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De l'action à revendre, à la faveur du Canadien

Written By Unknown on Kamis, 16 April 2015 | 16.20

Le Canadien aura besoin de la contribution de tout son monde afin de connaître un fructueux parcours en séries éliminatoires.

Mercredi, en l'absence de Max Pacioretty, c'est le quatrième trio qui a pris les choses en main à l'attaque, et le Tricolore a défait les Sénateurs d'Ottawa 4-3 au Centre Bell, en lever de rideau de la série quart de finale de l'Association de l'Est entre les deux équipes.

Fort discrets depuis qu'on avait fait leur acquisition des Sabres de Buffalo, au début de mars, Torrey Mitchell et Brian Flynn - jumelés à Brandon Prust - ont réussi leur premier but chacun à titre de porte-couleurs du « bleu-blanc-rouge ». Flynn a de plus amassé deux aides.

Sénateurs-Canadien : faits saillants et les réactions avec Diane Sauvé


« Ç'a été une soirée particulière, a affirmé le Québécois Mitchell, en soulignant qu'il avait pu réaliser un rêve en présence de ses parents et des membres de sa famille. Nous avons joué de la bonne façon, mais ce n'est qu'un match. La série ne fait que commencer », a-t-il ajouté, en esquissant un sourire quand on lui a demandé si le directeur général Marc Bergevin pouvait s'enorgueillir de les avoir obtenus.

Tomas Plekanec et Lars Eller ont également résolu l'énigme du « Hamburglar », le gardien recrue Andrew Hammond, tandis que Carey Price a maîtrisé 30 tirs devant le filet. Hammond a terminé sa première soirée de travail en séries avec 35 arrêts.

« C'est important pour la confiance d'avoir obtenu quatre buts, a avoué l'entraîneur Michel Therrien. J'ai apprécié notre rendement à cinq contre cinq. Nous avons imposé le rythme. Nous avons provoqué des revirements. En général, ç'a été un bon premier match. »

Milan Michalek, Kyle Turris et Mika Zibanejad ont été les marqueurs des Sénateurs, qui ont démontré qu'ils seront tout sauf une proie facile.

On a déjà hâte à la deuxième rencontre de la série vendredi.

Sans P.K.!

Le Canadien menait 4-3 à l'issue d'une deuxième période débridée, marquée par l'expulsion du défenseur P.K. Subban.

En l'espace de 30 secondes de jeu, entre 7:53 et 8:23, les hôtes ont fait mouche deux fois avant d'écoper de deux pénalités. La seconde, controversée, a été une pénalité majeure imposée à Subban pour un coup de bâton à la main droite de Mark Stone. À voir Stone détaler vers le vestiaire des siens, on a cru que l'attaquant recrue des Sénateurs avait subi une fracture. Mais il est revenu au jeu peu de temps après.

Avant d'être chassé, Subban avait récolté des aides sur les buts de Mitchell et de Plekanec, inscrits dans un intervalle de 15 secondes.

Les visiteurs ont créé l'égalité en supériorité numérique grâce au tir imparable de Turris, à 10:36.

Mais Eller a fait 3-2 en infériorité au terme d'une échappée à 11:42, avant que Zibanejad ne recrée l'impasse en supériorité à 12:36. Ce n'était pas terminé. Flynn a redonné l'avance aux siens à 17:17, après avoir surgi du coin gauche devant Hammond.

« Nous avons manqué de discipline en deuxième et ç'aurait pu nous coûter le match. Heureusement, les gars ont bien réagi », a mentionné Therrien.

Markov : contre son camp

Le Tricolore était gonflé à bloc d'entrée de jeu et les Sénateurs ont montré qu'ils ne s'en laisseraient pas imposer.

L'arrêt que Hammond a réalisé face à Mitchell, qui s'est échappé à partir de la ligne bleue adverse, a permis aux Sens de passer au travers de la tempête.

Les visiteurs allaient ouvrir la marque aidés par la chance, à 12:25. En voulant bien faire, à la suite d'une longue remise des Sénateurs derrière le but de Price, le vétéran défenseur Andrei Markov a logé le disque par inadvertance derrière son gardien. Un but contre son camp, comme on dit au soccer. Michalek en a été crédité.

Défense hermétique

En troisième, le Canadien s'est serré les coudes en défense, mais pas de façon exagérée, en l'absence évidemment de Subban qui ne devrait pas être sanctionné davantage pour son geste.

Curtis Lazar et Erik Condra ont raté les plus belles occasions de créer l'égalité.

La meilleure chance du Tricolore a été celle de Devante Smith-Pelly en supériorité. La foule a cru qu'il avait touché la cible, mais la révision vidéo a prouvé le contraire.

Les Sénateurs ont attaqué à six au cours de la dernière minute et demie, mais ils n'ont guère pu s'approcher de Price.


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Terrorisme : la GRC arrête deux jeunes Montréalais

Terrorisme : la GRC arrête deux jeunes Montréalais

La GRC a arrêté mardi deux autres jeunes Montréalais parce qu'elle craint qu'ils ne commettent une infraction liée au terrorisme. Selon les sources de Radio-Canada, les deux jeunes avaient l'intention de se rendre en Syrie.

El Mahdi Jamali, un jeune homme de 18 ans, et sa copine Sabrine Djaermane, elle aussi âgée de 18 ans, ont comparu mercredi, en milieu d'après-midi, au palais de justice de Montréal.

Ils vont demeurer détenus, la Couronne s'étant opposée avec succès à leur remise en liberté. Ils reviendront en cour lundi prochain.

La GRC n'a pas rendu public ce qu'elle reproche au jeune couple. L'enquête se poursuit et pourrait donner lieu au dépôt d'accusations.

Les parents de la jeune femme étaient présents et visiblement sous le choc.

« Ils ont comparu aujourd'hui sur une dénonciation qui a été portée en vertu de 810.01. La poursuite a décidé de s'objecter à leur remise en liberté.  » — Me Lyne Descarie, procureure au Service des poursuites pénales du Canada.

L'article 810.01 du Code criminel du Canada stipule que : « Quiconque a des motifs raisonnables de craindre qu'une personne commettra une infraction prévue à l'article 423.1, une infraction d'organisation criminelle ou une infraction de terrorisme peut, avec le consentement du procureur général, déposer une dénonciation devant un juge d'une cour provinciale ».

Un mandat d'arrestation, et non une sommation

Deux autres jeunes Montréalais, Merouane Ghalmi et Daniel Minta Darko, avaient comparu en cour sous sommation dans les dernières semaines pour des raisons de sécurité nationale similaires. On ne sait pas pourquoi dans le cas actuel, les deux jeunes ont plutôt fait l'objet d'un mandat d'arrestation et demeurent détenus. 

Aucune accusation n'avait été déposée contre MM.Ghalmi et Darko. Ils se sont cependant vu imposer le port du bracelet électronique, entre autres, afin d'éviter qu'ils portent atteinte à la sécurité nationale.

Questionné sur le sujet, l'avocat d'El Mahdi Jamali, Me Marc Giroux, estime que cette façon de faire pourrait être liée aux événements survenus au cours de la dernière année au pays. 

« Avec ce qui se passe dans le monde, et même ce qui s'est passé au Parlement canadien, ce qui s'est passé à Saint-Jean-sur-Richelieu, vous savez, le système judiciaire est quand même sensible à la réalité quotidienne de M. tout le monde. J'ai l'impression que c'est peut-être cette réalité-là qui vient affecter l'exercice du privilège de la police de procéder à l'arrestation des gens, plutôt que par sommation », a déclaré Me Giroux.

Des jeunes de Maisonneuve, encore une fois

Radio-Canada a par ailleurs appris qu'El Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane étudient au Collège de Maisonneuve. Le jeune homme étudie en science. 

Rappelons que cinq des sept jeunes originaires de Laval et de Montréal qui ont quitté le pays à la mi-janvier et pourraient avoir rejoint des djihadistes en Syrie, en passant par la Turquie, étudiaient aussi à ce cégep.

L'information a été confirmée en entrevue par la directrice des communications et affaires corporatives.

Brigitte Desjardins a précisé qu'ils étaient au cégep depuis l'automne dernier et que rien n'avait pu laisser croire qu'ils posaient un risque quelconque.

« Si on avait vu ça, évidemment, on aurait agi. On est dans l'imperceptible et l'imprévisible. » — Brigitte Desjardins

Elle a réitéré que le cégep avait l'impression de tout avoir mis en œuvre pour tenter de prévenir de tels événements chez les étudiants. « Hélas, quand ils sont rendus en haut de la pyramide de la radicalisation, c'est très difficile pour nous de les rejoindre », a-t-elle déclaré.

Mme Desjardins est sinon incapable de dire si El Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane étaient en relation avec un ou plusieurs des cinq jeunes ayant quitté à la mi-janvier.

D'autre part, El Mahdi Jamali était inscrit sur Facebook en décembre à une conférence organisée par le Centre communautaire islamique de l'Est de Montréal d'Adil Charkaoui. Rien ne prouve toutefois qu'il y ait bel et bien assisté. Un des sept autres jeunes Québécois soupçonnés d'être partis en Syrie en début d'année était aussi inscrit à cette activité.

Avec les informations d'Isabelle Richer et Karine Bastien


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Le Cirque du Soleil serait vendu à des Américains

Radio-Canada a obtenu la confirmation que des fonds d'investissement seraient sur le point d'acquérir le Cirque du Soleil. Selon une source proche de son président fondateur Guy Laliberté, la transaction porterait sur 90 % des actions. Le siège social resterait à Montréal.

Plus tôt en journée, le quotidien The Globe and Mail, citant des sources bien informées, affirmait que Guy Laliberté aurait accepté les conditions préliminaires d'une offre d'achat du géant américain TPG Capital et de son partenaire minoritaire, le groupe Fosun Capital Group de Shanghai. Toujours selon le Globe, l'entente inclurait la participation de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

La transaction serait annoncée la semaine prochaine.

Selon le quotidien torontois, M. Laliberté a été contraint de vendre le Cirque du Soleil à un prix moins élevé que prévu étant donné les difficultés financières de l'entreprise.

Le Montréalais et ami personnel du fondateur, Mitch Garber, aurait l'intention se présenter à la direction ou à la vice-direction du Cirque, toujours selon le journal.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard avait interpellé directement Guy Laliberté pour qu'il s'assure de conserver à Montréal le siège social et les employés locaux du Cirque du Soleil.

Le siège social du cirque dans la métropole emploie 1400 personnes.

« Souvenons-nous de l'histoire du début du Cirque du Soleil, c'est beaucoup les gouvernements, le gouvernement du Québec qui l'a soutenu, donc les contribuables », avait dit M. Couillard, en mars, faisant allusion à la subvention de 1,5 million de dollars consentie à la troupe de M. Laliberté par le gouvernement de René Lévesque.


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Fin de la grève au Cégep du Vieux Montréal

Les étudiants du Cégep du Vieux Montréal ont choisi très majoritairement de mettre fin à la grève qu'ils avaient commencée le 23 mars. Les cours reprennent ce matin.

Au terme d'une assemblée qui a duré plus de six heures, mercredi soir, 1260 personnes se sont prononcées en faveur d'un retour en classe et 440 pour la poursuite de la grève.

Au moment du vote, il y avait de très longues files d'attente dans le cégep, car les étudiants ont choisi le vote secret. Au total, l'opération a duré deux heures et demie.

« Avec un vote secret, on n'a pas huit recomptages à faire, a lancé Mathilde Blanchette, étudiante en soins infirmiers. Aussi, il n'y avait pas d'irrégularités par rapport aux gens qui changeaient de salle. Tant mieux pour ça! Mais même si j'ai voté pour le vote secret, je ne pensais pas que ce serait aussi long! »

L'assemblée générale s'est déroulée dans le calme et l'ordre.

« L'assemblée s'est très bien passée, explique Frédéric Pelchat-Décarie, un étudiant. On avait une présidente d'assemblée qui était très neutre et très impartiale tout au long de l'assemblée. On est enfin arrivés avec un vote secret. Honnêtement, je suis très satisfait! »

Retour sur la controverse

La grève avait été reconduite dans la controverse la semaine dernière au Vieux Montréal, à l'issue d'une assemblée où trois tours de vote ont été tenus à main levée.

Lors d'un premier vote, 1163 étudiants avaient voté contre la reconduction de la grève (1006 pour, 60 abstentions). Des étudiants ont cependant demandé un « recomptage », ce qui a mené à un second vote.

Lors de ce deuxième round, 1171 étudiants ont voté contre la reconduction (1104 pour, 41 abstentions). Même s'il s'agissait officiellement d'un « recomptage », 87 étudiants de plus ont participé à ce second scrutin.

L'affaire ne s'est cependant pas arrêtée là. Des étudiants ont demandé un nouveau scrutin, qui s'est soldé cette fois par un résultat positif pour les partisans de la grève : 1077 pour, 1037 contre et 34 abstentions.

Des étudiants s'étaient plaints des circonstances entourant ces votes et avaient déploré que des étudiants aient pu se déplacer d'une salle à l'autre pour voter.

Une assemblée générale spéciale avait ensuite été convoquée en réponse à une pétition d'étudiants. Elle a conclu qu'elle ne pouvait invalider le vote de grève adopté dans la controverse.

Le Vieux Montréal était un des bastions de la contestation étudiante lancée par le mouvement Printemps 2015 et l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, l'ASSÉ.

Le cégep accueille plus de 6000 étudiants réguliers.

Avec les informations de Dominic Brassard


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Changements climatiques : que va faire le Canada maintenant? demande l'ONU

Written By Unknown on Rabu, 15 April 2015 | 16.20

Québec appelle Ottawa à faire ses devoirs en matière de changements climatiques

Les premiers ministres des provinces et des territoires réunis à Québec mardi pour discuter d'environnement et de climat se sont quittés sur une question, qu'a résumée ainsi Christiana Figueres de l'ONU : « Que va faire le Canada maintenant? ».

Car seul un petit nombre de pays industrialisés n'ont pas encore donné à l'ONU leurs cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) : le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et... le Canada.

Le temps presse

Début octobre, l'ONU « tracera une ligne dans le sable », a expliqué la secrétaire exécutive de la conférence-cadre de l'ONU sur les changements climatiques. L'ONU colligera à ce moment-là les cibles fournies par près de 200 pays et ce, en prévision de l'importante rencontre prévue à Paris en décembre.

Ceux qui n'auront pas fourni leurs données ne figureront pas dans le portrait final. Le but ultime, rappelons-le, est d'aboutir à un accord international sur le climat permettant de contenir le réchauffement global en deçà de 2°C.

Le Canada est en retard, comme l'a rappelé le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel en début de journée à Québec :

« Le problème, présentement, c'est qu'on ne sait pas ce qu'Ottawa veut faire. Ils avaient une limite, au 31 mars, pour soumettre leur plan d'action en matière de lutte contre les changements climatiques pour la conférence de Paris, en décembre; rien n'a été soumis aux Nations unies. » — Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel

Au Panama, où il participait au Sommet des Amériques, il y a quelques jours, Stephen Harper avait annoncé qu'Ottawa révélerait ses cibles en juin, en Allemagne, à l'occasion du sommet du Groupe des sept pays les plus industrialisés (G7).

Le premier ministre du Québec se dit « très préoccupé » par cet échéancier et « un peu surpris ». Car, fait-il remarquer , « on n'a pas commencé à travailler ensemble ».

Et, sans la collaboration ni la participation active des provinces et des territoires, comment Ottawa parviendra-t-il à fixer des objectifs réalistes en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES)? demande en substance Philippe Couillard.

« Il faut que ce soit une consultation, un dialogue. Nous, les provinces, n'annoncerons nos cibles qu'en septembre. Nous avons du travail technique à faire. » — Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Les premiers ministres présents à Québec ont produit une déclaration commune dans laquelle ils appellent le gouvernement fédéral à un travail de « partenariat ».

Un partenariat qui reste à établir

Dans des lettres envoyées vendredi dernier à ses homologues provinciaux, la ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, pressait les provinces de lui envoyer davantage d'informations sur leurs émissions de GES. Ce à quoi le ministre ontarien de l'Environnement, Glen Murray, avait répliqué que le fédéral était mal placé pour demander des comptes aux provinces en matière de réduction de GES.

Glen Murray a écrit sur Twitter qu'Ottawa ne prend « aucune initiative », n'offre « aucun appui aux provinces » et se contente de « critiquer » les initiatives provinciales, comme le nouveau marché du carbone Québec-Ontario.

En effet lundi, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, avait annoncé que sa province rejoignait le Québec et la Californie dans un système de plafonnement et d'échange pour les émissions de gaz à effet de serre.

Faire face à ses responsabilités

De l'avis de Christiana Figueres des Nations unies, le Canada n'est pas dans une posture qui lui permette de tourner le dos à ses responsabilités. « Car, bien que le Canada ne soit responsable que de 2 % des émissions globales, il est le neuvième pays en importance au monde en ce qui a trait aux émissions », a-t-elle affirmé.

Mme Figueres souligne que les Canadiens ont du charbon, du pétrole, du gaz et de l'énergie renouvelable encore non exploitée. Il leur appartient de trouver une manière d'agencer leurs ressources de sorte à établir un modèle « qui produise des émissions de plus en plus faibles de carbone ».

« Comment faire cela non seulement en protégeant des emplois mais en en créant? Comment protéger les économies très exposées comme celle de l'Alberta - aux prises avec un gros déficit - des baisses dramatiques des prix du pétrole? M. Prentice a dit lui-même qu'il y avait une guerre des prix du pétrole. Le Canada ne peut pas gagner cette guerre, ni à court terme, ni à long terme. » — Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la conférence-cadre de l'ONU sur les changements climatiques

Christiana Figueres estime qu'Ottawa et les provinces doivent travailler de concert sur ces enjeux.

« Partout, on reconnaît l'importance du rôle des États fédérés, des régions, dans cette question des changements climatiques. Pourquoi? Parce que c'est à notre niveau que se situent les principaux impacts, et les principaux leviers d'action également. » — Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

L'absence d'un acteur de taille

L'absence la plus remarquée à cette rencontre de Québec est celle du premier ministre albertain Jim Prentice. Rappelons que l'Alberta est, de toutes les provinces canadiennes, celle qui enregistre le plus d'émissions de carbone, qui constitue le principal gaz à effet de serre.

Jim Prentice, qui est en campagne électorale, prend très au sérieux la question de l'environnement, a assuré Philippe Couillard, qui se dit persuadé que quiconque remportera l'élection en Alberta fera un travail remarquable à cet égard.

Selon l'Institut Pembina, les premiers ministres réunis à Québec doivent tenir compte des effets néfastes des pipelines dans leur stratégie environnementale. « L'industrie des sables bitumineux est le secteur qui affiche la plus forte hausse des émissions de carbone au Canada, affirment les auteurs d'un rapport rendu public mardi par l'Institut Pembina.

Cela signifie que les infrastructures proposées, comme l'oléoduc Énergie Est, auront un impact important sur la capacité de la fédération à atteindre ses objectifs de réduction des émissions. »

« Pour que la stratégie établie par l'ensemble des provinces soit crédible et efficace, elle doit tenir compte de la totalité des émissions associées aux projets d'infrastructures », écrivent les membres de l'Institut Pembina.

L'an dernier, des économistes avaient conclu que mettre un prix sur les émissions de carbone est la façon la plus efficace et fructueuse d'accomplir les objectifs du Canada de réduction des GES, et que les gouvernements provinciaux sont les mieux placés pour structurer leurs propres programmes.


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Les « villages du cancer » en Chine

Des taux de cancer supérieurs dans certaines municipalités en Chine

On les appelle les « villages du cancer » : 450 municipalités chinoises où le taux de maladie est de plusieurs fois supérieur à celui des autres régions du pays. Au cœur du problème : des milliers d'entreprises qui ne respectent pas les normes environnementales et un gouvernement qui ferme les yeux sur leurs délits.

Liu Difan savait pertinemment que quelque chose clochait lorsqu'il s'est rendu voir un médecin au printemps 2012. L'homme de 59 ans était tellement convaincu de ses maux qu'il aurait même pu prononcer son propre diagnostic. Un cancer! Un cancer tout comme pour son voisin immédiat et la majorité des hommes de son village situé en banlieue de Zhuzhou, dans le sud de la Chine.

En fait, dans cette petite municipalité, une personne sur 10 souffre ou est décédée d'un cancer au cours de la dernière décennie. Presque toutes les familles sont touchées. À l'origine de cette catastrophe, s'insurgent les deux filles de Liu, une usine métallurgique qui produit des tonnes de plomb et de zinc chaque année et que l'on peut voir de la chambre de leur père.

« Ça ne peut être que la faute de l'usine métallurgique. Mon père s'est empoisonné, comme bien d'autres dans le village. L'air est pollué, le sol est contaminé, même nos légumes ont un goût différent. » — Liu Sufen, l'aînée de la famille de Liu Difan, terrassé par le cancer

Photo : Radio-Canada/Yvan Côté

« Le gouvernement a d'ailleurs reconnu le problème », dit un citoyen qui ne veut pas être identifié de peur d'être arrêté. « Les autorités ont promis de nous reloger », indique-t-il, en pointant du doigt vers l'usine métallurgique, « mais ça fait trois ans que nous attendons et que les gens continuent de mourir ».

Bien que l'homme ne soit pas en mesure de le prouver, il croit tout comme les deux filles de Liu que l'entreprise, qui emploie 7000 personnes, rejette de grandes quantités de métaux lourds dans les ruisseaux à proximité du village, ce qui expliquerait la couleur brunâtre de l'eau et les dizaines de cas de cancer à Zhuzhou.

« Nous sommes impuissants », dit avec dépit l'homme d'une cinquantaine d'années. « Le gouvernement est négligent et, lorsque l'on se plaint, on nous intimide. »

« Pourtant, le problème est réel. Nous avons demandé à un universitaire d'analyser nos récoltes. Il nous a dit qu'elles n'étaient pas comestibles, même pour des cochons. » — un citoyen de Zhuzhou

Photo : Radio-Canada/Yvan Côté

Le prix de l'industrialisation

Zhuzhou est loin d'être une exception en Chine. Au moins 450 municipalités dans le pays portent désormais le sinistre nom de « village du cancer ». Au banc des accusés, on retrouve toujours les mêmes responsables : des entreprises chimiques, pharmaceutiques ou minières qui rejettent impunément des matières toxiques dans l'environnement sans que le gouvernement ne sévisse.

Les dernières évaluations gouvernementales montrent d'ailleurs que les trois quarts des lacs et rivières sont contaminés en Chine et que près de la moitié de l'eau dans le pays est dangereuse pour la santé. Seuls le Tibet et le Qinghai au nord semblent pour le moment être épargnés.

« Ça fait 25 ans que je ne bois plus l'eau du robinet. En fait, je n'ai pas bu un verre d'eau qui provenait d'un réseau d'aqueduc en Chine depuis que j'ai effectué ma première recherche sur le sujet en 1992. On trouve de tout dans cette eau. Des niveaux élevés de fer, d'arsenic, de plomb. » — Zhao Feihong, chimiste à la division de l'eau de l'institut de la santé publique de Pékin

Le principal problème, poursuit Zhao Feihong, est que cette information n'est pas nécessairement transmise à la population et que peu de gens connaissent vraiment les dangers qu'ils encourent en buvant l'eau des villes.

Photo : Radio-Canada/Yvan Côté

Le nouveau ministre de l'Environnement

L'ex-ministre de l'Environnement Zhou Shengxian a été durement critiqué pour avoir dirigé pendant des années ce que plusieurs ont appelé « un ministère pantin » face aux grands pollueurs dans le pays. D'ailleurs, devant la pression publique, le ministre a même reconnu que la situation était devenue « embarrassante » pour la Chine.

Son successeur, Chen Jining, vient tout juste d'entrer en poste. Certains analystes se disent optimistes à la suite de sa nomination puisque M. Chen a étudié en Grande-Bretagne et qu'il a été formé dans l'une des meilleures universités du pays, l'Université Tsinghua.

Sa première mission sera de s'attaquer aux nombreux problèmes environnementaux à Pékin, selon le China Dialogue (un blogue sur l'environnement), ce qui risque de nuire une fois de plus aux revendications des gens de Zhuzhou, qui n'en peuvent plus d'attendre.

« Nous savons que nos vies sont maintenant en danger, dit l'une des filles de Liu, mais nous sommes prises au piège dans le village. Nous nous sommes endettées pour payer les médicaments de mon père, et maintenant nous n'avons plus les moyens de déménager. »

Liu Difan est mort le 9 avril 2015 d'un cancer du poumon. Il avait 62 ans.

Photo : Radio-Canada


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Prière à Saguenay : la Cour suprême rendra sa décision aujourd'hui

La saga judiciaire entourant la récitation de la prière à l'hôtel de ville de Saguenay connaîtra son dénouement après neuf ans, aujourd'hui, quand la Cour suprême rendra sa décision.

Après avoir entendu les arguments de la Ville de Saguenay et du Mouvement laïque du Québec (MLQ), les neuf juges de la Cour suprême vont déterminer si le fait de réciter une prière au début de la séance du conseil va à l'encontre de la liberté de religion et de conscience des citoyens. Ils vont également décider si la présence de symboles religieux dans la salle du conseil est discriminatoire.

À la veille du jugement, le maire Jean Tremblay confessait une certaine nervosité.

« C'est important, ça peut avoir une incidence partout au Canada. À moins que le jugement dise le contraire. On ne peut pas y revenir, c'est définitif, c'est pour 100 ans. Il y a une certaine nervosité, ça fait plusieurs années et j'ai hâte aussi de tourner la page. » — Jean Tremblay, maire de Saguenay

La présidente du MLQ admet que les membres de son organisation sont fébriles dans l'attente de la décision. Elle souhaite surtout que la question de la liberté de conscience soit établie par le plus haut tribunal au pays.

« On espère, si ce n'est pas en notre faveur, au moins que ce soit divisé, pas unanime de la part des juges de la Cour suprême, ce qui veut dire qu'on pourrait se servir aussi des éléments qu'il y aurait dans le jugement qui sont favorable ou non favorable à notre cause. » — Lucie Jobin, présidente MLQ

La présidente du Mouvement laïque du Québec ajoute que peu importe la décision de la Cour suprême, son organisme va poursuivre sa lutte au Québec. « On va essayer de démontrer que les pratiques religieuses n'ont pas d'affaire dans les institutions publiques à toutes les occasions où ça va se présenter », prévient-elle.

Neuf ans de débat

Le dossier s'est ouvert en 2006 par une plainte déposée par un citoyen de Saguenay, Alain Simoneau, à la Commission des droits de la personne.

M. Simoneau réclamait alors que le maire Jean Tremblay cesse de réciter la prière au début des réunions publiques du conseil municipal. Il demandait également que les symboles religieux soient retirés à l'hôtel de ville.

Un premier jugement du Tribunal des droits de la personne, en 2011, a donné raison au citoyen de Saguenay en ordonnant au maire Tremblay de cesser cette pratique.

Le maire de Saguenay s'est tourné vers la Cour d'appel pour contester la décision. Le jugement de première instance a été infirmé en mai 2013.

Le Mouvement laïque du Québec (MLQ) et sa présidente, Lucie Jobin, ont alors porté le dossier en Cour suprême.

Dans ses représentations à la Cour suprême, l'avocat du MLQ, Luc Alarie, a fait valoir qu'un hôtel de ville n'est pas l'endroit pour réciter la prière au Canada. Il a aussi soutenu que la prière prononcée au début des séances du conseil municipal de Saguenay a un caractère religieux.

« Notre prétention c'est qu'un gouvernement municipal a l'obligation de respecter la liberté de conscience de chacun. L'État lui-même n'a pas de croyance, il a une obligation de respect.   » — Me Luc Alarie, avocat du Mouvement laïque québécois

De son côté, l'avocat de la Ville de Saguenay, Me Richard Bergeron, a rappelé que la prière récitée par les élus ne contrevient d'aucune façon à la constitution canadienne.

« L'État canadien n'est pas athée parce que l'État canadien, dans son préambule de constitution, indique qu'il est fondé sur la suprématie de Dieu et la primauté du droit. Est-ce que cette prière est en soi un accroc à la laïcité? Combien notre espace public est rempli de serments qui finissent avec les mots "Que Dieu me vienne en aide"? Est-ce que ça fait une dimension religieuse au serment ou si ce n'est pas une tradition qui est inscrite? » — Richard Bergeron, avocat de la Ville de Saguenay

Six autres groupes ont déposé des mémoires sur la question devant la Cour suprême. L'Association canadienne des libertés civiles et l'Alliance laïque canadienne ont présenté des arguments appuyant la thèse du MLQ. La Ligue catholique des droits de l'homme, l'Alliance évangélique du Canada, l'Association des parents catholiques du Québec et l'Alliance de la foi et de la liberté partagent la vision du maire de Saguenay.


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Duffy était un sénateur comme les autres, plaide son avocat

L'avocat de Mike Duffy a voulu démontrer mardi que les employés du Sénat posaient bien peu de questions avant d'approuver les demandes de contrats de tous les sénateurs, incluant celle de son client.

Durant son contre-interrogatoire, Sonia Makhlouf, une employée des ressources humaines du Sénat, a admis que les vérifications imposées aux demandes de contrats des sénateurs étaient minimales.

« Est-ce que vous vérifiez le mandat? » a demandé Donald Bayne, l'avocat du sénateur Duffy, « est-ce que vous vérifiez les services rendus? » Dans les deux cas, la témoin a répondu par la négative. « Les seuls qui savent, a-t-elle dit, sont le sénateur et le sous-traitant ».

L'avocat du sénateur a également cité des passages de l'entrevue que la témoin a donné aux enquêteurs de la police. Elle y indique que certaines demandes de contrats sont plus détaillées, que d'autres le sont moins. Concernant les demandes acheminées par le sénateur Duffy, elle a dit aux policiers : « Pour moi, il est comme tous les autres sénateurs. »

Donald Bayne veut démontrer que son client ne s'est pas comporté différemment de ses collègues. Il plaide aussi que les règles sont trop nombreuses, imprécises et difficiles à comprendre. Sonia Makhlouf dit que certaines lacunes sont connues et que les choses ont déjà commencé à changer.

« Nos politiques (à ce sujet) avaient besoin d'être modernisées » a dit Makhlouf.

Des 31 chefs d'accusation déposés contre Mike Duffy, huit sont liés à des contrats d'une valeur de 65 000 $ qu'il a accordé à Gerald Donohue, l'un de ses amis. La police estime que les dépenses sont injustifiées et que l'ex-journaliste a utilisé ces ententes pour contourner les règles de dépenses du Sénat.

Le sénateur à plein contrôle sur les embauches

Concernant l'embauche de Gerald Donohue, l'avocat de Mike Duffy a fait valoir que les la chambre haute laissait beaucoup de latitude aux sénateurs.

« Chaque sénateur est en droit de faire embaucher et de payer des employés », a indiqué Donald Bayne en citant les règles administratives du Sénat. « Le sénateur embauche qui il veut », a-t-il lancé.

La chambre haute prescrit cependant l'embauche d'un membre de la famille du sénateur ou d'un salarié des communes, du sénat ou du gouvernement.

Des dépenses douteuses?

Lundi, la Couronne a soulevé un certain nombre de dépenses discutables faites par l'ami de Mike Duffy pour le compte du sénateur. Des factures montrent entre autres la finition et l'encadrement de photos de famille et d'une image destinée à l'ex-première dame des États-Unis, Barbara Bush.

Le paiement de 500 $ effectué en 2010 par M. Donohue à une bénévole qui a travaillé pour le sénateur est également remis en question par la Couronne.

Questionnée lundi par le procureur Jason Neubauer, Sonia Malkhouf a indiqué que son service n'aurait jamais accepté de payer des bénévoles. L'avocat de Mike Duffy a rétorqué aujourd'hui qu'aucune règle ne rendait la chose illégale.

Donald Bayne a également cité la liste de dépenses acceptables fournie par le Sénat, qui inclut la finition de photo. Hier, Sonia Makhlouf avait indiqué que, si elle avait eu plus de précisions sur ce genre de dépenses, elle ne les aurait pas autorisées.

En contre-interrogatoire, elle a concédé que ce genre de service était généralement payé par les finances du Sénat, et non dans le cadre d'un contrat d'embauche.

La défense doit poursuivre son contre-interrogatoire demain. Sonia Makhlouf est le deuxième témoin à prendre la barre durant ce procès.


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Retraite anticipée des infirmières : le calcul de la FIQ est-il juste?

Written By Unknown on Selasa, 14 April 2015 | 16.20

Le calcul de la FIQ est-il juste?

Épreuve des faits - Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), une infirmière qui a 58 ans avec 31 ans de service perdrait 9000 $ par année avec l'adoption des nouvelles règles du régime de retraite des employés de l'État. Est-ce vrai?

Vérification faite : c'est vrai.

En fait, la FIQ applique à la lettre les propositions gouvernementales. D'abord, la rente annuelle d'une infirmière de 58 ans qui gagne en moyenne 66 859 $ serait calculée sur ses 8 meilleures années au lieu de 5. Selon la FIQ, cela réduirait la rente annuelle de 812 $ pour se chiffrer à 40 640 $.

Ensuite, en repoussant l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, la pénalité pour une infirmière qui prend sa retraite à 58 ans serait de 4 ans, au lieu de 2.

Enfin, en augmentant la pénalité de 4 % à 7,2 % par année, la réduction passe de 8 % à 28,8 %.

La rente pour cette infirmière de 58 ans qui est présentement de 38 136 $ passerait à moins de 28 936 $. Donc une perte de 9200 $.

En 1997, 4000 infirmières sont parties à la retraite grâce à un programme généreux offert par le gouvernement.

Au Conseil du trésor, on ne rejette pas les calculs de la FIQ. Par contre, on rappelle qu'avant 1996, la pénalité pour une retraite anticipée était de 6 % par année. Le gouvernement de Lucien Bouchard l'avait alors réduite à 4 % pour encourager les départs à la retraite.


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Un bâillon vendredi pour adopter le projet de loi 28

Exclusif - La rumeur courait depuis un moment, mais le scénario se précise alors que les partis d'opposition s'opposent avec vigueur à adopter le projet de loi 28. Rappelons que celui-ci concerne principalement la mise en oeuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et qu'il vise le retour à l'équilibre budgétaire en 2015-2016.

Selon nos informations, le gouvernement de Philippe Couillard envisage de rappeler la Chambre vendredi et de recourir à la procédure exceptionnelle du bâillon dans le but d'adopter le projet de loi.

Qualifié de projet mammouth par le Parti québécois, le projet de loi 28 prévoit notamment la modulation des tarifs de garde, l'abolition des centres locaux de développement (CLD) et des conférences régionales des élus (CRÉ), ainsi que des mesures touchant la rémunération des pharmaciens.

Le gouvernement constate que les travaux de la commission des finances publiques tournent en rond, depuis le dépôt du projet de loi en novembre dernier. Par exemple, le premier article du projet de loi, qui concerne le retour à l'équilibre budgétaire, a nécessité un débat de quatre heures.

Québec privé de revenus

Sans l'adoption de la loi, le gouvernement estime que le Trésor public est privé de revenus importants. Le temps commence donc à presser.

« À chaque mois qui passe après le 1er avril, c'est 35 millions de dollars qui ne sont pas là. » — Carlos Leitao, ministre des Finances du Québec

La commission parlementaire siège à nouveau aujourd'hui et demain, mais le gouvernement a peu d'espoir d'assister à un déblocage.

« J'aimerais que ça se fasse, qu'on avance. Il y a 300 quelques articles, on est rendus à l'article 14 », mentionne le ministre Leitao.

Ce sera la deuxième fois depuis qu'il est élu que le gouvernement Couillard aura recours au bâillon. Il a décidé de se prévaloir de cette mesure en février dernier pour adopter le projet de loi 10 sur la réforme des structures dans le système de santé.


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Décision attendue de la Cour suprême sur les peines minimales obligatoires

La Cour Suprême du Canada tranchera aujourd'hui quant à la constitutionnalité d'un des volets du programme « loi et ordre » du gouvernement Harper : les peines minimales obligatoires pour possession d'armes prohibées.

Les dispositions en cause prévoient un minimum de trois ans de prison pour quiconque a en sa possession une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte. La peine passe à cinq ans en cas de récidive. Ces mesures s'appliquent même si l'arme n'est pas chargée, dans les cas où des munitions sont accessibles.

En 2013, la Cour d'appel de l'Ontario a statué que ces articles étaient inconstitutionnels. Selon le tribunal, la loi ne fait pas de distinction entre, d'une part, ceux qui déambulent en public avec une arme chargée et, d'autre part, les propriétaires d'une arme à utilisation restreinte qui entreposent celle-ci à leur chalet plutôt que dans leur résidence principale comme ils devraient le faire selon leur permis.

La Cour d'appel avait rendu sa décision après s'être penchée sur six causes, qui avaient été regroupées. La Cour suprême ne s'est penchée que sur deux de ces causes, celles pour lesquelles la Couronne a fait appel.

Hussein Nur, arrêté en pleine rue, a été condamné à trois ans de prison pour possession d'une arme de poing prohibée pleinement opérationnelle. Sidney Charles a pour sa part reçu une peine de cinq ans d'emprisonnement après que la police eut saisi une arme semi-automatique chargée et des munitions dans la chambre qu'il occupait dans une maison de pension. Dans les deux cas, les prévenus n'avaient pas de permis et les armes n'étaient pas enregistrées.

Traitements cruels et inusités

Tous deux ont plaidé coupables en 2010, mais ont contesté le régime prévoyant une peine minimale obligatoire. La Cour d'appel de l'Ontario avait maintenu leur sentence, mais rejeté l'obligation d'imposer pareilles peines, arguant que cela pourrait donner lieu à des condamnations trop sévères pour des infractions moindres.

L'article 12 de la Charte des droits et libertés stipule que chacun a droit à la protection contre tout traitement ou peine cruels et inusités.

Une des causes qui s'étaient rendues en Cour d'appel est celle de Leroy Smickle, arrêté alors qu'il se prenait en photo en sous-vêtements avec des armes appartenant à son cousin. Il voulait épater ses amis sur les réseaux sociaux. La juge du tribunal de première instance avait conclu qu'il s'agissait d'un geste idiot, mais elle avait refusé de lui imposer trois ans de prison. Cette cause ne s'est pas rendue en Cour suprême.

Les peines minimales dont la constitutionnalité est contestée sont en vigueur depuis 2008. Elles faisaient partie d'un projet omnibus de loi sur la criminalité qui visait aussi à renforcer le régime de remise en liberté sous caution et à faire passer à 16 ans l'âge de consentement pour activité sexuelle.

Les conservateurs, alors minoritaires, avaient fait adopter leur projet de loi avec l'appui de tous les partis d'opposition.


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Des professeurs de l'UQAM se distancient de leur syndicat

Injonction et manifestations à l'UQAM

Des professeurs de l'UQAM se démarquent des prises de positions de la présidente de leur syndicat sur le conflit qui oppose des étudiants à la direction de l'établissement.

Dans un texte intitulé Je suis aussi l'UQAM, un groupe d'environ 200 professeurs dénoncent que la présidente du syndicat, Michèle Nevert, s'en soit ouvertement prise au recteur Robert Proulx dans la foulée de l'intervention policière de la semaine dernière.

Ils déplorent que Mme Nevert se soit « interposée en faveur du groupe » issu de la faction « la plus radicale » des étudiants en grève, des manifestants.

« Ces manifestants masqués et cagoulés intimident et terrorisent étudiants, professeurs, chargés de cours et employés, vandalisent la propriété de l'université et distillent un climat de violence insupportable », écrivent-ils.

« Nous condamnons le ton et la nature des propos tenus par Mme Nevert en particulier à l'émission du matin de Radio-Canada, au lendemain du saccage ( survenu mercredi). Ces interventions font énormément de tort à l'UQAM et contribuent à amplifier le niveau de crise institutionnelle.  » — Extrait de la lettre

« Nous ne nous reconnaissons pas dans ces positions, apparemment prises au nom de tous les professeurs. Nous saluons cependant l'appel au calme du syndicat lors d'un point de presse, venu un peu tardivement à notre avis », poursuivent-ils.

Les signataires de cette lettre soulignent que la contestation étudiante « vise des objectifs louables de défense du système d'éducation universitaire au Québec », mais que les moyens qu'ils préconisent nuisent considérablement à la réputation de l'UQAM.

« La situation déjà explosive avait dégénéré au point où l'intégrité physique des usagers de l'université ne pouvait plus être assurée par les agents de sécurité en place. Si la décision de l'administration d'en appeler aux forces policières peut paraître exagérée pour certains, une absence d'intervention l'aurait été encore davantage », plaident-ils.

« La tempête financière qui agite et met en péril l'avenir des universités québécoises ne se réglera pas à travers le saccage de l'UQAM », concluent-ils.

Remettre les pendules à l'heure

En entrevue à l'émission Le 15-18 de la radio de Radio-Canada, Catherine Mounier, professeure à l'UQAM et initiatrice de cette lettre, a expliqué qu'« il était temps de remettre les pendules à l'heure avec tout ce qui se passe et qui sortait dans les médias, comme quoi les professeurs de l'université soutenaient ces actions de vandalisme ».

Elle pense que Mme Nevert est sortie de « son mandat qui est avant tout de défendre les professeurs, mais en aucun cas de s'impliquer dans un conflit ».

« J'étais outrée de voir que l'UQAM, et surtout les professeurs de l'UQAM, étaient associés au vandalisme. » — Catherine Mounier, professeure à l'UQAM

Pour Mme Mounier, il s'agit de défendre la réputation de l'université « qui est mise à mal » en raison de l'instabilité qui y règne.

Elle ne cache pas non plus son soutien au recteur de l'UQAM, Robert Proulx, qui, selon elle, n'avait pas d'autre choix que d'appeler la police pour rétablir le calme.

« Il y a eu de l'intimidation, du vandalisme, dit-elle. Je ne pense pas que M. Proulx est du genre à faire rentrer la police comme ça dans nos murs, mais ce qui est clair, c'est qu'il a voulu absolument défendre l'université et défendre les biens de l'université. [...] Il n'avait pas d'autre choix. »


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Le courant passe entre Hydro-Québec et l'Ontario

Written By Unknown on Senin, 13 April 2015 | 16.20

Le reportage de Michel Marsolais

Alors que s'ouvrira mardi le sommet de Québec sur les changements climatiques, l'Ontario et le Québec semblent se trouver de plus en plus d'atomes crochus en matière d'énergie.

L'Ontario doit annoncer lundi son adhésion au marché du carbone, déjà en vigueur au Québec, et pourrait augmenter significativement ses achats d'électricité québécoise plutôt que de continuer à miser sur l'énergie nucléaire.

Une option gagnant-gagnant qui rapporterait des milliards de dollars, selon un panel d'experts invité par HEC-Montréal. « Le moment est venu pour repenser la façon dont les provinces interagissent, y compris dans le domaine de l'énergie et principalement de l'électricité », pense Gaétan Caron, de l'Université de Calgary et ex-président de l'Office national de l'énergie.

Le moment est en effet bien choisi. L'Ontario cherche à réduire l'impact de ses centrales au gaz (environ le quart de sa production électrique) et doit investir des milliards de dollars pour mettre à niveau certaines centrales nucléaires, dont celle de Darlington.

« C'est potentiellement un moment historique », pense aussi Mark Windfield, codirecteur de la Sustainable Energy Initiative de l'Université York.

Acheter l'électricité québécoise coûterait moins cher à l'Ontario que d'investir dans le nucléaire. Hydro-Québec obtiendrait pour sa part un meilleur prix que les trois ou quatre cents du kWh qu'elle obtient pour desservir le nord-est américain.

« Cela réduirait la facture d'électricité des Ontariens de 14 milliards de dollars sur 20 ans et ferait gagner 14 milliards au Québec sur la même période », calcule Jack Gibbons, directeur de Ontario Clean Air Alliance.

Lobby du nucléaire

Mais le lobby du nucléaire ontarien n'a sans doute pas dit son dernier mot. « C'est un groupe d'intérêt très puissant. Ils feront tout ce qui est possible pour éviter une entente entre les premiers ministres de l'Ontario et du Québec. »

« Si nous nous engageons dans la réfection des centrales nucléaires, nous serons engagés dans cette voie pour 30 ou 40 ans », admet aussi Mark Windfield.

La dimension « nationaliste » dans le secteur de l'énergie pourrait aussi se faire sentir. Le Québec comme l'Ontario ont toujours voulu être indépendants sur le plan énergétique. On pourrait devoir revoir la mission d'Hydro-Québec pour lui permettre de signer des contrats d'approvisionnement à long terme avec l'Ontario.

« Politiquement, on pourrait avoir l'impression qu'Hydro-Québec se met au service de l'Ontario alors que pour beaucoup de personnes Hydro-Québec doit-être avant tout au service des Québécois en vendant au plus bas prix aux Québécois », dit Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie à HEC-Montréal.

Une meilleure intégration des réseaux électriques du Québec et de l'Ontario aurait certes des avantages environnementaux, mais ne changera pas à court terme le portrait des émissions de gaz à effets de serre au Canada.

Si l'exploitation des sables bitumineux albertains continue au même rythme, elle annulera les réductions d'émissions des autres provinces.


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« Je suis candidate à la présidentielle » - Hillary Clinton

Le compte rendu de Yanik Dumont Baron suivi du reportage de Christian Latreille

Hillary Clinton se lance dans la course à l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de 2016. Il s'agit de sa deuxième tentative.

« Je suis candidate à la présidentielle », a-t-elle annoncé dans une vidéo adressée aux Américains. « Les Américains se sont battus pour surmonter les difficultés économiques. Mais ceux qui sont au sommet sont toujours favorisés », ajoute Mme Clinton. « Les Américains de tous les jours ont besoin d'un défeuseur. Je veux être ce défenseur. »

« Je pars sur le terrain pour gagner votre vote. Parce que c'est à votre tour. Et j'espère que vous vous joindrez à moi dans cette aventure », dit-elle enfin.

Dans la vidéo de 2 minutes 18 secondes, l'annonce de Mme Clinton est précédée par des images de jeunes familles, d'enfants, d'ouvriers, d'un couple gai et de personnes âgées. Hillary Clinton n'apparaît qu'à 1 minute 32 secondes.

Mme Clinton, 67 ans, est la première à briguer l'investiture démocrate, et est en avance sur tous les candidats possibles, selon les sondages du parti.

L'ancienne secrétaire d'État commencera sa campagne dans les premiers États qui voteront dans le cadre des primaires, l'Iowa et le New Hampshire. 

Des fleurs d'Obama

Le président américain Barack Obama, qui l'avait battue en 2008, n'a eu que de bons mots pour son ancienne secrétaire d'État, lors de son passage au Sommet des Amériques. « Elle était une candidate formidable en 2008. Elle m'a encouragé jusqu'au bout à l'élection présidentielle. Elle était une secrétaire d'État exceptionnelle. Elle est mon amie », a-t-il dit hier.

« Je crois qu'elle ferait une excellente présidente. Je ne serai pas en travers de sa route cette fois, alors je suis certain qu'elle aura une vision très précise sur l'avenir des États-Unis. » — Barack Obama

Briser le plafond de verre

Si un des buts d'Hillary Clinton est d'ouvrir la porte de la Maison-Blanche aux femmes, sa campagne ne se fera pas sur sa personne, mais autour du « citoyen ordinaire », a souligné hier son directeur de campagne Robby Mook.

En cas de victoire, elle deviendra la première femme à briguer la présidence des États-Unis.

Avocate de formation, Hillary Clinton s'est lancée en politique après les deux mandats présidentiels de son mari. Elle a été élue sénatrice de l'État de New York en 2000, devenant ainsi la première femme à accéder à ce poste.

Bill Clinton a raconté qu'il avait une sorte de pacte avec sa femme stipulant qu'après sa présidence, il ferait tout pour aider sa carrière à elle.

Les infidélités conjugales de son mari ont marqué son passage à la Maison-Blanche comme première dame. À l'époque, des féministes avaient reproché à Hillary Clinton de rester auprès de son mari uniquement pour satisfaire ses ambitions politiques. L'affaire Monica Lewinsky s'était conclue par une tentative ratée de destitution du président.

Aujourd'hui, elle se fait porte-étendard de certaines causes des femmes, en disant vouloir briser le plafond de verre.

On s'imagine mal qui pourrait lui damer le pion dans la course à l'investiture démocrate. Les sondages qui comparent de possibles candidats donnent Hillary Clinton favorite par au moins 40 points, parfois jusqu'à 55 points.

Elle a un formidable réseau de donateurs, des amis partout sur la planète, et une partie de la machine de Barack Obama derrière elle. Mais surtout, elle a une expérience qu'aucun autre candidat présidentiel n'a. Elle a vécu deux campagnes présidentielles aux côtés de son mari, et une troisième comme candidate.

Trop connue, trop âgée?

Mais sa longévité politique est aussi un handicap, puisque presque tous les Américains ont une opinion sur elle, et elle n'est pas toujours positive. Dans un récent sondage, plusieurs lui reprochent de faire partie de l'élite, d'être malhonnête et de ne pas être fiable.

Un autre sondage dans certains États clés la place au coude à coude avec ses possibles adversaires républicains.

Son défi numéro un sera de changer son image, disent certains observateurs. Ils s'attendent à voir une Clinton plus douce, maternelle qui parle de sa petite-fille et de ce qu'elle veut lui laisser en héritage.

Si elle est élue présidente, Hillary Clinton aura 69 ans au moment de son assermentation, soit 22 ans de plus que Barack Obama, et le même âge que Ronald Reagan, le plus vieux des présidents américains lors de l'assermentation.

Les républicains ont déjà souligné le fait qu'elle était âgée. Ils s'attaquent également à son travail comme secrétaire d'État. Elle a visité 112 pays en quatre ans, mais elle n'a pas réalisé de grandes choses durant son mandat de 2009 à 2013. Selon les républicains, son renouveau dans les relations avec Russie est un échec, et son ouverture avec l'Asie n'a pas de direction précise aujourd'hui.

Finalement, Hillary Clinton devra faire oublier la récente polémique soulevée par l'utilisation de son adresse courriel personnelle dans le cadre de son travail alors qu'elle était secrétaire d'État. Elle était sur la défensive lorsqu'elle a expliqué pourquoi elle avait agi ainsi. 

Pour les républicains, cette histoire renforce l'idée que le couple Clinton préfère les secrets et qu'il se considère au-dessus des lois. Ils ont déjà diffusé des publicités en ce sens.

Avec les informations de Yanik Dumont Baron


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La FIQ prédit un départ massif des infirmières

Le reportage de Laurent Therrien

Le syndicat qui représente les infirmières au Québec prédit une « catastrophe » pour le réseau de la santé si le gouvernement libéral persiste avec son intention de modifier le régime de retraite des employés de l'État.

Selon un sondage réalisé pour le compte de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), près de la moitié de ses membres de plus de 50 ans ont l'intention de prendre leur retraite d'ici trois ans.

« Ça représenterait des départs massifs de 7500 infirmières en pleine période de pénurie d'infirmières auxiliaires, d'inhalothérapeutes et de perfusionnistes », déplore la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

C'est davantage qu'en 1997, alors que 6000 infirmières avaient pris leur retraite à la suite des réformes du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard, prévient Mme Laurent. Selon elle, ces départs avaient créé des « torts au réseau de la santé dont on subit encore les effets ». 

La majorité des professionnelles en soins interrogées ont indiqué que leur intention de partir était motivée par les récentes mesures proposées par le gouvernement.

  • 61 % se sont dites influencées par la mesure faisant passer l'âge de la retraite de 60 à 62 ans à compter de 2017;
  • 71 % motivent leur décision par la volonté de Québec d'augmenter la pénalité pour une retraite anticipée de 4 à 7,2 % par année;
  • 64 % expliquent être influencés par le changement dans la façon dont la rente est calculée, en tenant compte du salaire moyen des huit dernières années plutôt que des cinq, comme c'est le cas présentement.

Selon les calculs de FIQ, ces changements se traduiraient par des pertes de revenu de retraite de 9500 $ par année pour une infirmière de 58 ans avec 31 années de service.

« Martin Coiteux va rendre le réseau de la santé encore plus malade et mettre en péril la qualité et la sécurité des soins aux patients s'il persiste. » — Régine Laurent, présidente de la FIQ

La FIQ estime que les intentions des infirmières sondées sont sérieuses puisque les deux tiers de celles qui pensent devancer leur retraite ont déjà entrepris des démarches.

Ni le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, ni le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'étaient disponibles pour commenter dimanche, mais ils devraient réagir au cours des prochains jours.

Méthodologie

Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 602 membres de la FIQ de 50 et 64 ans, du 27 au 30 mars 2015, par la firme Repères. Les données ont été pondérées selon le titre d'emploi, l'âge, le statut et les régions. La marge d'erreur est de plus ou moins 4 %.


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Manque de transparence à la bourse du carbone

La bourse du carbone du Québec manque de transparence et entraîne une certaine fuite du capital vers la Californie, selon un nouveau rapport qui sera dévoilé ce matin.

Le groupe Énergie propre du Canada ajoute cependant que le Québec a somme toute bien géré le dossier, en évitant d'en faire un enjeu politiquement trop chargé et en tirant des leçons des erreurs faites ailleurs.

Le rapport d'Énergie propre Canada est dévoilé dans le cadre de la Table ronde sur les changements climatiques qui s'ouvre aujourd'hui à Québec.

L'étude indique notamment que le système de bourse du carbone du Québec :
  • Manque de transparence à certains égards;
  • La bourse peut entraîner une certaine fuite du capital québécois vers la Californie;
  • L'effet sur l'économie n'a pas été négatif, mais neutre, pour le moment;
  • La volonté politique de tous les partis, qui ont refusé de s'en servir comme d'un enjeu électoral, a permis sa mise en place rapidement.

Énergie propre du Canada a interviewé une dizaine de politiciens et d'experts, qui ont joué un rôle, de près ou de loin, avec la mise en place de la bourse du carbone. Parmi ceux-­ci : Jean Charest, premier ministre de l'époque, Line Beauchamp, ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Côté, conseiller au Bureau des changements climatiques du gouvernement et Jean Nolet, président de ÉcoRessources.

Manque de transparence

Le gouvernement du Québec est le seul responsable du registre des entreprises, des émissions de permis et des compensations offertes à certains secteurs de l'économie, indique le rapport. Un des participants à l'étude indique que c'est fait « en vase clos, ça manque de transparence. »

En Californie, une agence indépendante du gouvernement est responsable du fonctionnement de la bourse.

Fuite du capital

Le rapport note que la Californie a un surplus de permis d'émissions, ce qui fait baisser les prix lors des enchères conjointes avec le Québec. Les entreprises québécoises qui vendent des permis d'émissions en sortent donc perdantes, puisque le prix est plus bas en Californie, ce qui entraîne une fuite du capital. L'envers de la médaille, c'est que les compagnies québécoises qui doivent acheter des permis de polluer peuvent le faire à moindre coût.

Politique

Aucun parti politique n'a essayé de se faire du capital de sympathie en dénonçant la bourse du carbone, selon le rapport. Personne n'en a fait un enjeu électoral en démonisant la proposition. Au contraire, « c'était une course vers le haut pour savoir quel parti en ferait le plus pour s'attaquer aux changements climatiques », dit le professeur adjoint au département de sciences politiques à l'Université de Montréal, Erick Lachapelle.

Économie

« Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur l'effet que la bourse du carbone a eu sur l'économie du Québec », indique Énergie propre du Canada, « mais jusqu'à maintenant, on peut considérer que l'effet n'a pas été négatif, mais neutre ». Les participants estiment que l'adoption d'un système de plafonnement et d'échange de crédits « a placé la province à l'avant­-plan d'une économie verte en Amérique du Nord » avec des effets positifs qui pourraient se faire sentir plus tard, surtout si d'autres juridictions, comme l'Ontario, acceptent de se joindre à la bourse du carbone.


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Courir en hommage à Terry Fox

Written By Unknown on Minggu, 12 April 2015 | 16.21

Des milliers de personnes courront ce matin à la mémoire de Terry Fox. Un peu partout au pays, les différentes courses débuteront sur le coup de 8 h 30, heure locale.

Le 12 avril 1980, le jeune Britanno-Colombien, atteint du cancer, trempait symboliquement sa jambe artificielle dans l'océan Atlantique à Saint-Jean, Terre-Neuve, avant d'entamer un marathon de l'espoir.

« Si ça ne tenait qu'à moi, je sais que j'y parviendrais, je suis optimiste, mais il y a des choses que je ne contrôle pas. » — Terry Fox

Son but était de traverser le pays afin de recueillir de l'argent pour faire avancer la recherche sur le cancer, pour que plus personne ne souffre de cette maladie. Il est mort avant d'avoir terminé sa course.

Trente-cinq ans plus tard, les Canadiens se souviennent encore de son courage.

Des activités partout au pays

Pour célébrer le 35e anniversaire du début du marathon de l'espoir de Terry Fox, les participants ont rendez-vous dans une centaine de magasins du Coin des coureurs. Ce sera le point de départ des courses en son honneur, chapeautées par la Fondation Terry Fox.

À Terre-Neuve, la journée prend une allure bien spéciale. Un rassemblement est prévu en après-midi à la plage Outer Cove, tout près de la capitale terre-neuvienne. Des membres de la famille de Terry Fox, dont son père, seront présents pour l'occasion.

C'est là où, quelques heures avant le début de son marathon, Terry Fox était allé chercher de l'eau dans l'océan Atlantique pour la mettre dans une bouteille. Il souhaitait verser cette eau dans l'océan Pacifique à la fin de sa course, liant ainsi symboliquement le pays d'un océan à l'autre.

Richard Klaas, de Parcs Canada à Terre-Neuve-et-Labrador, explique que le geste sera répété ce dimanche. Il ajoute qu'une plaque commémorative sera installée à cet endroit pour se souvenir de l'endroit exact.

Terry Fox, l'inspiration d'un combattant

Peter Sheremeta est directeur de la Fondation Terry Fox au Québec depuis 16 ans. Terry Fox est son héros depuis qu'il est tout petit. Aujourd'hui, il lui est doublement reconnaissant d'avoir sensibilisé les Canadiens à la recherche scientifique sur le cancer.

« Je dois remercier les millions de personnes qui ont participé à la journée Terry Fox et qui ont financé la recherche sur le cancer. Pour avoir contribué à sauver la vie non seulement de ma mère, mais de tous les autres survivants du cancer aussi », affirme-t-il.

La Fondation Terry Fox estime qu'à ce jour, plus de 650 millions de dollars ont été amassés dans le monde au nom de Terry Fox.

C'est en 1977 que Terry Fox apprend qu'il a le cancer des os. Il a une tumeur maligne dans la jambe droite et doit être amputé en haut du genou. Il avait alors 18 ans.

Trois ans après son amputation, il entame son marathon de l'espoir, dont le but est de traverser le pays, d'un océan à l'autre.

Au fil des kilomètres parcourus, Terry Fox devient un héros, une source d'inspiration et un exemple de détermination. Des coureurs se joignent à lui et les dons affluent. Le 1er septembre 1980, alors qu'il se trouve à Thunder Bay, en Ontario, Terry Fox doit abandonner son odyssée. Le cancer l'a rattrapé. Il a envahi ses poumons. Terry Fox est mort le 28 juin 1981.

Terry Fox est un Compagnon de l'Ordre du Canada et est entré à titre posthume au Temple de la renommée des sports du Canada. 

Le marathon de l'espoir de Terry Fox
  • Jours courus : 143
  • Distance parcourue : 5373 km

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Des milliers de manifestants à Québec pour dire aux provinces de réduire les GES

Le reportage d'Olivier Lemieux

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Québec pour dire aux dirigeants de prendre les moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Leur message s'adressait aux premiers ministres provinciaux et territoriaux qui se rencontreront mardi dans la Vieille-Capitale pour discuter de la protection de l'environnement et de développement durable.

Les manifestants de groupes environnementaux, syndicaux, étudiants, autochtones, ont ainsi formé un immense thermomètre pour dire aux gouvernements de mettre un frein au développement de l'industrie pétrolière au Canada.

« On ne peut pas à la fois lutter contre les changements climatiques et promouvoir l'expansion des sables bitumineux et les projets de pipelines comme TransCanada », a lancé Christian Simard, directeur général de Nature Québec, qui participait à la manifestation.

« On ne peut pas faire une chose et son contraire. On espère que M. Couillard va se lever, va faire preuve de leadership avec ses collègues des autres provinces, vont bâtir un plan de lutte aux changements climatiques qui exclut la construction du pipeline de TransCanada et l'expansion des sables bitumineux », a-t-il ajouté.

La manifestation  s'est déroulée dans le calme. « On est très satisfait de l'atmosphère », s'est réjoui Steven Guilbeault, cofondateur et directeur principal chez Équiterre.

« On n'est pas fâché contre les premiers ministres qui vont se rencontrer mardi. On veut leur dire : "Nous, on est prêt, avec vous, à prendre un virage vers une économie plus verte, plus sobre en carbone, on est prêt à réduire notre dépendance au pétrole." Allez-y et puis on va vous suivre », a affirmé Steven Guilbeault.

Les environnementalistes estiment que, pour faire une différence, les dirigeants provinciaux et territoriaux auront besoin de regarder au-delà des frontières de leur juridiction respective et de déployer des efforts pour accroître leur collaboration.

Au terme d'une rencontre tenue en janvier, les leaders des provinces et des territoires ont affirmé avoir enregistré des avancées dans la future Stratégie canadienne de l'énergie, une initiative qui sera centrée sur les changements climatiques et les énergies propres. Ils s'étaient alors engagés à l'adopter plus tard cette année.

Samedi soir, au Capitole de Québec, artistes et écologistes devaient se retrouver pour le Climat Show, un spectacle festif et engagé pour célébrer la mobilisation citoyenne.

Parmi les participants, on note Les Respectables, Yann Perreau, Marc-André Coallier, Dominic Champagne et Laure Waridel.


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Le Canadien bat Toronto et jouera contre Ottawa en séries

Le Canadien est champion de sa division et jouera contre les Sénateurs au premier tour des éliminatoires. Une victoire de 4 à 3 en tirs de barrage contre les Maple Leafs, samedi, a confirmé la confrontation entre Montréal et Ottawa

Alex Galchenyuk et David Desharnais ont déjoué Jonathan Bernier en fusillade pour confirmer le gain du Tricolore, le 44e de Carey Price cette saison. 

Le Canadien n'avait besoin que d'un seul point à son dernier match pour devancer le Lightning de Tampa Bay. Ce qu'il avait déjà accompli avant la début de la prolongation.

Montréal a perdu ses trois dernières parties contre Ottawa, l'équipe de l'heure dans la Ligue nationale de hockey. Le gardien Andrew Hammond, grand responsable de la remontée au classement des Sénateurs, a d'ailleurs remporté son premier match en carrière dans le circuit Bettman le 18 février contre le Canadien, un gain de 4-2 dans lequel le Hamburglar avait réalisé 44 arrêts. Montréal a une fiche d'une victoire et trois défaites contre les Sénateurs cette saison.

En 2013, les Sénateurs avaient éliminé le Canadien en cinq parties au premier tour éliminatoire. Le gardien Craig Anderson avait été phénoménal devant le filet des Sénateurs. 

Outre la série Montréal-Ottawa, les Rangers se mesureront aux Penguins, le Lightning affrontera les Red Wings et les Capitals se frotteront aux Islanders.

Le match contre les Leafs

Carey Price a été surpris par Phil Kessel en début de rencontre. L'attaquant des Maple Leafs a contourné le filet avant de tromper le gardien du Canadien qui n'a pas paru alerte sur le jeu.

À l'autre bout de la patinoire, à peine 16 secondes plus tard, une sortie hasardeuse de Jonathan Bernier a coûté un but aux Torontois. La passe imprudente devant le filet du gardien des Leafs s'est retrouvée sur la palette du bâton de David Desharnais qui a aussitôt provoqué l'égalité.

Casey Bailey a ensuite vécu le moment le plus heureux de sa carrière dans la Ligue nationale. Il a marqué son premier but en faisant dévié un tir.

Moins d'une minute après le début de la deuxième période, Thomas Plekanec a inscrit son 26e but de la saison, mais Tyler Bozak n'a pas tardé a redonner une avance d'un but à son équipe.

Puis, juste avant que les deux équipes ne rentrent au vestiaire, Jacob De La Rose a inscrit le but égalisateur. Il restait à peine 8 secondes à écouler au cadran. 

En troisième période, Brendan Gallagher pensait avoir marqué le 4e but du Canadien mais l'arbitre lui a refusé parce qu'il jugeait que le petit attaquant était coupable d'obstruction envers le gardien Jonathan Bernier. Il a fallu attendre la séance de tirs barrage pour faire un maître. 


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Cuba : Stephen Harper effectue un virage

Le premier ministre canadien change d'approche face à Cuba. Stephen Harper adoucit le ton, mais reste inquiet concernant le respect des droits de la personne par le régime communiste.

Après sa rencontre avec le président Raul Castro, à la toute fin du Sommet des Amériques, le premier ministre canadien a confirmé qu'il revenait sur sa position jusque là plutôt ferme. Stephen Harper, qui s'était jusqu'ici vivement opposé à la présence de Cuba dans la grande famille des Amériques, se dit maintenant prêt à donner une chance au coureur.

« J'ai été convaincu qu'une approche différente est appropriée à l'heure actuelle. Nous avons conclu que maintenant l'engagement sera plus fructueux pour nos objectifs que de continuer l'isolement. » — Stephen Harper

Lors d'un point de presse en soirée, à l'issue du 7e Sommet des Amériques, Stephen Harper a ainsi qualifié sa rencontre avec Raul Castro : « Nous avons eu une longue et bonne discussion avec le président ».

Le bureau du premier ministre n'a toutefois pas dévoilé les grandes lignes des discussions entre les deux hommes.

Dans le passé, Stephen Harper soutenait que « le Sommet des Amériques devrait être restreint aux pays démocratiques ».

Mais depuis le réchauffement des relations entre Washington et La Havane, il est devenu de moins en moins facile pour le premier ministre de maintenir le ton des dernières années face au régime communiste cubain.

Le premier ministre reste toutefois inquiet : « Nous demeurons préoccupés par la situation des droits de la personne et de la démocratie à Cuba et nous continuerons d'exprimer nos avis à cet égard ».

Cette première rencontre entre Stephen Harper et le dirigeant communiste survient au moment où les deux pays célèbrent 70 ans de relations diplomatiques ininterrompues.


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