décembre 2010, a aussi donné des outils plus efficaces pour lutter contre le financement illégal.

Déjà des rumeurs en 2002

L'ancien ministre péquiste responsable de la Réforme des institutions démocratiques Jean-Pierre Charbonneau dit qu'à l'époque où il était ministre, en 2002, des rumeurs sur des affaires de prête-noms circulaient déjà.

« Mais jamais on n'aurait pensé que le système était aussi développé. » — Jean-Pierre Charbonneau

M. Charbonneau croit que dans chaque parti, « il y avait des gens qui tournaient les coins ronds ». Il sera toutefois difficile, pense-t-il, de trouver qui était vraiment responsable des manœuvres douteuses. « Il y avait probablement peu de gens qui étaient au courant des problèmes de prête-noms », dit l'ancien ministre.

Devant la commission Charbonneau, le vice-président principal de Dessau, Rosaire Sauriol, a affirmé que la firme de génie-conseil avait versé plus de 600 000 $ au PLQ et près de 400 000 $ au PQ, entre 1998 et 2010.

Le vice-président principal de SNC-Lavalin, Yves Cadotte, a de son côté évoqué dans son témoignage à la commission un système de bonis annuels ajustés en vertu duquel des cadres de l'entreprise recevaient une compensation pour des contributions politiques.

Un article de Marc-Antoine Ménard et Lili Boisvert, réactions à Québec recueillies par Sébastien Bovet


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Course au PLC: les candidats restants s'affrontent une dernière fois aujourd'hui

Les six candidats toujours dans la course à la direction du Parti libéral du Canada croiseront le fer une cinquième et dernière fois, samedi, avant de faire face au choix des sympathisants.

Le dernier débat aura lieu à Montréal. Comme les précédents, il sera disputé en anglais et en français. Les candidats à la succession de Michael Ignatieff connaîtront leur sort le 14 avril prochain.

Une émission spéciale sur le débat sera diffusée sur les ondes de RDI, dès 12h30

À moins d'un mois du grand jour, le député québécois Justin Trudeau fait toujours figure de favori.

Deux candidats ont quitté la course dans les derniers jours. Le député Marc Garneau, qui a pourtant mené la plupart des charges les plus musclées envers M. Trudeau, a quitté la course pour se rallier à son collègue québécois.

Puis, jeudi, l'avocat David Bertschi a également annoncé son départ de la course. Il n'a pas indiqué qui il comptait soutenir.

Outre Justin Trudeau, cinq candidats sont toujours en lice. Il s'agit de Deborah Coyne, Joyce Murray, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon et Martin Cauchon.

Les poches pleines

Sans doute aidé par l'aura de favori qui l'accompagne, Justin Trudeau a annoncé avoir amassé plus 1,3 million $ depuis l'annonce de sa candidature, en octobre dernier.

De plus, cette somme exclut la part que les candidats doivent remettre au parti et un autre montant récemment recueilli.

C'est beaucoup plus que les autres candidats. En comparaison, Martha Hall Findlay arrive au deuxième rang, avec une somme de 150 000 $, dont une partie a servi à éponger la dette encourue lors de la dernière course à la direction du PLC, où elle était déjà candidate.

C'est aussi trois fois plus que ce qu'avait amassé Thomas Mulcair lors de la course qui lui a permis d'accéder à la direction du Nouveau Parti démocratique, il y a un an.

Les six candidats devront déposer, d'ici dimanche, le premier de quatre rapports financiers à Élections Canada.


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Opération charme réussie pour Barack Obama au Moyen-Orient

C'est par la visite d'un site historique d'importance que le président Barack Obama devrait dire aurevoir au Moyen-Orient, samedi, après un séjour de quatre jours.

Une visite du site de Pétra, une ancienne cité dont les ruines extrêmement bien conservées constituent la première destination touristique en Jordanie, est prévue à son horaire. Son avion est arrivé sur place tôt samedi.

Le président américain aura passé 24 heures en Jordanie. Vendredi, il a rencontré le roi, Abdullah II, à qui il a promis une aide financière de 200 millions de dollars afin d'aider le pays à recevoir les masses de réfugiés qui arrivent en Jordanie chaque, fuyant la guerre civile en Syrie.

Il a aussi exprimé ses craintes de voir la Syrie devenir un refuge pour les extrémistes, crainte partagée par le roi. Les réformes politiques entreprises en Jordanie depuis les soulèvements dans le monde arabe ont aussi été discutées.

Barack Obama a toutefois passé la majeure partie de son voyage en Israël, en plus de faire une courte visite à Ramallah, les Territoires palestiniens.

Déjà, les observateurs ont qualifié la visite de réussie, notamment parce qu'elle semble avoir aidé à détendre les relations entre Barack Obama et le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou. Le chef de la Maison-Blache a également beaucoup parlé de paix et de l'importance d'en arriver à un accord négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Il s'agissait de son premier voyage officiel depuis le début de son deuxième mandat. C'était aussi la première fois qu'il mettait les pieds en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Jordanie.


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Le budget Flaherty crée des remous

Written By Unknown on Jumat, 22 Maret 2013 | 16.20

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, ne déroge pas à son objectif : l'équilibre budgétaire sera atteint avant les prochaines élections, en octobre 2015, malgré une croissance économique plus faible que prévu.

Pour atteindre cet objectif, pas de cure minceur au menu cette année, mais plutôt une chasse aux citoyens et aux entreprises qui ne payent pas leur juste part d'impôts. C'est ce que détaille le budget fédéral 2013-2014 déposé à la Chambre des communes jeudi, qui prévoit un déficit budgétaire de 18,3 milliards de dollars cette année.

Le gouvernement de Stephen Harper prévoit atteindre cet objectif sans aucune hausse d'impôts pour les citoyens. Les transferts aux provinces sont aussi préservés. Et contrairement à ce qui avait filtré plutôt cette semaine dans les médias, le budget ne renferme pas de compressions supplémentaires à la Défense. La fonction publique devra par contre se serrer encore un peu plus la ceinture.

« Notre gouvernement est déterminé à rétablir l'équilibre budgétaire d'ici 2015. » — Jim Flaherty

Le budget Flaherty comprend aussi des mesures pour revoir en profondeur la formation de la main-d'oeuvre au pays, qui devrait donner lieu à des échanges vigoureux avec les provinces. Il trace aussi les grandes lignes de son programme des infrastructures pour les 10 prochaines années.

L'évasion fiscale dans la ligne de mire d'Ottawa

Afin de s'ajuster à la faiblesse de la croissance économique - 1,6 % plutôt que 2 % en 2013 - le gouvernement prévoit aller chercher des revenus supplémentaires en donnant du muscle à sa stratégie de lutte contre l'évasion fiscale. Il se fixe l'objectif ambitieux de récupérer près de 450 millions de dollars dès cette année.

Le budget propose diverses mesures pour éliminer des échappatoires fiscales et pour s'attaquer à la « planification fiscale agressive » autant au pays qu'à l'étranger.

Ottawa met aussi en place un programme de délation pour inciter les Canadiens à dénoncer l'évasion fiscale internationale.

Gérald Fillion résume le budget fédéral

Avertissement à la fonction publique

La fonction publique est de nouveau appelée à contribuer à l'atteinte du déficit zéro. Si Ottawa n'annonce pas de suppressions d'emplois cette année, il compte faire des économies en diminuant les frais de déplacement de ses fonctionnaires.

Sur les 19 200 postes que le gouvernement veut supprimer dans la fonction publique, déjà 16 220 emplois ont été abolis.

Le ministre Flaherty lance aussi un avertissement à ses employés : le gouvernement rencontrera les représentants syndicaux afin de recenser d'autres mesures pour contribuer à l'atteinte du déficit zéro par des « gains d'efficience ». De nouvelles discussions sur les régimes de retraite sont donc en vue. Les relations déjà tendues avec la fonction publique canadienne pourraient encore se détériorer à la suite de ce budget.

Quelque 125 millions de dollars seront aussi récupérés dès cette année par l'abolition d'un crédit d'impôt pour dividendes, une mesure touchant les propriétaires de PME qui se rémunèrent exclusivement de cette manière. Une hausse de la taxe sur le tabac fabriqué, telle que le tabac à mâcher ou le tabac haché fin servant à confectionner ses propres cigarettes, permettra d'aller chercher 75 millions.

Réactions :

Réduire le chômage sans l'aide des provinces

Le budget 2013-2014 annonce une importante refonte du programme de formation de la main-d'oeuvre. Le gouvernement fédéral transférera la responsabilité de la gestion des fonds dédiés à cette fin des provinces aux entreprises.

« Les gouvernements ne seront plus ceux qui dicteront les choix en matière de formation professionnelle, mais bien, pour la première fois, les employeurs et les Canadiens qui veulent travailler », peut-on lire dans les documents budgétaires.

Les ententes sur le marché du travail avec les provinces viennent à échéance l'an prochain. Ottawa en profitera donc pour les renégocier. Mais comme la formation des travailleurs est une compétence provinciale, les négociations s'annoncent ardues, notamment avec le Québec qui protège jalousement ses pouvoirs constitutionnels.

Ottawa veut instaurer une nouvelle formule où le fédéral, les provinces et les employeurs verseront jusqu'à 5000 $ chacun pour outiller les travailleurs.

Un nouveau plan pour les infrastructures

Le ministre Flaherty a profité du dépôt de son budget pour annoncer un nouveau plan d'investissement dans les infrastructures du pays.

À compter de 2014-2015, Ottawa injectera 47 milliards de dollars sur 10 ans pour aider à la construction de routes, de ponts, d'installation de transports en commun et d'autres infrastructures, grâce notamment à des partenariats public-privé.

Le budget Flaherty n'est pas celui de l'austérité. Mais sa stratégie pour réduire le déficit public grâce à la lutte contre l'évasion fiscale est un pari risqué qui pourrait forcer le gouvernement à revoir ses prévisions dès l'an prochain. Une meilleure croissance économique qu'anticipée pourrait toutefois aider le gouvernement conservateur à respecter sa promesse électorale de renouer avec des surplus dès 2015.

Un texte de Gaétan Pouliot

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L'opposition dénonce la refonte de la formation de la main-d'oeuvre

L'analyse de Denis Ferland

Le Nouveau Parti démocratique accuse le gouvernement conservateur de Stephen Harper de provoquer les provinces en prévoyant dans son budget de transférer la responsabilité de la gestion des fonds destinés à la formation de la main-d'oeuvre aux entreprises.

Ottawa verse d'importantes sommes aux gouvernements provinciaux à cette fin. Mais les ententes avec les provinces sur la formation viennent à échéance l'an prochain, et le gouvernement fédéral en profitera donc pour les renégocier.

Ottawa veut notamment ajouter des conditions aux transferts pour créer des programmes d'employabilité en fonction du marché du travail. Le gouvernement instaurerait une nouvelle formule où le fédéral, les provinces et les employeurs verseraient jusqu'à 5000 $ chacun pour outiller les travailleurs.

« Maintenant, le fédéral reprend la formation aux provinces. Pourquoi? Parce que c'est un exercice de relations publiques prouvant qu'ils sont de piètres gestionnaires », dénonce le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair.

Le député fédéral d'Outremont critique également le nouveau plan d'investissement dans les infrastructures de 47 milliards de dollars sur 10 ans. Le chiffre ne tient pas compte de l'inflation, déplore M. Mulcair.

« Il y a une crise de l'infrastructure au Canada [...] Les municipalités sont responsables de 40 % de l'infrastructure avec seulement 8 % de l'assiette fiscale. Elles n'y arrivent tout simplement pas », dit-il.

Un exercice de rhétorique », dit Bob Rae

Le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae, estime que le budget Flaherty est « un exercice de rhétorique et de propagande ».

M. Rae a dit n'avoir noté « aucun changement de direction de la part du gouvernement ».

Pour le chef libéral intérimaire, ce budget ne contient aucune « grande annonce », en comparaison avec celui de l'année passée, où Ottawa avait pris « de grandes mesures sur l'environnement et sur les compressions dans les services publics ».

Au sujet des mesures sur la formation de la main-d'oeuvre, M. Rae croit que « les relations seront difficiles entre les provinces et Ottawa ». Cette mesure posera, selon lui, des problèmes pour « les provinces qui n'ont pas beaucoup d'argent ».

De son côté, le député de Papineau, Justin Trudeau, candidat à la direction du Parti libéral, estime que le budget « ne répond pas aux préoccupations des Canadiens ».

Il estime que la mesure sur la formation de la main-d'oeuvre va conduire à de longues discussions entre Ottawa et les provinces, alors que « les Canadiens veulent de l'aide pour l'emploi et non des négociations », a-t-il dit.

« Un budget centralisateur », selon le Bloc

Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, a qualifié pour sa part le budget de « centralisateur », ajoutant qu'il va mener à « la chicane ».

Pour M. Paillé, le budget fédéral est en contradiction avec les déclarations du ministre Christian Paradis qui annonçait qu'Ottawa voulait « collaborer avec le Québec » et « respecter les juridictions ».

En ce qui concerne les mesures prises pour la formation de la main-d'oeuvre, M. Paillé estime qu'Ottawa impose des notions. « M. Flaherty dit : ''Voici comment on devra faire à partir de 2014'', a dit le chef du Bloc québécois, alors que tout le monde sait que la main d'oeuvre est une juridiction du Québec. »

« Pour moi, c'est un affront », a déclaré M. Paillé.

Le chef du Bloc québécois a conclu en disant que « c'est un budget aux conditions de M. Flaherty sans aucune ouverture ».

Paradis défend son gouvernement 

Le ministre de l'Industrie Christian Paradis a répliqué aux critiques de l'opposition en disant qu'Ottawa n'avait pas du tout l'intention de rapatrier les fonds pour la formation de la main-d'oeuvre.

M. Paradis soutient qu'il y a un « jumelage nécessaire » et ajoute que le gouvernement Harper est « ouvert à la négociation ». Il affirme que l'intention gouvernementale répond à une demande exprimée dans des tables rondes auxquelles il a participé.

« Moi, j'appelle ça du leadership économique », a lancé le ministre Paradis sur les ondes de RDI.

Le ministre a aussi décrit les investissements en infrastructure comme « le plus grand chantier de l'histoire canadienne ». Notons toutefois que les trois quarts de l'argent devant être versé par l'entremise du nouveau Fonds Chantier Canada, sur une enveloppe totale de 14 milliards de dollars, le seront à partir de 2019-2020, après les deux prochaines échéances électorales.

Un budget mi-figue, mi-raisin, selon le Parti vert

Pour le Parti vert du Canada, le budget 2013 se distingue davantage par « le ton que par le contenu ».

Le parti, qui compte une seule députée à la Chambre des communes, sa chef Elizabeth May, estime toutefois que plusieurs de ses recommandations ont été prises en compte par le gouvernement.

Le Parti vert cite à titre d'exemple l'aide supplémentaire accordée à Technologie du développement durable Canada ou la réduction du « gaspillage lié aux voyages en utilisant les technologies, notamment les téléconférences ».

Le parti estime cependant que l'aide apportée aux Autochtones et aux municipalités est insuffisante.

Elizabeth May note que les conservateurs « se vantent même des succès du programme écoÉnergie, un programme qu'ils ont passé à la trappe l'an dernier ».

« Le problème de ces documents budgétaires, c'est qu'ils sont de plus en plus flous. On ne reçoit plus d'annexes avec les chiffres par ministère. Leur enveloppe totale monte-t-elle ou non? Qui sait? », s'est interrogée Mme May en guise de conclusion.


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