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«Je ne peux pas ne pas y penser» - Marc Ouellet

Written By Unknown on Senin, 04 Maret 2013 | 16.20

Exclusif - À l'approche du conclave, son nom est sur toutes les lèvres. Dans une entrevue exclusive avec Céline Galipeau, le cardinal Marc Ouellet s'est confié sur son état d'âme et sur ses chances de devenir le nouveau pape.

L'homme originaire de La Motte, en Abitibi, se dit « très conscient de la lourdeur de la tâche » qui attend le prochain souverain pontife. « Je dois entrer au conclave en me disant ''si jamais''. »

Extrait d'entrevue avec Marc Ouellet

L'intégrale de l'entrevue sera diffusée ce lundi au Téléjournal 22 h


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Justin Trudeau fort de 150 000 signatures 

Pour marquer le coup de la fin de la campagne de recrutement de sympathisants au Parti libéral, le candidat à la direction du PLC Justin Trudeau a annoncé avoir enregistré plus de 150 000 signatures depuis le début de sa campagne.

« Je suis extrêmement fier d'avoir pu aller chercher plus que 150 000 personnes. La grande majorité, plus de 100 000 de ces gens-là, n'étaient pas connus du Parti libéral avant, alors il y a un vrai renouveau! » — Justin Trudeau

Le nombre de signatures recueillies par Justin Trudeau équivaut à trois fois le nombre de signatures enregistrées sur le site du Parti libéral en janvier.

À noter, les sympathisants qui voulaient obtenir un droit de vote lors de l'élection du prochain chef du PLC pouvaient s'inscrire sur le site d'un candidat libéral en particulier, mais cela ne les engageait pas à voter pour ce candidat spécifiquement. Les signatures recueillies pourront toutefois témoigner de la force d'attraction que peut avoir un candidat pour mobiliser et recruter des partisans.

Les sympathisants du PLC avaient jusqu'à lundi, minuit, pour s'enregistrer auprès du parti sur les sites web des candidats ou sur le site officiel libéral.

Maintenant que la période d'inscription est terminée, les listes de signatures recueillies sur les sites des candidats sont maintenant partagées avec tous et les candidats doivent tenter de séduire ces sympathisants. Le PLC publiera cette semaine les chiffres officiels concernant le nombre de sympathisants.

Huit candidats sont toujours en lice. Cette semaine, le neuvième candidat, George Takach, a annoncé son retrait de la course. Il appuiera la candidature de Justin Trudeau, qui s'impose comme le favori.

Les Québécois Marc Garneau et Martin Cauchon, la députée britanno-colombienne Joyce Murray, les avocats David Bertschi et Deborah Coyne, l'ancienne députée torontoise Martha Hall Findlay et la militaire Karen McCrimmon complètent la liste.

Ils veulent remplacer Michael Ignatieff, qui a quitté son poste peu après la défaite libérale historique de 2011.

Dimanche, les libéraux tenaient leur quatrième débat de la course à Halifax. Au cours du débat, Justin Trudeau a accusé son rival Marc Garneau d'utiliser des tactiques négatives. L'ancien astronaute estime que Trudeau manque d'expérience et il trouve qu'il fait campagne « dans une bulle ». Justin Trudeau a rétorqué que les libéraux ne voulaient pas voir le parti s'entredéchirer. Il affirme que pour sa part, il mène une campagne positive.

Le cinquième et dernier débat de la course aura lieu à Montréal, le 23 mars. Le nouveau chef du PLC sera ensuite annoncé le 14 avril prochain.


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SIDA: guérison «fonctionnelle» d'une fillette de 2 ans

Une petite fille du Mississippi née avec le virus du sida transmis par sa mère serait en quelque sorte guérie, grâce à un traitement précoce commencé dès sa naissance.

Cette possible percée majeure a été annoncée dimanche par une équipe de virologues américains lors d'un congrès à Atlanta. Selon le Docteur Deborah Persaud, du Centre hospitalier universitaire Johns Hopkins à Baltimore, une thérapie antirétrovirale entreprise très tôt chez les nouveau-nés pourrait permettre d'obtenir une très longue rémission sans médicaments.

L'enfant, qui a maintenant 2 ans et demi, ne prend plus de médicament, et le virus est progressivement devenu indétectable 29 jours après sa naissance. Il s'agit d'une guérison fonctionnelle, ce qui signifie que le système immunitaire de l'organisme du patient parvient à contrôler le virus sans traitement. Le virus n'est pas éradiqué, mais sa présence est tellement faible qu'elle devient indétectable.

Traitement intensif

La fillette, dont la mère est une séropositive non traitée, a reçu une trithérapie intensive quelques heures seulement après sa naissance. Le bébé a également été traité régulièrement pendant 18 mois. La mère et son enfant ont ensuite disparu pendant quelques mois. À son retour, les examens n'ont pas permis de détecter la présence du VIH dans l'organisme de la petite fille, alors âgée de plus de 2 ans.

Selon les chercheurs, le traitement extrêmement précoce a probablement rendu impossible la création de réservoirs viraux cachés, qui relancent ordinairement l'infection chez les patients lorsqu'ils arrêtent leur traitement, dans le corps de la jeune patiente.

Les chercheurs espèrent évidemment que cette percée permettra de mener à la guérison d'autres bébés atteints du sida avant leur naissance, mais des tests doivent être pratiqués avant de voir si la procédure peut être répétée.

De plus, les médecins prônent généralement le traitement de la mère, qui permet d'éviter la transmission du virus à l'enfant dans 98 % des cas.

Il s'agit du deuxième cas de guérison fonctionnelle du sida depuis celle de l'Américain Timothy Brown, en 2007, et du premier cas chez un nouveau-né.

Le patient de Berlin
En 2007, Timothy Brown a été déclaré guéri à la suite d'une greffe de moelle osseuse, reçue dans un hôpital de Berlin, d'un donneur porteur d'une mutation génétique rare résistante à l'infection au VIH. M. Brown était porteur du VIH depuis 1995 et ne présente plus de signe d'infection depuis sa greffe.

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Élections tendues au Kenya

Au Kenya, les bureaux de vote ont ouvert lundi sur fond d'affrontements, faisant craindre une flambée de violence comme lors du dernier rendez-vous électoral, il y a cinq ans.

La police avait émis des alertes, tard dimanche, contre des attaques à venir, et les violences ont débuté avant l'ouverture des bureaux de vote. Les autorités de Mombasa, deuxième ville du pays, ont rapporté de premières attaques tôt lundi matin, menées par des dizaines d'individus. Certains rapports font état de 12 morts, dont six policiers.

Selon les autorités, un groupe séparatiste local de la région côtière de Mombasa, pourrait être à l'origine des attaques. Le Conseil républicain de Mombasa, ou MRC, a annoncé qu'il boycottait l'élection.

Une autre attaque aurait aussi eu lieu dans la ville de Kilifi, à une soixantaine de kilomètres au nord de Mombasa, toujours sur la côte. Cinq personnes auraient été tuées.

Les bureaux de scrutin ont ouvert à 6 heures locales. Bien avant le lever du soleil, des centaines d'électeurs faisaient déjà la queue.

Cette élection est vue comme très importante, et très complexe. Les sondages indiquent que les deux principaux adversaires à la présidentielle, l'actuel vice-premier ministre et fils du premier président du pays, Uhuru Kenyatta et le premier ministre Raila Odinga, obtiennent chacun environ 45 % des intentions de vote. Huit candidats s'affrontent au total, ce qui pourrait mener à un deuxième tour, encore plus risqué, en avril.

De plus, les relations entre les tribus dont sont issus les deux principaux candidats sont historiquement tendues.

Douloureux souvenirs

En 2007 et 2008, des violences interethniques avaient explosé peu après les élections. Plus de 1000 personnes avaient trouvé la mort et 600 000 personnes avaient fui leur foyer. Les violences opposaient les partisans du président sortant Mwai Kibaki, que soutenait M. Kenyatta, à ceux de Raila Odinga.

Un accord chapeauté par les Nations Unies avait mis fin à la crise en instaurant un certain partage des pouvoirs entre les adversaires. M. Kibaki gardait la présidence et M. Odinga accédait au titre de premier ministre.

M. Kenyatta est d'ailleurs accusé par le Tribunal pénal international d'avoir orchestré les violences. S'il accède au pouvoir, les États-Unis et l'Europe pourraient revoir leurs relations avec le Kenya. Le nouveau président pourrait aussi devoir passer une partie de son mandat à La Haye pour répondre des accusations qui pèsent contre lui.

En plus du président, les Kenyans doivent aussi élire des législateurs, des gouverneurs et d'autres responsables. Les résultats officiels seront connus dans les sept jours suivant le vote.

La République du Kenya
  • Pays d'Afrique de l'Est, bordé par l'océan Indien
  • 14 millions d'électeurs
  • Population totale: 40 millions
  • Capitale: Nairobi
  • Président sortant: Mwai Kibaki, au pouvoir depuis 2002
  • Multipartisme établi en 1992
  • Espérance de vie: 61,6 ans chez les hommes et 64,5 ans chez les femmes
  • Taux de chômage: 40 %

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Aide sociale:confusion autour de l'allocation supplémentaire

Written By Unknown on Minggu, 03 Maret 2013 | 16.20

Les assistés sociaux de 55 à 57 ans et les couples qui ont un enfant de moins de 5 ans devront se soumettre à une démarche de recherche d'emploi pour avoir droit à leur allocation supplémentaire, a annoncé samedi la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais.

Jusqu'ici, ces groupes de personnes, lorsqu'elles étaient prestataires de l'aide sociale, avaient droit à une allocation supplémentaire de 129 $ par mois, parce que l'État considérait qu'il était plus difficile pour eux de se trouver un emploi. Or, désormais, la possibilité d'obtenir cette allocation supplémentaire - qui sera augmenté à 195 $ - sera conditionnelle à l'adhésion à un parcours personnalisé d'accompagnement à l'emploi, a expliqué la ministre en entrevue sur les ondes de RDI.

« Il n'y a pas de grande réforme de l'aide sociale actuellement, et il n'y a pas de compression à l'aide sociale. » — Agnès Maltais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Confusion

Une certaine confusion entoure toutefois les nouvelles mesures. Le projet de règlement publié dans la Gazette officielle ne fait, par exemple, aucune mention des 195 $, ni du parcours personnalisé.

La nouvelle a suscité de fortes réactions, notamment de la part du Front commun des personnes assistées sociales. L'organisme veut des engagements concrets et écrits, notamment sur le fait que les prestataires ne verront pas leur allocation retirée lorsqu'ils auront terminé leur parcours.

D'autre part, vendredi, la porte-parole de l'organisme affirmait que des critères de sélection seraient imposés pour suivre le parcours. L'information a ensuite été confirmée par un fonctionnaire. Cependant, la ministre affirme le contraire : « on peut tous les prendre. Tout le monde peut avoir accès à ce parcours-là. »

« Incohérence totale »

La co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, croit que le gouvernement Marois a tenté d'en passer « une petite vite » en annonçant ces changements discrètement dans la Gazette officielle le 27 février, alors que les députés ne siègent pas à l'Assemblée nationale durant la relâche scolaire.

« Il faut être clair: il s'agit de compressions! » — Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire

Qualifiant le gouvernement d'hypocrite, la députée de Gouin souligne que la ministre Maltais n'a pas soufflé mot de ces modifications à l'aide sociale lors de l'étude des crédits budgétaires de 2012-2013.

Françoise David voit dans la démarche de la ministre une incohérence totale, alors que celle-ci est allée à Ottawa la semaine dernière pour convaincre son homologue fédérale Diane Finley de reculer sur sa réforme de l'assurance-emploi.

Des mesures appliquées dès le 1er juin

Le gouvernement de Pauline Marois a modifié le Règlement sur l'aide sociale pour renforcer la participation au marché du travail à partir du 1er juin.

Ces changements modifient l'âge auquel il est possible d'avoir droit à l'allocation supplémentaire. Présentement versée à partir de 55 ans, elle ne sera désormais disponible qu'à partir de 58 ans. Cette mesure touchera environ 1500 ménages par mois au cours de la première année, 7000 lors de la deuxième année, 11 500 lors de la troisième et 13 900 lors de la quatrième, selon le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Les conditions pour les prestataires ayant des enfants de moins de 5 ans seront également resserrées, puisqu'il faudra désormais que l'adulte avec un enfant à sa charge soit seul pour pouvoir toucher l'allocation pour contrainte temporaire. Cette mesure touchera environ 7900 ménages la première année et 9700 la deuxième, toujours selon le ministère.

L'admissibilité à la prestation spéciale pour frais de séjour pour des services en toxicomanie avec hébergement sera aussi limitée.

L'allocation pour contrainte temporaire, visée par le projet de règlement du gouvernement Marois, est un montant qui s'ajoute à la prestation de base pour certains assistés sociaux.

La modification du Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles a été publiée dans la Gazette officielle le 27 février.


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Coup d'envoi de la 10e Nuit blanche à Montréal

Le Festival Montréal en Lumière tient samedi soir sa 10e « Nuit blanche ».

Jusqu'aux petites heures du matin, les visiteurs pourront assister à 185 activités réparties sur 123 sites.

À noter que 90 % des activités seront gratuites. Un service de navettes sera disponible et le métro sera ouvert toute la nuit.

L'an dernier, pas moins de 300 000 visites avaient été comptabilisées.

La « Nuit blanche » permet de découvrir ou redécouvrir des artistes et des lieux, comme des musées ou des salles de concert.

Il s'agit d'un périple dans l'art visuel, la musique, le cinéma, le théâtre, la danse et la littérature, entre autres.

Vous pouvez consultez l'horaire de la soirée sur le site de Montréal en lumière.


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Les facteurs dénoncent leurs«nuits blanches»

Des centaines facteurs et des employés de Postes Canada ont manifesté samedi soir, au centre-ville de Montréal, contre l'appauvrissement de leurs conditions de travail. 

Une réorganisation du travail, en vigueur depuis cet été, rallonge leurs circuits de livraison et les oblige à faire de nombreuses heures supplémentaires. Munis de lampes frontales, ils ont choisi de sortir dans la rue à l'occasion de la Nuit blanche du festival Montréal en lumière, illustrant ainsi l'augmentation de leurs heures de travail. 

Plus d'un an et demi après l'adoption d'une loi pour forcer le retour au travail de 50 000 employés de Postes Canada, les travailleurs se disent épuisés à cause de la restructuration de la société.

« Ce sont des journées de travail interminables. Ces personnes-là, physiquement, sont en train de casser et ne voient plus leurs familles », dit Sylvain Lapointe, directeur national de la région de Montréal du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, en entrevue sur les ondes de RDI.

Le travail des facteurs a été réorganisé en fonction de changements technologiques qui permettent aux machines de faire une partie du travail que les facteurs faisaient auparavant à l'intérieur pour trier le courrier. Cela permet à Postes Canada de réaliser des économies puisque le nombre de portes auxquelles peut être affecté un facteur dans une journée a ainsi pu être accru.

Mais du point de vue des facteurs, cela signifie que le temps passé à l'extérieur se trouve lui aussi, « dramatiquement augmenté », explique Sylvain Lapointe.

« Pour certains facteurs, c'est de monter et de descendre presque à deux reprises l'Empire State Building, quotidiennement, avec une charge sur les épaules. » — Sylvain Lapointe, directeur national de la région de Montréal du Syndicat des travailleurs des postes

Fermetures de comptoirs et travail de nuit

Depuis la restructuration, des comptoirs postaux ont été fermés et les fonctions de certains autres ont été réduites. Au Québec, le syndicat estime que 50 % des comptoirs postaux du Québec ont été fermés et parfois remplacés par des franchises privées qui n'offrent pas les mêmes conditions de travail aux employés.

Par ailleurs, comme il manque de personnel, certains itinéraires des facteurs prennent de 10 heures à 12 heures chaque jour, expose le Syndicat des travailleurs des postes.

Les facteurs souhaitent l'implantation de nouvelles méthodes et ils déplorent aussi le travail de nuit, puisque la restructuration, disent-ils, a aboli des postes de jours pour les remplacer par des postes de nuit.

En septembre dernier, Postes Canada évaluait que sa restructuration lui permettrait d'économiser 250 millions de dollars par année au cours des cinq prochaines années.

Les employés s'opposent depuis près de deux ans aux nouvelles méthodes de travail. À l'été 2011, ils avaient lancé une grève tournante à travers le pays pour contester les effets de la restructuration.


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Al-Assad critique Londres

Le président syrien Bachar Al-Assad critique vertement la politique mise de l'avant par la Grande-Bretagne dans le conflit qui déchire son pays depuis près de deux ans.

En entrevue au journal Sunday Times, M. Al-Assad a estimé que Londres « agit de manière naïve, confuse et irréaliste » en croyant jouer un rôle positif dans la région tout en apportant de l'aide à l'opposition syrienne.

« On n'attend pas d'un pyromane qu'il soit pompier », a lancé Bachar al-Assad. Il lui reproche également sa « tradition d'hégémonie agressive », en ajoutant que la Grande-Bretagne avait joué un rôle « notoirement non constructif » sur la scène internationale dans les dernières décennies.

Le gouvernement britannique soutient qu'il est nécessaire d'accroître l'aide fournie aux rebelles syriens qui luttent contre le régime de M. Al-Assad. Il serait même ouvert à lui fournir des armes, si la situation continue de se détériorer, et plaide pour cette raison pour une levée de l'embargo sur les armes.

Bachar Al-Assad a également réitéré son intention de ne pas quitter le pouvoir et le pays malgré la crise. Il a argué que le départ des dirigeants au Yémen, en Libye et en Égypte après des soulèvements populaires n'avait pas ramené la paix sociale dans les rues.

La veille, le ministre syrien des Affaires étrangères avait critiqué la position américaine. Il avait accusé Washington de faire perdurer le conflit en appuyant les rebelles.


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Obama signe le décret sur le gel de 85 milliards de fonds publics

Written By Unknown on Sabtu, 02 Maret 2013 | 16.20

Le gouvernement américain a frappé le mur budgétaire qu'il avait réussi à éviter de justesse en janvier dernier. Le président Barack Obama a signé vendredi soir le décret d'application des coupes budgétaires.

En dépit d'une rencontre de dernière minute à la Maison-Blanche entre les chefs de file du Congrès et le président Barack Obama, les parties ne sont pas parvenues à un accord pour éviter le gel budgétaire de 85 milliards de dollars avant l'échéance de minuit.

Cette mesure, appelée le Budget Control Act, a été adoptée en 2011 pour pousser le Congrès à trouver un compromis sur la réduction du déficit budgétaire.

Le Budget Control Act

Cette loi avait permis le relèvement du plafond de la dette, mais posait comme condition des coupes automatiques et draconiennes dans les budgets de défense et de santé si aucun autre accord sur la réduction des dépenses n'était conclu avant son expiration. L'idée était de prévoir des coupes difficiles à accepter pour les démocrates (en santé) et pour les républicains (en défense), afin de pousser les deux partis à mettre au point un compromis.

Démocrates et républicains se renvoient la responsabilité de l'échec des négociations.

Le président a fait un point de presse pour expliquer l'état des négociations. « Soyons clairs, rien de tout ça n'est nécessaire. On y est à cause d'un choix que les républicains ont fait au Congrès. Ils ont permis ces compressions parce qu'ils ont refusé de céder un peu de terrain pour aider à réduire le déficit », a-t-il dit.

Barack Obama a blâmé les républicain de cet échec et a qualifié ces mesures de « stupides » et d'« arbitraires ».

Pour les républicains, la faute revient au président parce qu'il a insisté pour que la solution comprenne des hausses d'impôts.

« Tout le monde ne souffrira pas immédiatement des ces coupes. La douleur sera toutefois réelle. A compter de cette semaine, de nombreux familles de la classe moyenne verront leurs vies perturbées de façon importante. » — Le président Barack Obama

Pour sortir de l'impasse, Barack Obama exige le démantèlement de niches fiscales qui profitent essentiellement aux plus hauts revenus ainsi que l'abrogation d'exonérations
accordées aux compagnies pétrolières et des avantages fiscaux des fonds de pension.

Après avoir accepté à contre coeur un alourdissement de la fiscalité dans le cadre de l'accord de décembre sur le mur budgétaire, les républicains excluent quant à eux toute concession.

Le Pentagone touché par les compressions

Chuck Hagel, secrétaire américain à la Défense, dont le budget va être amputé d'environ 8 % sur les sept derniers mois de l'exercice budgétaire, a quant à lui souligné que les compressions « menacent » la capacité du Pentagone à mener à bien l'ensemble de ses missions.

La majeure partie des crédits concernés seront gelés dans les sept premiers mois.

Le Pentagone doit faire des compressions de 13 % d'ici le 30 septembre. Les autres programmes comme l'exploration spatiale de la NASA et l'éducation feront face à des compressions de 9 %. Le contrôle aérien, la garde-côtière, la santé et l'immigration seront aussi touchés.

Le Fonds monétaire international (FMI) craint que cette impasse budgétaire n'affecte la croissance économique, aux États-Unis et au-delà.

La prévision de croissance, actuellement de 2 %, pourrait être baissée d'un demi-point de pourcentage, selon le FMI.

Avec 2,7 millions de salariés, la fonction publique est le premier employeur des États-Unis. Si les coupes s'appliquent pleinement, 800 000 d'entre eux verront leur heures de travail et leurs salaires diminuer entre mars et septembre.

Des notes d'information sur d'éventuelle mises en disponibilité ont d'ores et déjà été adressées au personnel de certaines agences gouvernementales et à leurs syndicats. Près de 115 000 fonctionnaires du ministère de la Justice ont ainsi été les premiers à les recevoir.

Pagaille à prévoir dans les aéroports

Ces coupes budgétaires, qui pourraient rendre l'été très difficile dans les aéroports américains, frapperont tous les métiers des aéroports : inspecteurs de l'administration fédérale de la sécurité des transports (TSA), personnel des douanes, agents de l'administration fédérale de l'aviation (FAA).

Les tours de contrôle d'une centaine de petits aéroports régionaux, de la ville de Mobile (Alabama, sud) à Niagara Falls (New York, nord-est), pourraient avoir à fermer. Une soixantaine d'autres, dans des villes plus importantes comme Jacksonville (Floride, sud-est) ou Sacramento (Californie, sud-ouest), pourraient ne plus avoir d'équipes de nuit.

Et même si les grands aéroports devraient être protégés au maximum, ils sentiront eux aussi l'impact des coupes budgétaires, avec des files d'attente qui devraient s'allonger.

« Dans nos aéroports les plus fréquentés, l'attente qui dure déjà jusqu'à deux heures, pourrait facilement dépasser quatre heures. » — La secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano

L'Association nationale des contrôleurs aériens a dénoncé des réductions budgétaires qui selon elle « sont nuisibles au transport aérien et à l'économie fragile du pays ».


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La commission Charbonneaua déjà coûté près de 10 millions

Exclusif - Des documents obtenus par Radio-Canada en vertu de la Loi sur l'accès à l'information montrent que les coûts de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction ont atteint 9,847 millions de dollars depuis sa création. Cette somme ne dépasse pas le budget qui lui était alloué pour 2012-2013, qui va jusqu'au 31 mars prochain.

Plus de la moitié des dépenses ont été consacrées à la rémunération des procureurs et aux honoraires. Entre le 19 octobre 2011, date de sa création et le 25 janvier 2013, la commission a dépensé:

  • 3,7 millions en rémunération,
  • 2,9 millions pour les honoraires,
  • 2,08 millions pour les services techniques,
  • 206 813 $ pour de l'approvisionnement,
  • 893 575 $ pour le loyer et
  • 12 307 $ pour d'autres dépenses.

Les frais associés à l'hébergement et à la sécurité des témoins ne sont pas rendus publics.

Le mandat de la commission est de faire la lumière sur la collusion et la corruption dans l'octroi des contrats publics dans l'industrie de la corruption et de dresser un portrait de la possible infiltration du crime organisé. L'enquête couvre une période de plus de 15 ans.

La commission a prévu de dépenser quelque 1,2 million de dollars par mois. Son mandat s'étend jusqu'au 19 octobre 2013, date à laquelle la juge France Charbonneau doit déposer son rapport. Elle pourrait toutefois demander une prolongation au bureau de la première ministre Pauline Marois.

La commission Bastarache, sur le processus de nomination des juges, a coûté plus de 6 millions de dollars, soit sensiblement le même montant que la commission sur le viaduc de la Concorde. La commission Gomery, sur le scandale des commandites, a coûté plus de 32 millions.


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